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Lundi 24 décembre 2007

Prochaine généralisation du livret A

A la demande de Bruxelles, et suite au rapport déposé par Michel Camdessus, le Premier ministre François Fillon a annoncé lundi la généralisation de la distribution du Livret A à toutes les banques. Elle serait inscrite dans le cadre de loi de modernisation de l'économie au 1er semestre 2008 et devrait entrer en application à l'automne 2008 ou au 1er janvier 2009.

 

 

par L'homme publié dans : LE PATRIMOINE
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Lundi 24 décembre 2007

La Bourse pour 50 euros par mois

Placer des petites sommes en Bourse sur des fonds et sicav sans s'embarrasser des soucis de la gestion d'un portefeuille, c'est possible. Nul besoin en plus d'avoir un gros capital à investir.

Bien savoir où on met les pieds

Tout d'abord, une règle de bon sens. Un placement boursier est un placement de long terme. Si vous pensez devoir récupérer votre épargne dans les 5 ans à venir, mieux vaut éviter la Bourse et opter pour des placements sécurisés, comme les livrets bancaires. A l'inverse, sur un horizon de long terme (10 ans à 20 ans), les actions sont sans conteste le placement le plus rentable, en moyenne. Nous vous conseillons d'acheter des fonds et sicav plutôt que des actions individuelles, sauf si vous disposez d'une somme importante (selon nous, au moins 30 000 euros). En plus d'un investissement important pour diversifier le portefeuille (afin de répartir les risques), les achats en direct nécessitent une excellente connaissance des marchés financiers... et du temps.

La bourse sans stress

Pour investir sur des fonds et sicav, vous devez détenir un compte-titres ordinaire ou un Plan d'épargne en actions (PEA) ou une assurance vie. Mais sachez que les banques proposent des formules d'épargne programmée (PEB), qui fonctionnent de manière très simple. Il s'agit de prélever régulièrement et automatiquement sur votre compte une somme qui sera investie sur un ou plusieurs fonds de votre choix, que vous logerez sur l'enveloppe choisie (compte-titres, PEA ou assurance vie). Pour vous vendre leur formule, les banques mettent en avant une grande souplesse de fonctionnement, associée à un minimum de contraintes. En premier lieu, vous n'avez pas besoin d'un gros capital pour ouvrir un plan d'épargne en Bourse. Cependant, certaines banques imposent un apport au départ. Ensuite, vos versements peuvent porter sur des sommes limitées : de 30 à 50 euros par mois au minimum (vous pouvez bien sûr opter pour des versements plus élevés). Nul besoin donc d'un effort d'épargne considérable, il suffit que celui-ci soit régulier. Des versements mensuels ou trimestriels nous paraissent les plus adaptés mais vous pouvez choisir une périodicité semestrielle ou annuelle. Vous avez toujours la possibilité de suspendre vos versements sans pénalité. Et bien sûr, des versements exceptionnels sont possibles. Ensuite, autre caractéristique intéressante, vous choisissez au départ votre ou vos fonds, vous décidez de la périodicité et du montant des virements. Après, vous ne vous occupez plus de rien. C'est au gérant du fonds de sélectionner les valeurs sur lesquelles investir. Tout en sachant que vous pourrez par la suite procéder à des arbitrages, c'est-à-dire modifier la répartition de votre épargne en souscrivant à de nouveaux fonds.

Une seule stratégie : la diversification

En Bourse, la règle d'or est de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, autrement dit il faut diversifier son portefeuille. Quand on a un important capital à placer, il est plus facile de diversifier ses investissements. C'est pourquoi nous orientons ces investisseurs vers les fonds spécialisés, c'est-à-dire ceux qui sont investis dans zones géographiques (actions américaines, obligations en couronne suédoise) ou sur des secteurs d'activités particuliers (actions pharmaceutiques européennes par exemple...). A l'inverse, nous considérons qu'un épargnant « sans capital » doit s'orienter vers un fonds déjà diversifié, c'est-à-dire un fonds investi sur plusieurs supports (actions, obligations, produits de taux) et sur plusieurs zones et secteurs d'activité. Et pas besoin de gérer son fonds activement : optez pour des fonds profilés, qui sont diversifiés en fonction des risques que vous être prêt à prendre (un fonds prudent sera davantage investi en obligations, à l'inverse un fonds dynamique sera majoritairement investi en actions, actions européennes, actions internationales..). Pour un investissement d'une durée de dix ans, nous conseillons un fonds équilibré, réparti pour moitié en actions et pour l'autre en obligations.

Les plans d'épargne programmés

Voici quelques exemples d'offres actuellement proposées par les banques :

Declic Bourse de la Société Générale

Le plan d'épargne programmée en OPCVM de la Société Générale, « Déclic Bourse », est accessible à partir de 50 euros par mois (le versement initial est de 50 euros). Vous avez accès à une vingtaine de fonds, dont un fonds équilibré investi, à juin 2007, à hauteur de 55% en actions (Europe, Monde et Japon) et pour 45% en obligations (Europe, Monde et Japon). Les frais d'entrée sont de 2% maximum : ils sont exigibles à chaque versement, donc tous les mois.

 

Planilion de LCL
Planilion de LCL - Le Crédit Lyonnais est accessible à partir de 30 euros par mois et vous permet d'investir sur une cinquantaine de fonds, dont la gamme Egéris. Le fonds équilibré de la gamme est EGERIS Actions 25-65; composé de SICAV et FCP internationaux de taux et en actions. Les commissions de souscription sont de 2% au maximum.

 

Chez BNP Paribas
Chez BNP Paribas, deux formules d'Epargne Programmée sur un compte titre ou sur un PEA sont disponibles, selon que vous optez pour une gestion déléguée (Profiléa) ou une gestion active (Fonds d'épargne OPCVM, PEO). S'agissant de l'assurance vie, la formule d'épargne programmée est le contrat Natio Vie Multiplacements 2, qui vous permet notamment d'accéder à la gamme Profiléa. Le fonds diversifié PROFILEA GESTION 50 est investi à hauteur de 50% en produits de taux et obligataires et à 50% en actions (différentes zones géographiques et divers secteurs). Un versement initial de 50 euros est nécessaire. Les versements sont ensuite d'au minimum 30 euros par mois. Les frais de souscription sont de 2% pour des montants inférieurs à 75.000 euros (1% au-delà).

