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Lundi 24 décembre 2007

Prochaine généralisation du livret A

A la demande de Bruxelles, et suite au rapport déposé par Michel Camdessus, le Premier ministre François Fillon a annoncé lundi la généralisation de la distribution du Livret A à toutes les banques. Elle serait inscrite dans le cadre de loi de modernisation de l'économie au 1er semestre 2008 et devrait entrer en application à l'automne 2008 ou au 1er janvier 2009.

 

 

par L'homme publié dans : LE PATRIMOINE
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Lundi 24 décembre 2007

La Bourse pour 50 euros par mois

Placer des petites sommes en Bourse sur des fonds et sicav sans s'embarrasser des soucis de la gestion d'un portefeuille, c'est possible. Nul besoin en plus d'avoir un gros capital à investir.

Bien savoir où on met les pieds

Tout d'abord, une règle de bon sens. Un placement boursier est un placement de long terme. Si vous pensez devoir récupérer votre épargne dans les 5 ans à venir, mieux vaut éviter la Bourse et opter pour des placements sécurisés, comme les livrets bancaires. A l'inverse, sur un horizon de long terme (10 ans à 20 ans), les actions sont sans conteste le placement le plus rentable, en moyenne. Nous vous conseillons d'acheter des fonds et sicav plutôt que des actions individuelles, sauf si vous disposez d'une somme importante (selon nous, au moins 30 000 euros). En plus d'un investissement important pour diversifier le portefeuille (afin de répartir les risques), les achats en direct nécessitent une excellente connaissance des marchés financiers... et du temps.

La bourse sans stress

Pour investir sur des fonds et sicav, vous devez détenir un compte-titres ordinaire ou un Plan d'épargne en actions (PEA) ou une assurance vie. Mais sachez que les banques proposent des formules d'épargne programmée (PEB), qui fonctionnent de manière très simple. Il s'agit de prélever régulièrement et automatiquement sur votre compte une somme qui sera investie sur un ou plusieurs fonds de votre choix, que vous logerez sur l'enveloppe choisie (compte-titres, PEA ou assurance vie). Pour vous vendre leur formule, les banques mettent en avant une grande souplesse de fonctionnement, associée à un minimum de contraintes. En premier lieu, vous n'avez pas besoin d'un gros capital pour ouvrir un plan d'épargne en Bourse. Cependant, certaines banques imposent un apport au départ. Ensuite, vos versements peuvent porter sur des sommes limitées : de 30 à 50 euros par mois au minimum (vous pouvez bien sûr opter pour des versements plus élevés). Nul besoin donc d'un effort d'épargne considérable, il suffit que celui-ci soit régulier. Des versements mensuels ou trimestriels nous paraissent les plus adaptés mais vous pouvez choisir une périodicité semestrielle ou annuelle. Vous avez toujours la possibilité de suspendre vos versements sans pénalité. Et bien sûr, des versements exceptionnels sont possibles. Ensuite, autre caractéristique intéressante, vous choisissez au départ votre ou vos fonds, vous décidez de la périodicité et du montant des virements. Après, vous ne vous occupez plus de rien. C'est au gérant du fonds de sélectionner les valeurs sur lesquelles investir. Tout en sachant que vous pourrez par la suite procéder à des arbitrages, c'est-à-dire modifier la répartition de votre épargne en souscrivant à de nouveaux fonds.

Une seule stratégie : la diversification

En Bourse, la règle d'or est de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, autrement dit il faut diversifier son portefeuille. Quand on a un important capital à placer, il est plus facile de diversifier ses investissements. C'est pourquoi nous orientons ces investisseurs vers les fonds spécialisés, c'est-à-dire ceux qui sont investis dans zones géographiques (actions américaines, obligations en couronne suédoise) ou sur des secteurs d'activités particuliers (actions pharmaceutiques européennes par exemple...). A l'inverse, nous considérons qu'un épargnant « sans capital » doit s'orienter vers un fonds déjà diversifié, c'est-à-dire un fonds investi sur plusieurs supports (actions, obligations, produits de taux) et sur plusieurs zones et secteurs d'activité. Et pas besoin de gérer son fonds activement : optez pour des fonds profilés, qui sont diversifiés en fonction des risques que vous être prêt à prendre (un fonds prudent sera davantage investi en obligations, à l'inverse un fonds dynamique sera majoritairement investi en actions, actions européennes, actions internationales..). Pour un investissement d'une durée de dix ans, nous conseillons un fonds équilibré, réparti pour moitié en actions et pour l'autre en obligations.

Les plans d'épargne programmés

Voici quelques exemples d'offres actuellement proposées par les banques :

Declic Bourse de la Société Générale

Le plan d'épargne programmée en OPCVM de la Société Générale, « Déclic Bourse », est accessible à partir de 50 euros par mois (le versement initial est de 50 euros). Vous avez accès à une vingtaine de fonds, dont un fonds équilibré investi, à juin 2007, à hauteur de 55% en actions (Europe, Monde et Japon) et pour 45% en obligations (Europe, Monde et Japon). Les frais d'entrée sont de 2% maximum : ils sont exigibles à chaque versement, donc tous les mois.

 

Planilion de LCL
Planilion de LCL - Le Crédit Lyonnais est accessible à partir de 30 euros par mois et vous permet d'investir sur une cinquantaine de fonds, dont la gamme Egéris. Le fonds équilibré de la gamme est EGERIS Actions 25-65; composé de SICAV et FCP internationaux de taux et en actions. Les commissions de souscription sont de 2% au maximum.

 

Chez BNP Paribas
Chez BNP Paribas, deux formules d'Epargne Programmée sur un compte titre ou sur un PEA sont disponibles, selon que vous optez pour une gestion déléguée (Profiléa) ou une gestion active (Fonds d'épargne OPCVM, PEO). S'agissant de l'assurance vie, la formule d'épargne programmée est le contrat Natio Vie Multiplacements 2, qui vous permet notamment d'accéder à la gamme Profiléa. Le fonds diversifié PROFILEA GESTION 50 est investi à hauteur de 50% en produits de taux et obligataires et à 50% en actions (différentes zones géographiques et divers secteurs). Un versement initial de 50 euros est nécessaire. Les versements sont ensuite d'au minimum 30 euros par mois. Les frais de souscription sont de 2% pour des montants inférieurs à 75.000 euros (1% au-delà).

 

La meilleure formule pour les petits budgets

Si les banques vont vous orienter vers les formules d'épargne programmée citées plus haut, sachez qu'il existe également des contrats d'assurance-vie, pour les « petits budgets », que vous pouvez souscrire directement. L'avantage ? En général, vous aurez accès à davantage de supports qu'avec les PEB classiques. De plus, l'assurance vie bénéficie d'un cadre fiscal avantageux : après 8 ans, les plus-values sont exonérées d'impôts et soumises aux seuls prélèvements sociaux (11%) si elles sont inférieures à 4.600 euros pour un célibataire ou à 9.200 euros pour un couple marié. Une fois ces plafonds atteints, les plus values sont taxées à 18,5% (7,5% au titre de l'imposition des plus-values et 11% au titre des prélèvements sociaux). Cependant, en contrepartie de ces avantages, l'assurance vie est plus coûteuse du fait des frais de gestion du contrat. Sachant qu'à partir d'un simple compte titres, il est possible de retirer sans aucun prélèvement fiscal jusqu'à 20 000 euros par an, nous conseillons plutôt un compte titres à ceux qui commencent à épargner en partant de zéro. Ceux qui épargnent des montants plus importants ou ceux qui le font dans une optique de transmission d'un capital à constituer choisiront un contrat d'assurance vie. Parmi les contrats n'imposant à l'entrée qu'un versement minimal de 150 euros et pour la suite un montant minimal égal ou inférieur à 50 euros par mois, citons trois contrats intéressants : MMA Multisupports, Plan Assur Horizons du CIC et Prévi-Options commercialisé par les Crédit Mutuel de Bretagne et du Sud-ouest notamment.