 

La meilleure formule pour les petits budgets

Si les banques vont vous orienter vers les formules d'épargne programmée citées plus haut, sachez qu'il existe également des contrats d'assurance-vie, pour les « petits budgets », que vous pouvez souscrire directement. L'avantage ? En général, vous aurez accès à davantage de supports qu'avec les PEB classiques. De plus, l'assurance vie bénéficie d'un cadre fiscal avantageux : après 8 ans, les plus-values sont exonérées d'impôts et soumises aux seuls prélèvements sociaux (11%) si elles sont inférieures à 4.600 euros pour un célibataire ou à 9.200 euros pour un couple marié. Une fois ces plafonds atteints, les plus values sont taxées à 18,5% (7,5% au titre de l'imposition des plus-values et 11% au titre des prélèvements sociaux). Cependant, en contrepartie de ces avantages, l'assurance vie est plus coûteuse du fait des frais de gestion du contrat. Sachant qu'à partir d'un simple compte titres, il est possible de retirer sans aucun prélèvement fiscal jusqu'à 20 000 euros par an, nous conseillons plutôt un compte titres à ceux qui commencent à épargner en partant de zéro. Ceux qui épargnent des montants plus importants ou ceux qui le font dans une optique de transmission d'un capital à constituer choisiront un contrat d'assurance vie. Parmi les contrats n'imposant à l'entrée qu'un versement minimal de 150 euros et pour la suite un montant minimal égal ou inférieur à 50 euros par mois, citons trois contrats intéressants : MMA Multisupports, Plan Assur Horizons du CIC et Prévi-Options commercialisé par les Crédit Mutuel de Bretagne et du Sud-ouest notamment.

Se laisser tenter ?

Nous ne pouvons qu'encourager les petits versements qui, à long terme, peuvent constituer des capitaux importants. Ce n'est pas parce que vous n'avez pas de capital au départ que vous ne pouvez pas placer votre argent en Bourse. Par exemple, 50 euros versés chaque mois et rémunérés à 6% par an, donneront au bout de 20 ans la coquette somme d'environ 21.000 euros (hors imposition). Les Plans d'épargne programmée s'adressent avant tout à vous si vous n'avez pas de grosse mise de départ et si vous n'avez ni le goût ni le temps de vous préoccuper des cours de Bourse.

Orange: retour à l'accueil 

 

par L'homme publié dans : LE PATRIMOINE
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Lundi 24 décembre 2007

Les secrets des riches

Sauf à gagner au Loto ou aux courses, ou encore à hériter d'un pactole, on ne devient pas riche du jour au lendemain. Pour se mettre à l'abri, le plus sûr moyen reste une vie de travail accompagnée d'une épargne bien orientée. Mais une fois parvenu en haut de l'échelle financière, l'objectif fixé est clair : il faut non seulement s'y maintenir, mais également faire prospérer son capital. Quelles sont donc les recettes des riches ? Les clés de la fortune : diversifier et épargner à long terme
Avant de les découvrir, encore faut-il savoir qui sont les riches ! S'il n'existe pas de définition précise en France, le premier seuil de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 760 000 euros, offre une réponse fiscale. Un seuil certes enviable, mais parfois vite atteint. Hausse de l'immobilier et des marchés boursiers oblige, l'ISF concernait 457 000 familles en 2006. Soit plus de 2 millions de personnes dans l'Hexagone. Autre chiffre éloquent : les 10% les plus fortunés possèdent 46% de l'ensemble du patrimoine en 2004, selon l'Insee. Et pour être de ceux-là, il faut disposer d'avoirs supérieurs à. 382 000 euros. Soit moins que le seuil de l'ISF ! Aux Etats-Unis, le million de dollars (740 000 euros) sert de référence, résidence principale incluse. Selon la Réserve fédérale américaine, 8% de la population faisaient partie de cette catégorie en 2004.
Premier constat : les plus riches n'investissent pas de la même façon que les autres. Il y a donc bien des leçons à tirer de leur stratégie. A commencer par la diversification des patrimoines. Trop concentrés sur l'immobilier, certains propriétaires ne peuvent dégager des liquidités suffisantes pour en assurer les charges et impôts, notamment celui de solidarité sur la fortune.
A l'inverse, les plus fortunés n'hésitent pas à tirer parti d'une exposition sur des classes d'actifs spécialisées. Ensuite, à condition de bien définir leurs besoins sur plusieurs années pour dégager les liquidités suffisantes, ils peuvent placer le solde de leur capital sur certaines classes d'actifs plus risquées à court terme mais plus rentables sur longue période. Voilà bien l'une des raisons du succès des grandes fortunes. «Plus qu'un seuil d'entrée sur des produits, c'est la capacité à bloquer une partie de son épargne à long terme qui fait la différence», résume Jean-Marc Bernon, directeur général de Fortis Gestion Privée. Pour les particuliers ordinaires, la diversification se limite trop souvent à un empilement de produits. Avec le risque, in fine, d'y perdre son latin et de ne plus avoir de stratégie patrimoniale lisible. L'investisseur fortuné cherche, lui, à maîtriser le risque de ses placements et n'achète jamais un produit sans conseil. Les plus riches s'offrent même les services de family offices, des départements mandatés pour coordonner la gestion de leur patrimoine. Exclusivement tournés vers l'intérêt du client, ils ne perçoivent aucune rémunération des fournisseurs de produits. Une méthode qui pourrait bien finir par s'imposer. Des produits largement démocratisés
S'inspirer des riches est possible. Sur les classes d'actifs traditionnelles, comme les actions et les produits de taux, sur l'immobilier ou encore sur les placements de diversification, nous avons étudié le comportement des investisseurs aisés. Et nous avons regardé comment il était possible de les transposer. Sachez-le, les produits offerts aux plus riches sont déclinés aux particuliers avec quelques années de retard. Ainsi, les solutions d'investissement, telles que gestion alternative, fonds investis sur le non-coté ou mandats de gestion sont devenus plus accessibles. Y compris avec des tickets d'entrée raisonnables. Avec 10 000 euros, vous avez aujourd'hui accès à l'essentiel de ces solutions d'investissement.
Gare toutefois à ne pas vous laisser griser. Si la performance des produits à caractère institutionnel fait rêver, ne cherchez pas à tout prix à vouloir imiter les plus fortunés. Seules comptent vos problématiques personnelles, notamment en termes de liquidités. La clé d'une bonne gestion patrimoniale, c'est d'abord d'être en adéquation avec ses objectifs personnels.

Plus de 2 millions de Français sont concernés par l'ISF. Actions, immobilier, liquidités, ouvres d'art. Découvrez leurs recettes et leurs stratégies d'investissement pour faire fructifier leur patrimoine.

 

Cash

Selon l'étude annuelle sur la richesse mondiale publiée par Merrill Lynch et Capgemini, les plus gros patrimoines conservent 11% de leurs actifs sur des placements liquides. Soit plus que la moyenne des Français. L'argument d'un train de vie supérieur est insuffisant pour justifier cet écart. Explication : certains éprouvent une forte aversion au risque. C'est typiquement le profil d'un ancien entrepreneur qui a vendu sa société et souhaite jouir de sa retraite en toute sérénité. Surtout dans un contexte où le rendement des taux courts redevient élevé.
Autre raison de conserver autant de liquidités : un investisseur opportuniste pourra se tenir en éveil et guetter tout achat intéressant. Enfin, le cash fait partie de la réflexion des plus riches lorsqu'ils mettent en place une allocation d'actifs globale. Il ne s'agit plus alors d'une épargne de précaution, mais d'un véritable placement, d'autant plus protecteur que les banques centrales indexent en partie les taux sur l'inflation. Les leçons à en tirer. Du côté des produits, les épargnants traditionnels se contentent d'un Livret A, d'un livret de développement durable - l'ancien Codévi - voire même d'un livret d'épargne populaire pour les plus faiblement imposés. Ainsi, huit ménages sur dix détenaient un livret non imposable en 2004 et 42% avaient un Livret A. En pratique, conservez en liquidités au moins trois mois de train de vie afin de parer au plus pressé en cas de coup dur. Se protéger du chômage, par exemple. La meilleure solution pour ses économies ? Soit des Sicav monétaires dopées par la remontée des taux courts sur les marchés, soit les livrets d'épargne réglementés. Attention, ceux-ci sont plafonnés. Que faire des sommes excédentaires ? On peut, certes, en garder une partie sur des placements sans risque pour équilibrer globalement son patrimoine. Mais encore faut-il avoir pris du risque à côté.

 

Obligations

Pendant des années, les obligations ont offert des rendements très attractifs pour l'épargnant, même si leur rendement réel, inflation déduite, n'a pas toujours été positif. Ainsi, l'investisseur pouvait voir grimper le montant de son épargne avec un risque limité. Ce qui explique le stock encore très important d'obligations dans les portefeuilles des plus fortunés. Il s'agit de la deuxième classe d'actifs la plus utilisée, avec 21% de leur allocation. D'autant que ces produits offrent un risque limité. L'émetteur s'engage en effet à verser à l'investisseur un revenu variable ou constant : le coupon. Il peut s'agir soit d'emprunts d'Etat de type obligations assimilables du Trésor, particulièrement sécuritaires, soit de titres de sociétés privées où le risque est la faillite de l'émetteur. A noter : au phénomène de baisse continue des taux au cours des années 1990, a succédé un mouvement inverse. Peu favorable pour les porteurs. Les leçons à en tirer. La règle est bien connue des investisseurs : en période de hausse des taux, il faut se détourner des marchés obligataires. Tout du moins sur les titres vifs. En effet, il est possible de miser sur ce placement indirectement, au travers de fonds en euros sur des contrats d'assurance vie. C'est aujourd'hui encore un bon moyen d'équilibrer le risque global d'un patrimoine. Autre piste à creuser : les obligations indexées sur l'inflation. Les riches vous le diront : avant de vouloir développer un patrimoine, il convient de le protéger face à la hausse des prix.

 

Actions

Acheter des actions comporte un risque évident, ce qui explique la faible exposition des épargnants sur cette classe d'actifs. Seuls 16% des ménages français en détiennent. Les chiffres de l'Insee montrent que plus le patrimoine est faible, plus les actions sont absentes des portefeuilles. Or, toutes les études le démontrent : les actions paient mieux que toutes les autres classes d'actifs à long terme. Les grandes fortunes ont retenu la leçon : les titres de sociétés cotées représentent 31% de leur patrimoine. Les leçons à en tirer. Le risque action paie. à condition de rester investi dans la durée ! Trop souvent, l'investisseur se laisse guider par sa psychologie et déserte les marchés actions au plus mauvais moment, à savoir les périodes de forte baisse. A l'inverse, les chiffres sur la collecte montrent que l'épargnant y revient lorsque les niveaux de valorisation atteints sont élevés. Rester investi à long terme permet d'éviter les soubresauts du marché. Pour limiter le risque, bâtissez-vous un portefeuille d'au moins une dizaine de lignes, en privilégiant différents secteurs. Et, à l'image du milliardaire Warren Buffett, deuxième fortune mondiale, n'investissez que sur des valeurs dont vous comprenez l'activité. Autre solution : miser sur des Sicav. Le faire régulièrement, même avec des montants faibles, permet de lisser les à-coups.