Se laisser tenter ?

Nous ne pouvons qu'encourager les petits versements qui, à long terme, peuvent constituer des capitaux importants. Ce n'est pas parce que vous n'avez pas de capital au départ que vous ne pouvez pas placer votre argent en Bourse. Par exemple, 50 euros versés chaque mois et rémunérés à 6% par an, donneront au bout de 20 ans la coquette somme d'environ 21.000 euros (hors imposition). Les Plans d'épargne programmée s'adressent avant tout à vous si vous n'avez pas de grosse mise de départ et si vous n'avez ni le goût ni le temps de vous préoccuper des cours de Bourse.

Orange: retour à l'accueil 

 

par L'homme publié dans : LE PATRIMOINE
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Lundi 24 décembre 2007

Les secrets des riches

Sauf à gagner au Loto ou aux courses, ou encore à hériter d'un pactole, on ne devient pas riche du jour au lendemain. Pour se mettre à l'abri, le plus sûr moyen reste une vie de travail accompagnée d'une épargne bien orientée. Mais une fois parvenu en haut de l'échelle financière, l'objectif fixé est clair : il faut non seulement s'y maintenir, mais également faire prospérer son capital. Quelles sont donc les recettes des riches ? Les clés de la fortune : diversifier et épargner à long terme
Avant de les découvrir, encore faut-il savoir qui sont les riches ! S'il n'existe pas de définition précise en France, le premier seuil de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 760 000 euros, offre une réponse fiscale. Un seuil certes enviable, mais parfois vite atteint. Hausse de l'immobilier et des marchés boursiers oblige, l'ISF concernait 457 000 familles en 2006. Soit plus de 2 millions de personnes dans l'Hexagone. Autre chiffre éloquent : les 10% les plus fortunés possèdent 46% de l'ensemble du patrimoine en 2004, selon l'Insee. Et pour être de ceux-là, il faut disposer d'avoirs supérieurs à. 382 000 euros. Soit moins que le seuil de l'ISF ! Aux Etats-Unis, le million de dollars (740 000 euros) sert de référence, résidence principale incluse. Selon la Réserve fédérale américaine, 8% de la population faisaient partie de cette catégorie en 2004.
Premier constat : les plus riches n'investissent pas de la même façon que les autres. Il y a donc bien des leçons à tirer de leur stratégie. A commencer par la diversification des patrimoines. Trop concentrés sur l'immobilier, certains propriétaires ne peuvent dégager des liquidités suffisantes pour en assurer les charges et impôts, notamment celui de solidarité sur la fortune.
A l'inverse, les plus fortunés n'hésitent pas à tirer parti d'une exposition sur des classes d'actifs spécialisées. Ensuite, à condition de bien définir leurs besoins sur plusieurs années pour dégager les liquidités suffisantes, ils peuvent placer le solde de leur capital sur certaines classes d'actifs plus risquées à court terme mais plus rentables sur longue période. Voilà bien l'une des raisons du succès des grandes fortunes. «Plus qu'un seuil d'entrée sur des produits, c'est la capacité à bloquer une partie de son épargne à long terme qui fait la différence», résume Jean-Marc Bernon, directeur général de Fortis Gestion Privée. Pour les particuliers ordinaires, la diversification se limite trop souvent à un empilement de produits. Avec le risque, in fine, d'y perdre son latin et de ne plus avoir de stratégie patrimoniale lisible. L'investisseur fortuné cherche, lui, à maîtriser le risque de ses placements et n'achète jamais un produit sans conseil. Les plus riches s'offrent même les services de family offices, des départements mandatés pour coordonner la gestion de leur patrimoine. Exclusivement tournés vers l'intérêt du client, ils ne perçoivent aucune rémunération des fournisseurs de produits. Une méthode qui pourrait bien finir par s'imposer. Des produits largement démocratisés
S'inspirer des riches est possible. Sur les classes d'actifs traditionnelles, comme les actions et les produits de taux, sur l'immobilier ou encore sur les placements de diversification, nous avons étudié le comportement des investisseurs aisés. Et nous avons regardé comment il était possible de les transposer. Sachez-le, les produits offerts aux plus riches sont déclinés aux particuliers avec quelques années de retard. Ainsi, les solutions d'investissement, telles que gestion alternative, fonds investis sur le non-coté ou mandats de gestion sont devenus plus accessibles. Y compris avec des tickets d'entrée raisonnables. Avec 10 000 euros, vous avez aujourd'hui accès à l'essentiel de ces solutions d'investissement.
Gare toutefois à ne pas vous laisser griser. Si la performance des produits à caractère institutionnel fait rêver, ne cherchez pas à tout prix à vouloir imiter les plus fortunés. Seules comptent vos problématiques personnelles, notamment en termes de liquidités. La clé d'une bonne gestion patrimoniale, c'est d'abord d'être en adéquation avec ses objectifs personnels.

Plus de 2 millions de Français sont concernés par l'ISF. Actions, immobilier, liquidités, ouvres d'art. Découvrez leurs recettes et leurs stratégies d'investissement pour faire fructifier leur patrimoine.

 

Cash

Selon l'étude annuelle sur la richesse mondiale publiée par Merrill Lynch et Capgemini, les plus gros patrimoines conservent 11% de leurs actifs sur des placements liquides. Soit plus que la moyenne des Français. L'argument d'un train de vie supérieur est insuffisant pour justifier cet écart. Explication : certains éprouvent une forte aversion au risque. C'est typiquement le profil d'un ancien entrepreneur qui a vendu sa société et souhaite jouir de sa retraite en toute sérénité. Surtout dans un contexte où le rendement des taux courts redevient élevé.
Autre raison de conserver autant de liquidités : un investisseur opportuniste pourra se tenir en éveil et guetter tout achat intéressant. Enfin, le cash fait partie de la réflexion des plus riches lorsqu'ils mettent en place une allocation d'actifs globale. Il ne s'agit plus alors d'une épargne de précaution, mais d'un véritable placement, d'autant plus protecteur que les banques centrales indexent en partie les taux sur l'inflation. Les leçons à en tirer. Du côté des produits, les épargnants traditionnels se contentent d'un Livret A, d'un livret de développement durable - l'ancien Codévi - voire même d'un livret d'épargne populaire pour les plus faiblement imposés. Ainsi, huit ménages sur dix détenaient un livret non imposable en 2004 et 42% avaient un Livret A. En pratique, conservez en liquidités au moins trois mois de train de vie afin de parer au plus pressé en cas de coup dur. Se protéger du chômage, par exemple. La meilleure solution pour ses économies ? Soit des Sicav monétaires dopées par la remontée des taux courts sur les marchés, soit les livrets d'épargne réglementés. Attention, ceux-ci sont plafonnés. Que faire des sommes excédentaires ? On peut, certes, en garder une partie sur des placements sans risque pour équilibrer globalement son patrimoine. Mais encore faut-il avoir pris du risque à côté.