 

Immobilier d'habitation et locatif

S'offrir sa résidence principale est une évidence patrimoniale. Propriétaires à 55% de leur habitation, les Français ont bien compris l'intérêt de cette mesure de protection. Et la future réforme fiscale qui prévoit la déduction d'une partie des intérêts d'emprunt pourrait accélérer le mouvement. Au-delà de l'immobilier d'agrément, la pierre est aussi un réflexe fiscal pour certains. Si vos charges locatives dépassent le montant des revenus, vous dégagez un déficit foncier déductible de votre revenu. Et payez moins d'impôts sur le revenu au passage.
Si les plus fortunés disposent souvent de plusieurs résidences d'agrément, ils ne se focalisent pas sur l'immobilier d'habitation et l'investissement locatif dans un but fiscal n'est pas de mise. Seul le statut fiscal d'une rénovation en monument historique ou en loi Malraux peut correspondre à leurs besoins. Plutôt que de se concentrer sur un impôt sur le revenu auquel ils ne pourront échapper, ils ciblent la fiscalité de leur patrimoine déjà constitué. Bref, l'impôt de solidarité sur la fortune. Les leçons à en tirer. Il y a dans la pierre un côté affectif ! Peu d'investisseurs voient donc l'immobilier comme un simple placement. Ainsi, les Français sont surexposés sur la pierre, soit en moyenne plus de 60% de leurs actifs. En cas de secousse sur le marché, l'impact serait douloureux pour les épargnants. Comme les riches, et à condition d'avoir déjà remboursé sa résidence principale, il faut savoir arbitrer entre ses biens immobiliers, comme en matière de placements financiers. «Surtout si le revenu foncier est dégagé de toute dette», plaide Claude Garnier, président d'Aforge Finance.

 

Immobilier de bureau et d'entreprises

L'immobilier commercial et de bureaux est une classe d'actifs qui peut rapporter gros. Sur des foncières en immobilier commercial, il est possible d'atteindre des rentabilités de l'ordre de 8 à 9% par an. Les très gros patrimoines peuvent aller plus loin et acheter en direct des entrepôts, par exemple. Il faudra pouvoir débourser plusieurs millions d'euros. Autre possibilité pour eux : passer par le statut du loueur en meublé professionnel (LMP) et acquérir toute une résidence de retraite médicalisée, par exemple. Avec à la clé un avantage fiscal permettant de voir ses loyers imposés au régime favorable des bénéfices industriels et commerciaux. De plus, l'éventuelle plus-value est exonérée après cinq ans et, si les recettes avec ce statut dépassent 50% des revenus professionnels, l'investisseur en LMP est alors exonéré d'impôt de solidarité sur la fortune. Les leçons à en tirer. A l'évidence, les particuliers n'ont pas la surface financière pour miser sur l'immobilier de bureaux en direct. En revanche, plusieurs outils d'investissement collectif souvent désignés sous l'appellation «pierre papier» permettent de se bâtir une exposition sur le secteur, afin de diversifier son patrimoine. Car non seulement l'immobilier de bureau est plus rentable que l'immobilier d'habitation, mais il répond aussi à des cycles différents.
Première solution : acquérir des parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Ces placements délivrent un revenu annuel régulier, soit 6,35% en moyenne en 2006. Problème : il faudra trouver des parts de SCPI dans un marché proche de la pénurie. D'ici à quelques mois, les SCPI vont devoir cohabiter avec leur frère jumeau, les organismes de placement collectif immobilier, ou OPCI. Ces fonds seront exposés à hauteur de 60% en immobilier physique et jusqu'à 30% en valeurs mobilières. Ils pourront même recourir à l'emprunt. Enfin, les OPCI conserveront une faible part d'actifs peu risqués pour assurer une certaine liquidité. Du fait de leur diversification, ils rapporteront moins que les SCPI. Reste à connaître la réalité de leur liquidité annoncée. En cas de crise, la poche de liquidité sera sans doute insuffisante pour faire face aux rachats.
En Bourse, plusieurs produits proposent une exposition au marché immobilier, tout en assurant une bonne liquidité. Les sociétés foncières ont adopté, voici deux ans, le statut de sociétés d'investissements immobiliers cotées (SIIC). Des mesures réglementaires récentes vont leur permettre d'accroître leur flottant, ce qui devrait leur attirer de nouveaux épargnants. De même, les Sicav investies sur l'immobilier, essentiellement à travers des valeurs foncières, ont connu une hausse spectaculaire de leurs cours. Il existe, enfin, un dernier moyen d'investir sur l'immobilier à travers la Bourse : les trackers. Ces produits indiciels assurent une liquidité permanente, grâce à un système de cotation continue qui permet d'envisager un investissement sur un horizon très court. S'ils sont diversifiés sur l'ensemble du marché immobilier, habitation comme bureaux et boutiques, ces trackers offrent en revanche une forte corrélation avec les marchés boursiers. Actuellement composée de deux trackers européens, la gamme EasyETF FTSE Epra d'Axa s'étoffera bientôt de trois autres produits exposés à l'immobilier mondial.

 