 

Obligations

Pendant des années, les obligations ont offert des rendements très attractifs pour l'épargnant, même si leur rendement réel, inflation déduite, n'a pas toujours été positif. Ainsi, l'investisseur pouvait voir grimper le montant de son épargne avec un risque limité. Ce qui explique le stock encore très important d'obligations dans les portefeuilles des plus fortunés. Il s'agit de la deuxième classe d'actifs la plus utilisée, avec 21% de leur allocation. D'autant que ces produits offrent un risque limité. L'émetteur s'engage en effet à verser à l'investisseur un revenu variable ou constant : le coupon. Il peut s'agir soit d'emprunts d'Etat de type obligations assimilables du Trésor, particulièrement sécuritaires, soit de titres de sociétés privées où le risque est la faillite de l'émetteur. A noter : au phénomène de baisse continue des taux au cours des années 1990, a succédé un mouvement inverse. Peu favorable pour les porteurs. Les leçons à en tirer. La règle est bien connue des investisseurs : en période de hausse des taux, il faut se détourner des marchés obligataires. Tout du moins sur les titres vifs. En effet, il est possible de miser sur ce placement indirectement, au travers de fonds en euros sur des contrats d'assurance vie. C'est aujourd'hui encore un bon moyen d'équilibrer le risque global d'un patrimoine. Autre piste à creuser : les obligations indexées sur l'inflation. Les riches vous le diront : avant de vouloir développer un patrimoine, il convient de le protéger face à la hausse des prix.

 

Actions

Acheter des actions comporte un risque évident, ce qui explique la faible exposition des épargnants sur cette classe d'actifs. Seuls 16% des ménages français en détiennent. Les chiffres de l'Insee montrent que plus le patrimoine est faible, plus les actions sont absentes des portefeuilles. Or, toutes les études le démontrent : les actions paient mieux que toutes les autres classes d'actifs à long terme. Les grandes fortunes ont retenu la leçon : les titres de sociétés cotées représentent 31% de leur patrimoine. Les leçons à en tirer. Le risque action paie. à condition de rester investi dans la durée ! Trop souvent, l'investisseur se laisse guider par sa psychologie et déserte les marchés actions au plus mauvais moment, à savoir les périodes de forte baisse. A l'inverse, les chiffres sur la collecte montrent que l'épargnant y revient lorsque les niveaux de valorisation atteints sont élevés. Rester investi à long terme permet d'éviter les soubresauts du marché. Pour limiter le risque, bâtissez-vous un portefeuille d'au moins une dizaine de lignes, en privilégiant différents secteurs. Et, à l'image du milliardaire Warren Buffett, deuxième fortune mondiale, n'investissez que sur des valeurs dont vous comprenez l'activité. Autre solution : miser sur des Sicav. Le faire régulièrement, même avec des montants faibles, permet de lisser les à-coups.

 

Immobilier d'habitation et locatif

S'offrir sa résidence principale est une évidence patrimoniale. Propriétaires à 55% de leur habitation, les Français ont bien compris l'intérêt de cette mesure de protection. Et la future réforme fiscale qui prévoit la déduction d'une partie des intérêts d'emprunt pourrait accélérer le mouvement. Au-delà de l'immobilier d'agrément, la pierre est aussi un réflexe fiscal pour certains. Si vos charges locatives dépassent le montant des revenus, vous dégagez un déficit foncier déductible de votre revenu. Et payez moins d'impôts sur le revenu au passage.
Si les plus fortunés disposent souvent de plusieurs résidences d'agrément, ils ne se focalisent pas sur l'immobilier d'habitation et l'investissement locatif dans un but fiscal n'est pas de mise. Seul le statut fiscal d'une rénovation en monument historique ou en loi Malraux peut correspondre à leurs besoins. Plutôt que de se concentrer sur un impôt sur le revenu auquel ils ne pourront échapper, ils ciblent la fiscalité de leur patrimoine déjà constitué. Bref, l'impôt de solidarité sur la fortune. Les leçons à en tirer. Il y a dans la pierre un côté affectif ! Peu d'investisseurs voient donc l'immobilier comme un simple placement. Ainsi, les Français sont surexposés sur la pierre, soit en moyenne plus de 60% de leurs actifs. En cas de secousse sur le marché, l'impact serait douloureux pour les épargnants. Comme les riches, et à condition d'avoir déjà remboursé sa résidence principale, il faut savoir arbitrer entre ses biens immobiliers, comme en matière de placements financiers. «Surtout si le revenu foncier est dégagé de toute dette», plaide Claude Garnier, président d'Aforge Finance.

 

Immobilier de bureau et d'entreprises

L'immobilier commercial et de bureaux est une classe d'actifs qui peut rapporter gros. Sur des foncières en immobilier commercial, il est possible d'atteindre des rentabilités de l'ordre de 8 à 9% par an. Les très gros patrimoines peuvent aller plus loin et acheter en direct des entrepôts, par exemple. Il faudra pouvoir débourser plusieurs millions d'euros. Autre possibilité pour eux : passer par le statut du loueur en meublé professionnel (LMP) et acquérir toute une résidence de retraite médicalisée, par exemple. Avec à la clé un avantage fiscal permettant de voir ses loyers imposés au régime favorable des bénéfices industriels et commerciaux. De plus, l'éventuelle plus-value est exonérée après cinq ans et, si les recettes avec ce statut dépassent 50% des revenus professionnels, l'investisseur en LMP est alors exonéré d'impôt de solidarité sur la fortune. Les leçons à en tirer. A l'évidence, les particuliers n'ont pas la surface financière pour miser sur l'immobilier de bureaux en direct. En revanche, plusieurs outils d'investissement collectif souvent désignés sous l'appellation «pierre papier» permettent de se bâtir une exposition sur le secteur, afin de diversifier son patrimoine. Car non seulement l'immobilier de bureau est plus rentable que l'immobilier d'habitation, mais il répond aussi à des cycles différents.
Première solution : acquérir des parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Ces placements délivrent un revenu annuel régulier, soit 6,35% en moyenne en 2006. Problème : il faudra trouver des parts de SCPI dans un marché proche de la pénurie. D'ici à quelques mois, les SCPI vont devoir cohabiter avec leur frère jumeau, les organismes de placement collectif immobilier, ou OPCI. Ces fonds seront exposés à hauteur de 60% en immobilier physique et jusqu'à 30% en valeurs mobilières. Ils pourront même recourir à l'emprunt. Enfin, les OPCI conserveront une faible part d'actifs peu risqués pour assurer une certaine liquidité. Du fait de leur diversification, ils rapporteront moins que les SCPI. Reste à connaître la réalité de leur liquidité annoncée. En cas de crise, la poche de liquidité sera sans doute insuffisante pour faire face aux rachats.
En Bourse, plusieurs produits proposent une exposition au marché immobilier, tout en assurant une bonne liquidité. Les sociétés foncières ont adopté, voici deux ans, le statut de sociétés d'investissements immobiliers cotées (SIIC). Des mesures réglementaires récentes vont leur permettre d'accroître leur flottant, ce qui devrait leur attirer de nouveaux épargnants. De même, les Sicav investies sur l'immobilier, essentiellement à travers des valeurs foncières, ont connu une hausse spectaculaire de leurs cours. Il existe, enfin, un dernier moyen d'investir sur l'immobilier à travers la Bourse : les trackers. Ces produits indiciels assurent une liquidité permanente, grâce à un système de cotation continue qui permet d'envisager un investissement sur un horizon très court. S'ils sont diversifiés sur l'ensemble du marché immobilier, habitation comme bureaux et boutiques, ces trackers offrent en revanche une forte corrélation avec les marchés boursiers. Actuellement composée de deux trackers européens, la gamme EasyETF FTSE Epra d'Axa s'étoffera bientôt de trois autres produits exposés à l'immobilier mondial.