Capital-Investissement

Le capital-investissement, ou private equity pour les Anglo-Saxons, est sans conteste le dernier sujet à la mode. Il se définit tout simplement par l'investissement dans des sociétés non cotées en Bourse. Ainsi, il concerne d'abord les créateurs d'entreprise ou les cadres supérieurs ayant immobilisé des capitaux pour leur développement. Bien souvent anciens patrons ou créateurs d'entreprise, les plus fortunés sont très concernés. Ils ont couru un risque important en plaçant une forte part de leur épargne, si ce n'est la totalité, dans la société familiale. Pour l'investisseur traditionnel, il est donc difficile de les imiter, à moins d'avoir un projet de création d'entreprise viable.
Autre solution : rejoindre les rangs d'un club de business angels qui investissent en commun dans des petites et moyennes entreprises locales en région. Mais, pour l'épargnant, la manière la plus évidente d'accéder au non-coté reste les fonds d'investissement collectifs. A l'origine, les fonds communs de placement à risques (FCPR) étaient accessibles à tout le monde, à condition de ne pas toucher à son épargne pendant une dizaine d'années. Mais les tickets d'entrée très élevés ont éloigné les particuliers de ces produits. Il faut disposer d'au moins 100 000 euros pour accéder à ces véhicules. Plus ouverts, les fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) et les fonds d'investissement de proximité (FIP) ont pris le relais. Vous pouvez acquérir une part de ces produits d'épargne collective pour un minimum de 500 euros. Ils ne vous permettront pas d'obtenir les mêmes performances que les FCPR, dont les rendements annuels affichent souvent deux chiffres. La raison : ils lèvent beaucoup plus de fonds et peuvent donc avoir accès aux dossiers non cotés de toutes tailles, un facteur de création de valeur. Avec les FCPI ou les FIP, vous pourrez espérer un rendement annuel de 7% par an, à condition de sortir à l'échéance prévue par le règlement du fonds. Les leçons à en tirer. Il faut se montrer sélectif ! Car, en matière de FCPI et de FIP, les produits abondent. La plupart des grands réseaux ont profité de la création de ces outils pour lancer une offre pas toujours performante. Ensuite, attention à ne pas souscrire pour le seul attrait fiscal. Si ce type de placement permet de faire baisser ses impôts dans la limite de 25% de son investissement plafonné à 6 000 euros de réduction pour un couple, vous ne pourrez pas sortir avant six à huit ans. En cas de besoin de liquidités, rien ne vous assurera de retrouver votre investissement d'origine. Les gérants de FCPI comme de FIP ne sont pas tenus d'assurer la liquidité de ces produits et il vous faudra alors négocier avec eux. Mais ces instruments offrent un bon moyen de doter son portefeuille d'une exposition au non-coté. En attendant l'offre 2007 prévue pour la rentrée, il existe encore quelques fonds ouverts actuellement.

 

Vignes

Pour les plus fortunés, s'offrir un vignoble est d'abord une question de prestige. Plus qu'un simple investissement, le vin véhicule le rêve. Mais ils peuvent également en tirer parti sur le plan fiscal. S'ils sont exploitants, ils ont droit au régime très avantageux des bénéfices agricoles et à l'exonération d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). S'ils louent leurs vignes, ils sont exonérés d'ISF et de droits de succession à concurrence de 75% de leur valeur. Les leçons à en tirer. Pour les épargnants traditionnels, mieux vaut ne pas rêver ! Acquérir un vignoble, voire même une parcelle, n'est pas très accessible. Selon la dernière étude de la Safer, le prix moyen d'un hectare de vigne en France s'élève à 86 000 euros dans les appellations d'origine contrôlée. Et, ensuite, il faut encore assurer la gestion du domaine. De plus, on ne s'improvise pas vigneron. En revanche, il existe des produits d'investissement collectifs qui permettent d'acquérir une part de vignoble : les groupements fonciers viticoles (GFV). Pour cela, il vous faudra tout de même débourser plusieurs dizaines de milliers d'euros, en fonction du prestige du vignoble. Le produit est donc destiné aux patrimoines supérieurs au million d'euros. Avantage de ce placement : vous serez exonéré partiellement de droits de succession et de donation, vous bénéficierez d'un abattement sur l'ISF, ainsi que d'un avantage en termes d'impôt sur le revenu pour cause de déficit foncier. Encore faut-il trouver un produit accessible, car les GFV sont rares et communiquent peu. Attention : en souscrivant une part de GFV, vous bloquez vos avoirs sur une période très longue : vingt-cinq ans en moyenne, sans être assuré de pouvoir sortir en cours de route.

 

Marché de l'art

Le marché de l'art ne s'est jamais aussi bien porté. Quel que soit le domaine, peinture contemporaine, sculpture africaine, impressionnisme ou mobilier Art Déco, les records tombent les uns après les autres. Les vieilles familles comme les nouvelles fortunes de Wall Street investissent massivement dans ce qu'ils considèrent comme une valeur refuge et un instrument de représentation sociale. De plus, en France, le régime fiscal des objets d'art et des antiquités est favorable : les plus-values à la revente sont peu ou pas taxées et ces biens échappent à l'impôt de solidarité sur la fortune. Les leçons à en tirer. Nul besoin d'être millionnaire en dollars ou en euros pour se constituer une collection d'objets d'art qui se valorisera. Evitez juste les secteurs inabordables, tel l'Art Déco, ou spéculatifs, comme l'art contemporain. Même si les experts peuvent y faire de bonnes affaires. Intéressez-vous à des marchés progressant régulièrement, comme la céramique, ou aux antiquités délaissées mais de qualité et qui retrouveront un jour la faveur des amateurs. A cet égard, le beau mobilier français du XVIIIe siècle ou du début du XIXe, actuellement décoté, reste, sur le long terme, un investissement de qualité.

 

Chevaux de courses

10 juin 2007, à Chantilly. Le prix de Diane est remporté par une pouliche du cheikh Al Maktoum, gouverneur de Dubaï, qui empoche au passage 457 120 euros. Les puissants du monde ont tous des écuries : l'Aga Khan, les Wertheimer. Un loisir réputé inaccessible. Les propriétaires bénéficient par d'ailleurs d'un régime fiscal d'exception. Les gains de course et la revente des cracks après sept ans de détention peuvent échapper à l'impôt. Les leçons à en tirer. Nul besoin d'investir 80 000 euros dans un yearling pour se lancer dans le monde des courses. Vous pouvez acheter une part d'une «écurie de groupe» qui compte entre 20 et 99 actionnaires. Moyennant un forfait de 3 500 à 15 000 euros pour trois ans renouvelables, vous devenez copropriétaire de plusieurs chevaux courant sous vos couleurs. «Que l'écurie prenne la forme d'une société de capitaux ou de personnes, trois des porteurs de parts doivent être agréés par nos soins», précise Elodie Garamond, chef du département proprié­taires chez France Galop. Bienvenue alors dans un monde de privilèges : accès gratuit aux hippodromes, aux ronds de présentation, aux tribunes réservées. et, bien sûr, fiscalité avantageuse.