 

Capital-Investissement

Le capital-investissement, ou private equity pour les Anglo-Saxons, est sans conteste le dernier sujet à la mode. Il se définit tout simplement par l'investissement dans des sociétés non cotées en Bourse. Ainsi, il concerne d'abord les créateurs d'entreprise ou les cadres supérieurs ayant immobilisé des capitaux pour leur développement. Bien souvent anciens patrons ou créateurs d'entreprise, les plus fortunés sont très concernés. Ils ont couru un risque important en plaçant une forte part de leur épargne, si ce n'est la totalité, dans la société familiale. Pour l'investisseur traditionnel, il est donc difficile de les imiter, à moins d'avoir un projet de création d'entreprise viable.
Autre solution : rejoindre les rangs d'un club de business angels qui investissent en commun dans des petites et moyennes entreprises locales en région. Mais, pour l'épargnant, la manière la plus évidente d'accéder au non-coté reste les fonds d'investissement collectifs. A l'origine, les fonds communs de placement à risques (FCPR) étaient accessibles à tout le monde, à condition de ne pas toucher à son épargne pendant une dizaine d'années. Mais les tickets d'entrée très élevés ont éloigné les particuliers de ces produits. Il faut disposer d'au moins 100 000 euros pour accéder à ces véhicules. Plus ouverts, les fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) et les fonds d'investissement de proximité (FIP) ont pris le relais. Vous pouvez acquérir une part de ces produits d'épargne collective pour un minimum de 500 euros. Ils ne vous permettront pas d'obtenir les mêmes performances que les FCPR, dont les rendements annuels affichent souvent deux chiffres. La raison : ils lèvent beaucoup plus de fonds et peuvent donc avoir accès aux dossiers non cotés de toutes tailles, un facteur de création de valeur. Avec les FCPI ou les FIP, vous pourrez espérer un rendement annuel de 7% par an, à condition de sortir à l'échéance prévue par le règlement du fonds. Les leçons à en tirer. Il faut se montrer sélectif ! Car, en matière de FCPI et de FIP, les produits abondent. La plupart des grands réseaux ont profité de la création de ces outils pour lancer une offre pas toujours performante. Ensuite, attention à ne pas souscrire pour le seul attrait fiscal. Si ce type de placement permet de faire baisser ses impôts dans la limite de 25% de son investissement plafonné à 6 000 euros de réduction pour un couple, vous ne pourrez pas sortir avant six à huit ans. En cas de besoin de liquidités, rien ne vous assurera de retrouver votre investissement d'origine. Les gérants de FCPI comme de FIP ne sont pas tenus d'assurer la liquidité de ces produits et il vous faudra alors négocier avec eux. Mais ces instruments offrent un bon moyen de doter son portefeuille d'une exposition au non-coté. En attendant l'offre 2007 prévue pour la rentrée, il existe encore quelques fonds ouverts actuellement.

 

Vignes

Pour les plus fortunés, s'offrir un vignoble est d'abord une question de prestige. Plus qu'un simple investissement, le vin véhicule le rêve. Mais ils peuvent également en tirer parti sur le plan fiscal. S'ils sont exploitants, ils ont droit au régime très avantageux des bénéfices agricoles et à l'exonération d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). S'ils louent leurs vignes, ils sont exonérés d'ISF et de droits de succession à concurrence de 75% de leur valeur. Les leçons à en tirer. Pour les épargnants traditionnels, mieux vaut ne pas rêver ! Acquérir un vignoble, voire même une parcelle, n'est pas très accessible. Selon la dernière étude de la Safer, le prix moyen d'un hectare de vigne en France s'élève à 86 000 euros dans les appellations d'origine contrôlée. Et, ensuite, il faut encore assurer la gestion du domaine. De plus, on ne s'improvise pas vigneron. En revanche, il existe des produits d'investissement collectifs qui permettent d'acquérir une part de vignoble : les groupements fonciers viticoles (GFV). Pour cela, il vous faudra tout de même débourser plusieurs dizaines de milliers d'euros, en fonction du prestige du vignoble. Le produit est donc destiné aux patrimoines supérieurs au million d'euros. Avantage de ce placement : vous serez exonéré partiellement de droits de succession et de donation, vous bénéficierez d'un abattement sur l'ISF, ainsi que d'un avantage en termes d'impôt sur le revenu pour cause de déficit foncier. Encore faut-il trouver un produit accessible, car les GFV sont rares et communiquent peu. Attention : en souscrivant une part de GFV, vous bloquez vos avoirs sur une période très longue : vingt-cinq ans en moyenne, sans être assuré de pouvoir sortir en cours de route.

 

Marché de l'art

Le marché de l'art ne s'est jamais aussi bien porté. Quel que soit le domaine, peinture contemporaine, sculpture africaine, impressionnisme ou mobilier Art Déco, les records tombent les uns après les autres. Les vieilles familles comme les nouvelles fortunes de Wall Street investissent massivement dans ce qu'ils considèrent comme une valeur refuge et un instrument de représentation sociale. De plus, en France, le régime fiscal des objets d'art et des antiquités est favorable : les plus-values à la revente sont peu ou pas taxées et ces biens échappent à l'impôt de solidarité sur la fortune. Les leçons à en tirer. Nul besoin d'être millionnaire en dollars ou en euros pour se constituer une collection d'objets d'art qui se valorisera. Evitez juste les secteurs inabordables, tel l'Art Déco, ou spéculatifs, comme l'art contemporain. Même si les experts peuvent y faire de bonnes affaires. Intéressez-vous à des marchés progressant régulièrement, comme la céramique, ou aux antiquités délaissées mais de qualité et qui retrouveront un jour la faveur des amateurs. A cet égard, le beau mobilier français du XVIIIe siècle ou du début du XIXe, actuellement décoté, reste, sur le long terme, un investissement de qualité.

 

Chevaux de courses

10 juin 2007, à Chantilly. Le prix de Diane est remporté par une pouliche du cheikh Al Maktoum, gouverneur de Dubaï, qui empoche au passage 457 120 euros. Les puissants du monde ont tous des écuries : l'Aga Khan, les Wertheimer. Un loisir réputé inaccessible. Les propriétaires bénéficient par d'ailleurs d'un régime fiscal d'exception. Les gains de course et la revente des cracks après sept ans de détention peuvent échapper à l'impôt. Les leçons à en tirer. Nul besoin d'investir 80 000 euros dans un yearling pour se lancer dans le monde des courses. Vous pouvez acheter une part d'une «écurie de groupe» qui compte entre 20 et 99 actionnaires. Moyennant un forfait de 3 500 à 15 000 euros pour trois ans renouvelables, vous devenez copropriétaire de plusieurs chevaux courant sous vos couleurs. «Que l'écurie prenne la forme d'une société de capitaux ou de personnes, trois des porteurs de parts doivent être agréés par nos soins», précise Elodie Garamond, chef du département proprié­taires chez France Galop. Bienvenue alors dans un monde de privilèges : accès gratuit aux hippodromes, aux ronds de présentation, aux tribunes réservées. et, bien sûr, fiscalité avantageuse.

 

Gestion Alternative

Trop complexe, la gestion alternative ? Ce n'est pas l'avis de tout le monde ! Les gros patrimoines ont ainsi dopé leurs portefeuilles grâce à ces techniques de gestion qui représentent jusqu'à 20% ou 30% de leurs actifs financiers. La raison : la décorrélation affichée par ces produits, souvent vendus pour leur performance absolue. C'est-à-dire leur capacité à générer un rendement positif quelles que soient les conditions de marché. Ce qui ne veut pas dire sans risques. Pour cela, il faut pouvoir avoir recours à toute une palette de stratégies de gestion et arbitrer entre les différents marchés. C'est pourquoi l'Autorité des marchés financiers (AMF) a favorisé l'émergence d'une activité fondée sur la multigestion. Les gérants peuvent ainsi rechercher les meilleures stratégies. Si les plus fortunés n'hésitent pas à placer des tickets de plusieurs millions d'euros dans différents véhicules, le particulier doit se tourner vers les fonds de fonds plus accessibles. Il vous faudra tout de même investir 10 000 euros. A moins de faire partie des «investisseurs qualifiés», selon les critères de l'AMF. Les leçons à en tirer. La gestion alternative est risquée. Grâce à leur diversification, les fonds de fonds réduisent ces risques. Dans ce cas, vous ne serez pas exposé à un seul gérant ou sur une seule stratégie. De même, les autorités exigent des gestionnaires de contrôler l'effet de levier dans les supports sélectionnés. Or, les grandes catastrophes de la gestion alternative sont surtout dues à un effet de levier démesuré. Enfin, s'il existe 137 fonds de fonds alternatifs agréés par l'AMF, surveillez bien la liquidité de ces produits. Certains gestionnaires peuvent exiger un préavis de sortie de plusieurs semaines.

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Lundi 24 décembre 2007

Les fonds préférés de six gérants pour 2008

Il y a plus de fonds proposés aux épargnants sur le marché français que d'actions cotées à la Bourse de Paris. Beaucoup plus même. Comment alors faire le bon choix ? Vous pouvez vous laisser guider par notre portefeuille dynamique. Ou vous référer à nos Labels, publiés en mars dans notre Guide Sicav et repris sur notre site Internet VotreArgent.fr. Mais pourquoi donc ne pas demander des conseils aux professionnels ? La multigestion en France est en fort développement
De plus en plus souvent, les investisseurs réclament d'avoir accès aux meilleurs gérants. Pour éviter de les voir partir, les établissements financiers ont donc développé des activités de multigestion afin de proposer aussi, indirectement, les fonds des autres maisons. Il s'agit de sélectionner les meilleurs produits quels que soient la classe d'actifs, les zones géographiques, les secteurs, les styles de gestion et les tailles de capitalisations. En France, la multigestion a connu un fort développement ces dernières années. Fin septembre, elle affichait un encours de 86,2 milliards d'euros, en hausse de 10,8% depuis le début de l'année. Autant recourir à cette expertise. Nous avons sélectionné six multigérants, parmi les meilleurs de la place, en leur confiant une mission. L'exercice proposé consiste à donner un produit actions sur l'Europe, les Etats-Unis, le Japon et les marchés émergents. L'objectif est, sur un an, de battre les indices associés à ces zones, à savoir respectivement le DJ Stoxx, le Standard & Poor's 500, le Nikkei 225 et le MSCI Emerging Markets Free. Evidemment, il s'agit de proposer des produits disponibles sur le marché français, même si leur accès n'est pas évident. Cette figure imposée est d'autant plus dure qu'elle va à contresens de la définition même de la multigestion, dont le concept consiste aussi à assembler des fonds ensemble. Si, dans douze mois, trois des quatre supports cités font mieux que leur indice de marché, les spécialistes pourront rejouer. Sinon, ils seront remplacés. Rendez-vous en novembre 2008.

Nous avons sélectionné six spécialistes de la multigestion. Leur mission ? Vous donner leurs fonds préférés pour les douze mois à venir sur les marchés d'actions.

Bernard Aybran

Son parcours. Titulaire d'un magistère banque finance de l'université Paris-Dauphine, il a fait ses premiers pas dans la multigestion en 1998 chez Société Générale Asset Management, mettant en place la gamme de fonds multigérants avec le consultant Frank Russell. En 2000, il intègre Edmond de Rothschild Multimanagement, où il est aujourd'hui en charge de la sélection de gérants. Cette société gère 3,9 milliards d'euros, uniquement en fonds de fonds. Ses équipes suivent activement une cinquantaine de produits actions et obligataires, ainsi que des hedge funds.

Ses choix   
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
Franklin Mutual European Fund I Eur Cap (Franklin Templeton Investments) LU0195950059 Actions Europe 17,10 euros
Lyxor ETF Japan Topix A (Lyxor Asset Management) FR0010245514 Actions Japon 90,91 euros
Principal Global Investors Fund Emerging Markets Eq USD Inv Acc (Principal Financial Group) IE0002492894 Actions Marchés Emergents 38,26 euros
Skandia Global Funds US Large Cap Value Fund (Skandia) IE00B1HN2Y60 Actions Amérique du Nord 10,51 dollars
Données arrêtées au 16-11-07.   
Les raisons de ses choix. Vu les règles du jeu, Bernard Aybran a préféré des fonds régulièrement bien positionnés dans les classements. Sur l'Europe et les Etats-Unis, ils sont investis dans des titres décotés. Dans un contexte de ralentissement de la croissance, les grandes capitalisations sont privilégiées. Sur les marchés émergents, le gérant estime qu'il faut coller aux indices et éviter ainsi les mouvements spéculatifs. Enfin, sur le Japon, Bernard Aybran a sélectionné un tracker car, si le marché repart, les flux se positionneront sur les grandes capitalisations. C'est un choix par défaut, puisque le Japon est absent de ses portefeuilles depuis longtemps.  

 

Pierre Bonart

Son parcours. Titulaire du CFA, cet ingénieur diplômé de l'INSA et de l'IAE a débuté en 1994 à la BNP comme ingénieur financier. Depuis novembre 2003, il est directeur de la multigestion de Louvre Gestion, la société de gestion d'HSBC Private Bank, et depuis octobre 2007, directeur général délégué. Son équipe, composée de 12 analystes gérants, pilote 2 milliards d'euros.

Ses choix
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
Baring International Umbrella Asia Growth Euro Fund (Baring Asset Management) IE0004868604 Actions Marchés Emergents 55,15 euros
L Select US Select Growth Eur A Cap (HSBC Private Bank France) LU0304955437 Actions Amérique du Nord 102,04 euros
Louvre Multi Select European Equity A Eur (HSBC Private Bank France) LU0136602124 Actions Europe 82,30 euros
Morgan Stanley Japanese Value Equity A Eur (Morgan Stanley Inv. Mngt Ltd) LU0073251851 Actions Japon 7,70 euros
Données arrêtées au 16-11-07.   
Les raisons de ses choix. La stratégie maison étant de choisir des gérants et de leur déléguer la gestion des fonds, il n'est pas surprenant de trouver deux produits d'HSBC Private Bank dans la sélection de Pierre Bonart. En pratique, le support Europe est piloté par trois sociétés de gestion au style différent pour équilibrer les risques : CCR Actions (valeurs décotées), Odey Asset Management (opportuniste) et Gartmore (grandes valeurs). En raison du ralentissement de la croissance économique aux Etats-Unis, Pierre Bonart a retenu un fonds grandes valeurs privilégiant la régularité de la croissance des résultats des entreprises. Sur les émergents, il se focalise sur l'Asie. Le support sélectionné est, de surcroît, très investi en Chine. Sur le Japon, priorité est donnée aux exportatrices, avec un fort rendement et une capacité à dicter leurs prix au marché.  

 

Marine Lambert

Son parcours. Détentrice d'une MSTCF et d'un DESS Finance, Marine Lambert a été gérant sous mandat pour clients privés au CIC Paris en 2000, avant d'intégrer Generali Investments France en 2006 en tant que responsable de l'analyse et du conseil en OPCVM au sein du département multigestion. Composée de 4 gérants et de 3 analystes, l'équipe gère 3 milliards d'euros d'actifs investis dans 160 fonds externes. Avec une approche très qualitative.