 

Gestion Alternative

Trop complexe, la gestion alternative ? Ce n'est pas l'avis de tout le monde ! Les gros patrimoines ont ainsi dopé leurs portefeuilles grâce à ces techniques de gestion qui représentent jusqu'à 20% ou 30% de leurs actifs financiers. La raison : la décorrélation affichée par ces produits, souvent vendus pour leur performance absolue. C'est-à-dire leur capacité à générer un rendement positif quelles que soient les conditions de marché. Ce qui ne veut pas dire sans risques. Pour cela, il faut pouvoir avoir recours à toute une palette de stratégies de gestion et arbitrer entre les différents marchés. C'est pourquoi l'Autorité des marchés financiers (AMF) a favorisé l'émergence d'une activité fondée sur la multigestion. Les gérants peuvent ainsi rechercher les meilleures stratégies. Si les plus fortunés n'hésitent pas à placer des tickets de plusieurs millions d'euros dans différents véhicules, le particulier doit se tourner vers les fonds de fonds plus accessibles. Il vous faudra tout de même investir 10 000 euros. A moins de faire partie des «investisseurs qualifiés», selon les critères de l'AMF. Les leçons à en tirer. La gestion alternative est risquée. Grâce à leur diversification, les fonds de fonds réduisent ces risques. Dans ce cas, vous ne serez pas exposé à un seul gérant ou sur une seule stratégie. De même, les autorités exigent des gestionnaires de contrôler l'effet de levier dans les supports sélectionnés. Or, les grandes catastrophes de la gestion alternative sont surtout dues à un effet de levier démesuré. Enfin, s'il existe 137 fonds de fonds alternatifs agréés par l'AMF, surveillez bien la liquidité de ces produits. Certains gestionnaires peuvent exiger un préavis de sortie de plusieurs semaines.

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Lundi 24 décembre 2007

Les fonds préférés de six gérants pour 2008

Il y a plus de fonds proposés aux épargnants sur le marché français que d'actions cotées à la Bourse de Paris. Beaucoup plus même. Comment alors faire le bon choix ? Vous pouvez vous laisser guider par notre portefeuille dynamique. Ou vous référer à nos Labels, publiés en mars dans notre Guide Sicav et repris sur notre site Internet VotreArgent.fr. Mais pourquoi donc ne pas demander des conseils aux professionnels ? La multigestion en France est en fort développement
De plus en plus souvent, les investisseurs réclament d'avoir accès aux meilleurs gérants. Pour éviter de les voir partir, les établissements financiers ont donc développé des activités de multigestion afin de proposer aussi, indirectement, les fonds des autres maisons. Il s'agit de sélectionner les meilleurs produits quels que soient la classe d'actifs, les zones géographiques, les secteurs, les styles de gestion et les tailles de capitalisations. En France, la multigestion a connu un fort développement ces dernières années. Fin septembre, elle affichait un encours de 86,2 milliards d'euros, en hausse de 10,8% depuis le début de l'année. Autant recourir à cette expertise. Nous avons sélectionné six multigérants, parmi les meilleurs de la place, en leur confiant une mission. L'exercice proposé consiste à donner un produit actions sur l'Europe, les Etats-Unis, le Japon et les marchés émergents. L'objectif est, sur un an, de battre les indices associés à ces zones, à savoir respectivement le DJ Stoxx, le Standard & Poor's 500, le Nikkei 225 et le MSCI Emerging Markets Free. Evidemment, il s'agit de proposer des produits disponibles sur le marché français, même si leur accès n'est pas évident. Cette figure imposée est d'autant plus dure qu'elle va à contresens de la définition même de la multigestion, dont le concept consiste aussi à assembler des fonds ensemble. Si, dans douze mois, trois des quatre supports cités font mieux que leur indice de marché, les spécialistes pourront rejouer. Sinon, ils seront remplacés. Rendez-vous en novembre 2008.

Nous avons sélectionné six spécialistes de la multigestion. Leur mission ? Vous donner leurs fonds préférés pour les douze mois à venir sur les marchés d'actions.

Bernard Aybran

Son parcours. Titulaire d'un magistère banque finance de l'université Paris-Dauphine, il a fait ses premiers pas dans la multigestion en 1998 chez Société Générale Asset Management, mettant en place la gamme de fonds multigérants avec le consultant Frank Russell. En 2000, il intègre Edmond de Rothschild Multimanagement, où il est aujourd'hui en charge de la sélection de gérants. Cette société gère 3,9 milliards d'euros, uniquement en fonds de fonds. Ses équipes suivent activement une cinquantaine de produits actions et obligataires, ainsi que des hedge funds.

Ses choix   
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
Franklin Mutual European Fund I Eur Cap (Franklin Templeton Investments) LU0195950059 Actions Europe 17,10 euros
Lyxor ETF Japan Topix A (Lyxor Asset Management) FR0010245514 Actions Japon 90,91 euros
Principal Global Investors Fund Emerging Markets Eq USD Inv Acc (Principal Financial Group) IE0002492894 Actions Marchés Emergents 38,26 euros
Skandia Global Funds US Large Cap Value Fund (Skandia) IE00B1HN2Y60 Actions Amérique du Nord 10,51 dollars
Données arrêtées au 16-11-07.   
Les raisons de ses choix. Vu les règles du jeu, Bernard Aybran a préféré des fonds régulièrement bien positionnés dans les classements. Sur l'Europe et les Etats-Unis, ils sont investis dans des titres décotés. Dans un contexte de ralentissement de la croissance, les grandes capitalisations sont privilégiées. Sur les marchés émergents, le gérant estime qu'il faut coller aux indices et éviter ainsi les mouvements spéculatifs. Enfin, sur le Japon, Bernard Aybran a sélectionné un tracker car, si le marché repart, les flux se positionneront sur les grandes capitalisations. C'est un choix par défaut, puisque le Japon est absent de ses portefeuilles depuis longtemps.  