Ses choix
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
Magellan D (Comgest) FR0000292278 Actions Marchés Emergents 1564,02 euros
Métropole Frontière Europe (Métropole Gestion) FR0007085808 Actions Europe 514,66 euros
State Street Actions Japon (State Street Global Advisors) FR0000027294 Actions Japon 154,40 euros
UOB Kinetics Paradigm Fund B (UOB Global Capital Ltd) IE0033459359 Actions Amérique du Nord 174,73 euros
Données arrêtées au 16-11-07.   
Les raisons de ses choix. Le fonds Europe a été sélectionné pour battre l'indice européen en profitant de la croissance des pays ayant rejoint l'Union européenne. Le support sur les Etats-Unis privilégie des valeurs de croissance, de qualité, bénéficiant, de surcroît, d'une rente de situation. De plus, il se donne la possibilité d'investir de manière mesurée en dehors des Etats-Unis, notamment en Chine ! Sur le Japon, un fonds géré de manière quantitative a été retenu car il semble plus difficile aux gérants traditionnels d'être performant aujourd'hui sur ce marché. Enfin, Marine Lambert a choisi un produit émergent défensif, investissant très tôt dans le cycle de croissance des sociétés et en sortant avant que la valorisation ne devienne excessive. Il privilégie actuellement le Brésil, l'Inde ou l'Afrique du Sud.

 

Eric Machenaud

Son parcours. Ce titulaire d'un MBA de l'université de San Francisco et diplômé de la SFAF a été, entre 1987 et 1990, arbitragiste taux et gérant obligataire à la Banque Internationale de Placements. Puis il a pris en charge la responsabilité de la gestion diversifiée de Dresdner RCM Gestion jusqu'en 2001. Depuis cette date, il est responsable de la multigestion chez AGF Asset Management, dénommé Allianz Global Investors à compter de janvier 2008. Il dirige une équipe de 5 analystes gérants pour des encours sous gestion de près de 6 milliards d'euros, mandats compris. 80 fonds sont suivis activement. Pour qu'un produit entre dans cette short list, il faut l'accord de toute l'équipe. Une attention particulière est portée au choix des hommes.

Ses choix
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
Axa Rosenberg Equity Alpha Japan Small Cap Alpha A Jpy Cap (Axa Rosenberg Group) IE0008366696 Actions Japon 9,90 euros
Fidelity Investment Funds European Fund (Fidelity Investment Services) GB0003874798 Actions Europe 17,49 euros
L Select US Select Growth USD I Cap (HSBC Private Bank France) LU0225244705 Actions Amérique du Nord 1737,86 euros
MLIIF Emerging Markets A2 EUR (Blackrock Merrill Lynch) LU0171275786 Actions Marchés Emergents 22,96 euros
Données arrêtées au 16-11-07.   
Les raisons de ses choix. Sur l'Europe, Eric Machenaud a sélectionné un gérant risk adverse orchestrant un portefeuille très diversifié - plus de 100 lignes - qui joue sur trois cordes : valeurs de croissance à prix raisonnable, titres décotés et sociétés en retournement. Pour les Etats-Unis, il a retenu un fonds grandes valeurs de croissance, offrant des bilans solides et récurrents.
Sur le Japon, le support sélectionné vise à profiter de la décote excessive des petites valeurs japonaises, au travers d'un processus quantitatif spécialisé dans la recherche de titres au potentiel de bénéfices futurs élevés mais affichant des valorisations relativement faibles par rapport à des sociétés de secteurs similaires. Enfin, un fonds global piloté par un gérant de convictions a été choisi pour les émergents afin de profiter des opportunités dans toutes les zones.

 

Julien Mechler

Son parcours. Normalien, diplômé de l'ENSAE, Julien Mechler est passé par Société Générale Asset Management en 1994 et y a développé la gestion quantitative. Il rejoint la banque NSMD en 1997 au service études économiques et stratégies d'investissement. En 1998, il devient directeur général adjoint et responsable de la gestion de AAAdvisors, structure dédiée à la multigestion de la banque Neuflize OBC. Il dirige une équipe de 25 personnes en France et à l'international, gérant 8 milliards d'euros en fonds et mandats. Son objectif : avoir le bon fonds au bon moment.

Ses choix
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
ACMBerstein Japan Strategic Value A Jpy Cap (Alliance Bernstein) LU0239027880 Actions Japon 63,64 euros
CAAM Actions Emergents P (Crédit Agricole / LCL) FR0010188383 Actions Marchés Emergents 445,28 euros
Fidelity Europe (Fidelity Investissements) FR0000008674 Actions Europe 34,85 euros
Pictet Funds (Lux) US Equity Selection P Cap (Pictet & Cie (Europe) Paris) LU0256840108 Actions Amérique du Nord 84,50 euros
Données arrêtées au 16-11-07.   

Les raisons de ses choix. Julien Mechler s'est appuyé sur les expertises des spécialistes régions et a retenu des fonds de pure sélection de valeurs, se permettant une prise de risque modérée par rapport aux indices de référence. Le fonds Europe est investi dans des moyennes et grandes capitalisations, mais il ne contient pas de titres des pays d'Europe émergente.
Sur les Etats-Unis, le gérant privilégie un produit grandes valeurs avec un biais croissance, adapté à l'environnement économique actuel. A savoir un ralentissement de l'activité, mais sans récession. Pour le Japon, Julien Mechler a retenu un produit investi dans des grandes capitalisations décotées. Enfin, le fonds émergent est un support global afin de profiter des opportunités sur tous ces marchés. Bâti avec 450 valeurs, il a toutefois 60% de ses encours en Asie. 

 

Xavier Sement

Son parcours. Diplôme d'HEC, Xavier Sement rejoint BNP Paribas Asset Management en 2001 au département croissance externe. Il participe au développement de la société de gestion sur les marchés émergents et au rachat de Fundquest en 2005, structure dédiée à la multigestion et à l'architecture ouverte. Depuis février 2007, il est responsable de l'analyse OPCVM chez Fundquest. Le pôle investissement compte 18 professionnels et gère près de 7 milliards d'euros. 110 fonds sont recommandés et activement suivis. La sélection commence par la recherche de groupes de fonds homogènes. Puis des critères quantitatifs et qualitatifs sont utilisés, ainsi qu'une analyse approfondie du risque.

Ses choix
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
Alger Sicav American Asset Growth Fund A USD Dis (Fred Alger Management Inc) LU0070176184 Actions Amérique du Nord 21,16 euros
Callander Fund. Japan New Growth C2 (Banque de Luxembourg) LU0192479029 Actions Japon 115,40 euros
Carmignac Emergents (Carmignac Gestion) FR0010149302 Actions Marchés Emergents 770,45 euros
Invesco Funds European Growth Eq A (Invesco Asset Management) LU0194779913 Actions Europe 17,10 euros
Données arrêtées au 16-11-07.   

Les raisons de ses choix. Xavier Sement a sélectionné des fonds gérés de manière active investis dans des valeurs de croissance. Sur l'Europe, il a retenu un fonds positionné aujourd'hui sur des grandes capitalisations à 98%. Mais ce produit affiche une rotation de son portefeuille allant de 125% à 300% ! Le fonds américain présente aussi une totale flexibilité dans le choix des tailles des valeurs. Son biais croissance se retrouve dans les paris sectoriels avec, notamment, une surpondération des valeurs technologiques. Pour le Japon, Xavier Sement a sélectionné un fonds orienté croissance, mais toutefois très flexible en termes de styles et de tailles de capitalisations. Idem pour le fonds émergent retenu pour son allocation d'actifs, sa gestion active de la couverture et le maintien d'un volant de liquidités en cas de retour de la volatilité.  

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Lundi 24 décembre 2007

Constituez votre épargne de précaution

L'épargne de précaution, pour quoi faire ? L'épargne de précaution, c'est votre "matelas de sécurité", c'est la réserve d'argent qui vous permettra de faire face à un coup dur. Des exemples ? Vous avez un accident de voiture et vous devez faire l'avance des réparations. Vous devez remplacer votre toiture à la suite d'une tempête et vous devez faire l'avance des travaux de réparation. Vous venez d'être licencié et les ASSEDIC ne vous prendront pas en charge avant plusieurs semaines. Tous ces événements ont un point commun : ils sont imprévus dans votre budget et vous avez besoin de faire une dépense exceptionnelle importante. Bien sûr, vos assurances dans tous les domaines finiront bien par prendre en charge ces dépenses. Mais elles ne le feront ni tout de suite ni complètement (franchises, coefficients de vétusté, etc..).

Avant de penser à la Bourse, avez-vous pensé à constituer une épargne de précaution ? C'est indispensable. Si vous ne l'avez pas fait, il n'est jamais trop tard pour commencer. Constituer une épargne de précaution, c'est en effet poser la première pierre de votre stratégie d'épargne.

Le bon placement pour une épargne de précaution doit être sûr et liquide. Sûr parce qu'il n'est pas question de prendre des risques avec de l'argent qui doit, à coup sûr, vous sortir d'une mauvaise passe le cas échéant. Liquide parce que, par définition, vous avez besoin de cet argent rapidement. Si votre épargne est bloquée sur un placement de long terme de type assurance vie, vous risquez d'attendre trop longtemps avant de pouvoir l'utiliser (jusqu'à 2 mois) et de plus, dans certains cas, vous risquez des pénalités fiscales de retrait anticipé.

Le montant de l'épargne de précaution dont vous avez besoin va dépendre de votre train de vie. D'expérience, nous estimons qu'une épargne de précaution doit représenter environ trois mois de salaire. De quoi voir venir beaucoup de pépins éventuels !

Si vous ne possédez pas encore de petit capital, la meilleure solution est de mettre en place un virement régulier vers le placement réservé à votre épargne de précaution. Vous devez donc prévoir cette charge supplémentaire dans votre budget familial. Si vous avez déjà le capital à placer, mais sur un placement de moyen ou de long terme, rapatriez le. Faites-le même si vous devez au passage réduire le rendement de ce capital : c'est la contrepartie de la nécessaire disponibilité de votre épargne de précaution.

Pour placer votre argent sur un produit sûr, plusieurs solutions s'offrent à vous : au-delà des livret A, Livret de Développement Durable et autres LEP, on trouve les livrets des banques, les sicav monétaires, les comptes à terme... Le bon choix dépendra du rendement offert, mais aussi des garanties proposées sur ce rendement : est-il fixé ou au contraire est-il variable ? A savoir également, la rémunération de ces produits est libre ; elle est donc différente d'une banque à l'autre.

Les sicav monétaires ?

Les sicav monétaires dont la rémunération est en principe proche des taux de marché, promettent aujourd'hui des rendements autour de 3 à 4% brut par an. Fiscalement, le régime des plus values sur valeurs mobilières s'applique à la cession de vos sicav monétaires : la plus-value réalisée est taxée au taux de 27%. Selon nous, un placement en sicav monétaires est davantage adapté pour placer des excédents passagers de trésorerie ou en attente de remploi.

 

Les comptes à terme

Les comptes à terme (CAT) constituent-ils une bonne solution pour un placement stable et liquide ? Pour commencer, une question : sont-ils performants ? Depuis plus d'un an, la rémunération des comptes à terme progresse. Les taux de rémunération proposés sur les comptes à terme s'échelonnent aujourd'hui de 3,35 à 4,25% brut sur un an (contre une fourchette de 2,35 à 4,14% brut en mai 2007) et de 3,4 à 4,31% brut sur trois ans (contre 2,8 à 4,29% brut en mai dernier).Selon notre enquête d'août 2007, pour 15 000 euros placés sur trois ans, les meilleures offres sont actuellement proposées par le Crédit Mutuel de Bretagne avec une rémunération de 4,31% brut (3,13%), par la Bred avec 4,27% brut (3,12% net) et par le Crédit Coopératif avec 4,25% brut (3,10%).Il est possible d'obtenir de meilleures conditions car les taux de rémunération des CAT sont d'autant plus élevés que le montant à placer sera important et que la durée du placement est longue.

Le principal avantage du CAT est que la rémunération, fixe, est connue à l'avance. Ainsi, nous considérons que les comptes à terme peuvent constituer une solution intéressante pour un placement d'une durée de trois ans. Ils sont en effet plus compétitifs que les livrets bancaires classiques, voire même, pour les meilleurs d'entre eux, que le livret A.Mais un bémol cependant ! Les CAT présentent également des inconvénients qui les rendent peu adaptés selon nous à la gestion d'une épargne de précaution. Avant tout, ils manquent de souplesse car leur durée est fixe : ils doivent donc être renouvelés régulièrement. Lorsque vous aurez besoin de cette épargne, il faudra clore le compte par anticipation et vous subirez les pénalités sur la rémunération prévues la plupart du temps. Bref, les CAT sont insuffisamment souples pour répondre à notre critère de disponibilité permanente. De plus le taux de rémunération est fixe sur la durée prévue. Certes, en période de baisse des taux d'intérêt, cela présente un avantage important par rapport aux autres placements dont la rémunération baisse. Mais en revanche en phase de hausse des taux, comme nous en connaissons actuellement une, la rémunération des autres placements s'améliorera, alors que celle des comptes à terme sera figée.


 

Le choix de Testé Pour Vous : les livrets d'épargne

La meilleure solution est indiscutablement le livret d'épargne, un placement sûr et liquide. Certes, le taux de rémunération n'est pas fixe et vous n'avez aucune garantie que le taux qui vous sera servi dans 6 mois sera encore le même. Mais depuis plusieurs mois, nous constatons régulièrement que les rendements des livrets sont supérieurs à ceux des autres placements de court terme. Actuellement la fourchette des taux de rémunération va de 2,25 à 3,75% brut (1,64 à 2,74% net). Certaines promotions vont même jusqu'à proposer des taux de 5 ou 6% sur des périodes de quelques mois ! N'hésitez pas à en profiter !Les livrets d'épargne sont nombreux, chaque établissement financier en propose, même les assureurs ! Depuis le 1er septembre 2007, le livret d'AGF, rémunéré à 3,75% brut (2,74% net) est notre meilleur choix. Arrivent en deuxième position, avec un taux de 3,5% brut (2,56% brut), les livrets de Groupama, Boursorama Banque et Monabanq. Puis vient le livret Orange d'ING Direct, qui rapporte 3,30% brut (2,41% net). Enfin, les livrets de Matmut et de Cortal Consors offrent 3,25% brut (2,37% net). Ces établissements proposent régulièrement des offres promotionnelles, de l'ordre de 5 à 6% l'an pour des montants souvent plafonnés et des durées souvent limitées. N'hésitez pas en profiter, en complément de votre Livret A.Si vous n'êtes pas imposable, vous avez intérêt à opter pour la déclaration des intérêts dans vos revenus. Dans ce cas, le livret de Monabanq par exemple vous rapportera 3,12% net des 11% de prélèvements sociaux.