 

Pierre Bonart

Son parcours. Titulaire du CFA, cet ingénieur diplômé de l'INSA et de l'IAE a débuté en 1994 à la BNP comme ingénieur financier. Depuis novembre 2003, il est directeur de la multigestion de Louvre Gestion, la société de gestion d'HSBC Private Bank, et depuis octobre 2007, directeur général délégué. Son équipe, composée de 12 analystes gérants, pilote 2 milliards d'euros.

Ses choix
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
Baring International Umbrella Asia Growth Euro Fund (Baring Asset Management) IE0004868604 Actions Marchés Emergents 55,15 euros
L Select US Select Growth Eur A Cap (HSBC Private Bank France) LU0304955437 Actions Amérique du Nord 102,04 euros
Louvre Multi Select European Equity A Eur (HSBC Private Bank France) LU0136602124 Actions Europe 82,30 euros
Morgan Stanley Japanese Value Equity A Eur (Morgan Stanley Inv. Mngt Ltd) LU0073251851 Actions Japon 7,70 euros
Données arrêtées au 16-11-07.   
Les raisons de ses choix. La stratégie maison étant de choisir des gérants et de leur déléguer la gestion des fonds, il n'est pas surprenant de trouver deux produits d'HSBC Private Bank dans la sélection de Pierre Bonart. En pratique, le support Europe est piloté par trois sociétés de gestion au style différent pour équilibrer les risques : CCR Actions (valeurs décotées), Odey Asset Management (opportuniste) et Gartmore (grandes valeurs). En raison du ralentissement de la croissance économique aux Etats-Unis, Pierre Bonart a retenu un fonds grandes valeurs privilégiant la régularité de la croissance des résultats des entreprises. Sur les émergents, il se focalise sur l'Asie. Le support sélectionné est, de surcroît, très investi en Chine. Sur le Japon, priorité est donnée aux exportatrices, avec un fort rendement et une capacité à dicter leurs prix au marché.  

 

Marine Lambert

Son parcours. Détentrice d'une MSTCF et d'un DESS Finance, Marine Lambert a été gérant sous mandat pour clients privés au CIC Paris en 2000, avant d'intégrer Generali Investments France en 2006 en tant que responsable de l'analyse et du conseil en OPCVM au sein du département multigestion. Composée de 4 gérants et de 3 analystes, l'équipe gère 3 milliards d'euros d'actifs investis dans 160 fonds externes. Avec une approche très qualitative.

Ses choix
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
Magellan D (Comgest) FR0000292278 Actions Marchés Emergents 1564,02 euros
Métropole Frontière Europe (Métropole Gestion) FR0007085808 Actions Europe 514,66 euros
State Street Actions Japon (State Street Global Advisors) FR0000027294 Actions Japon 154,40 euros
UOB Kinetics Paradigm Fund B (UOB Global Capital Ltd) IE0033459359 Actions Amérique du Nord 174,73 euros
Données arrêtées au 16-11-07.   
Les raisons de ses choix. Le fonds Europe a été sélectionné pour battre l'indice européen en profitant de la croissance des pays ayant rejoint l'Union européenne. Le support sur les Etats-Unis privilégie des valeurs de croissance, de qualité, bénéficiant, de surcroît, d'une rente de situation. De plus, il se donne la possibilité d'investir de manière mesurée en dehors des Etats-Unis, notamment en Chine ! Sur le Japon, un fonds géré de manière quantitative a été retenu car il semble plus difficile aux gérants traditionnels d'être performant aujourd'hui sur ce marché. Enfin, Marine Lambert a choisi un produit émergent défensif, investissant très tôt dans le cycle de croissance des sociétés et en sortant avant que la valorisation ne devienne excessive. Il privilégie actuellement le Brésil, l'Inde ou l'Afrique du Sud.

 

Eric Machenaud

Son parcours. Ce titulaire d'un MBA de l'université de San Francisco et diplômé de la SFAF a été, entre 1987 et 1990, arbitragiste taux et gérant obligataire à la Banque Internationale de Placements. Puis il a pris en charge la responsabilité de la gestion diversifiée de Dresdner RCM Gestion jusqu'en 2001. Depuis cette date, il est responsable de la multigestion chez AGF Asset Management, dénommé Allianz Global Investors à compter de janvier 2008. Il dirige une équipe de 5 analystes gérants pour des encours sous gestion de près de 6 milliards d'euros, mandats compris. 80 fonds sont suivis activement. Pour qu'un produit entre dans cette short list, il faut l'accord de toute l'équipe. Une attention particulière est portée au choix des hommes.

Ses choix
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
Axa Rosenberg Equity Alpha Japan Small Cap Alpha A Jpy Cap (Axa Rosenberg Group) IE0008366696 Actions Japon 9,90 euros
Fidelity Investment Funds European Fund (Fidelity Investment Services) GB0003874798 Actions Europe 17,49 euros
L Select US Select Growth USD I Cap (HSBC Private Bank France) LU0225244705 Actions Amérique du Nord 1737,86 euros
MLIIF Emerging Markets A2 EUR (Blackrock Merrill Lynch) LU0171275786 Actions Marchés Emergents 22,96 euros
Données arrêtées au 16-11-07.   
Les raisons de ses choix. Sur l'Europe, Eric Machenaud a sélectionné un gérant risk adverse orchestrant un portefeuille très diversifié - plus de 100 lignes - qui joue sur trois cordes : valeurs de croissance à prix raisonnable, titres décotés et sociétés en retournement. Pour les Etats-Unis, il a retenu un fonds grandes valeurs de croissance, offrant des bilans solides et récurrents.
Sur le Japon, le support sélectionné vise à profiter de la décote excessive des petites valeurs japonaises, au travers d'un processus quantitatif spécialisé dans la recherche de titres au potentiel de bénéfices futurs élevés mais affichant des valorisations relativement faibles par rapport à des sociétés de secteurs similaires. Enfin, un fonds global piloté par un gérant de convictions a été choisi pour les émergents afin de profiter des opportunités dans toutes les zones.