Un placement imbattable pour les épargnants non imposablesLe LEP (livret d'épargne populaire) reste, plus que jamais, le livret à privilégier pour ceux qui ont payé moins de 722 euros d'impôt sur le revenu en 2006. Il offre 4% net et permet d'épargner à ce taux imbattable jusqu'à 7 700 euros. Ceux qui peuvent en disposer n'ont donc pas à hésiter : pour leur épargne de précaution, le LEP est de loin la meilleure solution !

Et le livret A ?Le Livret A, rémunéré aujourd'hui à 3% net par an, devient la meilleure solution pour un placement de court terme. Nous conseillons donc aux épargnants qui auraient constitué leur épargne de précaution sur un livret A (ou sur un Livret de Développement Durable, même rémunération) de le conserver.Attention cependant à ne pas aller au plafond de dépôt : rien ne sert en effet selon nous d'immobiliser 15 000 euros sur un livret d'épargne. Rappelons notre conseil : au-delà de 3 mois de revenus, l'épargne peut selon nous être placée sur des placements de plus long terme, comme par exemple l'assurance vie en euros. Les fonds en euros promettent en effet en moyenne des rendements supérieurs à 4% l'an. Un dernier conseil toutefois : un tel placement subit des frais d'entrée ; pour que le rendement soit supérieur à celui d'un livret d'épargne, il faut que les sommes restent placées sur plusieurs années de façon à bien amortir ces frais.


 

Alimenter un ancien PEL

Si comme beaucoup de Français vous disposez d'un Plan d'épargne logement (PEL), il est toujours possible de l'alimenter, tant qu'il n'a pas atteint 10 ans d'ancienneté. A condition que le plafond de dépôt de 61 200 euros n'ait pas été atteint, le PEL constitue une solution de placement avantageuse à plusieurs titres : d'une part vous connaissez à l'avance le taux de rémunération offert, mais également, pour les plans ouverts avant 2003, vous percevez systématiquement la prime d'Etat. Mais attention, au-delà de 10 ans d'existence (à partir de cette date vous ne pouvez plus alimenter votre plan) ou au-delà d'un plafond de prime (1 525 euros), un PEL voit sa rémunération réduite puisque la prime de l'Etat disparaît (elle représente 2/7ème du rendement des plans les plus récents). Sachez également que la fiscalité des PEL a été alourdie au 1er janvier 2006 : les intérêts annuels des plans de plus de 10 ans sont désormais soumis chaque année à des prélèvements sociaux de 11%. Pour les plans de plus de 12 ans, s'ajoute maintenant l'impôt sur le revenu (soit 27% au total en optant pour le prélèvement libératoire de 16%).

Alimenter votre PEL constitue donc parfois la meilleure solution pour un placement. Mais tout dépend de la date d'ouverture de ce PEL. Ainsi, c'est encore le cas des PEL ouverts entre juillet 2000 et décembre 2002 (taux de 4,5%). Seul inconvénient : au moment où vous voulez récupérer votre placement, le PEL doit être clôturé. Evitez donc de mélanger votre épargne de précaution avec une épargne de projet.

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Lundi 24 décembre 2007
Les fonds solidaires
par Pascal Frasnetti et Thierry Serrouya

Votre épargne peut contribuer au développement de logements sociaux avec la souscription d'un fonds solidaire. Pour les choisir, pensez au label Finansol.

Faire fructifier ses économies tout en contribuant à l’utilité sociale, c’est possible ! C’est même le concept des fonds solidaires. En pratique, ils investissent entre 5 et 10 % de leur actif dans des titres émis par des entreprises solidaires agréées. En souscrivant de tels fonds, vous participez au financement de sociétés de développement social. Ces promoteurs de projets solidaires n’ont généralement pas accès au marché financier traditionnel. Votre épargne contribue ainsi à l’insertion économique de personnes en difficulté ou au développement de logements sociaux, par exemple.
Attention donc à ne pas les confondre avec leurs cousins, les fonds de partage. L’intégralité du portefeuille de ces derniers peut être investie dans des sociétés sans objectif social. En revanche, la plus-value ou les dividendes dégagés sont en partie reversés à des associations humanitaires ou caritatives.

Intéressez-vous à l’historique du fonds pour jauger sa régularité
Sur le marché français, une vingtaine de fonds solidaires sont accessibles aux guichets des intermédiaires financiers traditionnels. Il convient d’y ajouter 32 fonds communs de placement en entreprise. Cette gestion s’est, en effet, considérablement développée dans le cadre de l’épargne salariale. Cette dernière le doit à l’obligation légale de proposer au moins un fonds d’épargne solidaire au sein d’un plan d’épargne retraite collectif.
Pour choisir un tel fonds, mieux vaut s’intéresser un peu à son historique. Une ancienneté minimale de trois ans permet d’y voir plus clair sur la qualité et la régularité de sa gestion. Jetez aussi un coup d’œil sur la composition de son portefeuille. Car, à côté de la part réservée aux structures solidaires, les fonds peuvent investir dans tout type d’actifs : produits de taux ou supports actions. Enfin, privilégiez les supports distingués par le label de l’association Finansol, la référence en matière de finances solidaires. Cette association organise du 24 novembre au 1er décembre la semaine de l’épargne solidaire en Ile-de-France. Programme de la manifestation sur
finansol.org.

 

Insertion-Emplois
étoile

Ce produit mise sur des entreprises non cotées développant des emplois pour personnes en difficulté, en partenariat avec l’association France Active. En treize ans, plus de 20 000 emplois ont été créés ou consolidés. La part non solidaire du portefeuille est investie dans des actions françaises et de la zone euro. On apprécie les frais de gestion à 1,794 %, ainsi que l’absence de frais d’entrée et de sortie. Ce produit a reçu le label épargne solidaire de Finansol. Accessible avec un minimum de 307 euros, ce fonds est éligible au plan d’épargne en actions. Il affiche une progression de 62,80 % sur trois ans, contre 59,20 % pour le CAC 40.


Macif Croissance Durable et Solidaire
étoile

Finançant des structures de création d’emploi pour personnes en difficulté, il est essentiellement investi en actions européennes. Détail appréciable : ce produit surperforme son indice de référence depuis son lancement. Il est distingué par le label épargne solidaire de Finansol.


CAAM Label Solidaire étoile

L’insertion sociale par la création d’emploi, tel est l’objectif solidaire de ce fonds. La part non solidaire est répartie à 60 % en actions et à 40 % en produits de taux au sein de la zone euro. Au final, c’est un produit équilibré. Il a reçu le label Finansol, mais également celui du Comité intersyndical de l’épargne salariale.


logo Axa Génération Solidaire 2 étoile

Voici un fonds finançant l’insertion et le logement social pour 10 % de son portefeuille. Le reste ? Des actions de la zone euro. On apprécie toutefois sa volatilité relativement faible. A noter : une gestion combinant l’approche de développement durable à l’approche solidaire. En effet, la majorité des investissements hors solidaires sont réalisés dans un fonds socialement responsable.




Priorité à l'insertion par l'emploi et au logement
Nom du fonds (distributeur)
Catégorie
Objectif solidaire
Performance sur 3 ans
Notre avis
Fonds traditionnels
Choix Solidaire (Ecofi Investissements)
Diversifié
Emploi et logement
+ 16,45 %
Žtoile
Insertion-Emplois (Natixis AM)
Actions euro
Emploi
+ 62,80 %
Žtoile
Nord-Sud Développement (CDC)
Obligations
Développement
+ 6,21 %
Žtoile
Fonds d'épargne salariale
Macif Croissance Durable et Solidaire (Macif)
Actions euro
Emploi
+ 67,79 %
Žtoile