 

Julien Mechler

Son parcours. Normalien, diplômé de l'ENSAE, Julien Mechler est passé par Société Générale Asset Management en 1994 et y a développé la gestion quantitative. Il rejoint la banque NSMD en 1997 au service études économiques et stratégies d'investissement. En 1998, il devient directeur général adjoint et responsable de la gestion de AAAdvisors, structure dédiée à la multigestion de la banque Neuflize OBC. Il dirige une équipe de 25 personnes en France et à l'international, gérant 8 milliards d'euros en fonds et mandats. Son objectif : avoir le bon fonds au bon moment.

Ses choix
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
ACMBerstein Japan Strategic Value A Jpy Cap (Alliance Bernstein) LU0239027880 Actions Japon 63,64 euros
CAAM Actions Emergents P (Crédit Agricole / LCL) FR0010188383 Actions Marchés Emergents 445,28 euros
Fidelity Europe (Fidelity Investissements) FR0000008674 Actions Europe 34,85 euros
Pictet Funds (Lux) US Equity Selection P Cap (Pictet & Cie (Europe) Paris) LU0256840108 Actions Amérique du Nord 84,50 euros
Données arrêtées au 16-11-07.   

Les raisons de ses choix. Julien Mechler s'est appuyé sur les expertises des spécialistes régions et a retenu des fonds de pure sélection de valeurs, se permettant une prise de risque modérée par rapport aux indices de référence. Le fonds Europe est investi dans des moyennes et grandes capitalisations, mais il ne contient pas de titres des pays d'Europe émergente.
Sur les Etats-Unis, le gérant privilégie un produit grandes valeurs avec un biais croissance, adapté à l'environnement économique actuel. A savoir un ralentissement de l'activité, mais sans récession. Pour le Japon, Julien Mechler a retenu un produit investi dans des grandes capitalisations décotées. Enfin, le fonds émergent est un support global afin de profiter des opportunités sur tous ces marchés. Bâti avec 450 valeurs, il a toutefois 60% de ses encours en Asie. 

 

Xavier Sement

Son parcours. Diplôme d'HEC, Xavier Sement rejoint BNP Paribas Asset Management en 2001 au département croissance externe. Il participe au développement de la société de gestion sur les marchés émergents et au rachat de Fundquest en 2005, structure dédiée à la multigestion et à l'architecture ouverte. Depuis février 2007, il est responsable de l'analyse OPCVM chez Fundquest. Le pôle investissement compte 18 professionnels et gère près de 7 milliards d'euros. 110 fonds sont recommandés et activement suivis. La sélection commence par la recherche de groupes de fonds homogènes. Puis des critères quantitatifs et qualitatifs sont utilisés, ainsi qu'une analyse approfondie du risque.

Ses choix
Fonds (promoteur) Code Isin Catégorie Valeur
Alger Sicav American Asset Growth Fund A USD Dis (Fred Alger Management Inc) LU0070176184 Actions Amérique du Nord 21,16 euros
Callander Fund. Japan New Growth C2 (Banque de Luxembourg) LU0192479029 Actions Japon 115,40 euros
Carmignac Emergents (Carmignac Gestion) FR0010149302 Actions Marchés Emergents 770,45 euros
Invesco Funds European Growth Eq A (Invesco Asset Management) LU0194779913 Actions Europe 17,10 euros
Données arrêtées au 16-11-07.   

Les raisons de ses choix. Xavier Sement a sélectionné des fonds gérés de manière active investis dans des valeurs de croissance. Sur l'Europe, il a retenu un fonds positionné aujourd'hui sur des grandes capitalisations à 98%. Mais ce produit affiche une rotation de son portefeuille allant de 125% à 300% ! Le fonds américain présente aussi une totale flexibilité dans le choix des tailles des valeurs. Son biais croissance se retrouve dans les paris sectoriels avec, notamment, une surpondération des valeurs technologiques. Pour le Japon, Xavier Sement a sélectionné un fonds orienté croissance, mais toutefois très flexible en termes de styles et de tailles de capitalisations. Idem pour le fonds émergent retenu pour son allocation d'actifs, sa gestion active de la couverture et le maintien d'un volant de liquidités en cas de retour de la volatilité.  

Orange: retour à l'accueil

 

 

par L'homme publié dans : LE PATRIMOINE
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Lundi 24 décembre 2007

Larguer les amarres pour l'étranger

L'image du Français casanier, peu enclin à modifier ses habitudes de vie, a du plomb dans l'aile. Le nombre d'expatriés a, en effet, augmenté de 40% en dix ans. Les motivations invoquées sont très variées. Si la volonté de gagner davantage d'argent ou de lancer sa carrière est fréquente, beaucoup de candidats au départ souhaitent avant tout changer d'horizon.
Vous êtes partant pour larguer les amarres ? Il va donc falloir vous organiser. Car si le projet fait rêver, il doit être bien étudié pour que vous évitiez le cauchemar. En pratique, il faut s'informer sur le pays de votre choix, les conditions d'accueil, de travail et d'installation. Mais également sur les prix de l'immobilier, les impôts. Sur les neuf pays étudiés dans notre dossier, les règles diffèrent sensiblement. En particulier, pour le problème crucial de votre couverture sociale. Le régime français d'assurance maladie et retraite est considéré comme l'un des meilleurs au monde. Passé la frontière, vous relèverez obligatoirement du régime de votre nouveau pays de résidence. Il sera plus ou moins favorable. Mais la France a signé des conventions avec de nombreux pays pour vous assurer une couverture assez large et prendre en compte, par exemple en matière de retraite, les trimestres cotisés. Sachez-le, il est possible en plus de cotiser à la Caisse des Français de l'étranger - BP 100, 77950 Rubelles - pour accroître ses droits à retraite ou se faire soigner en France en étant remboursé. Mais cela ne vous dispense pas de cotiser aussi dans votre nouveau pays ! Le fisc français ne vous oublie pas
Si vous devez souvent montrer patte blanche à l'étranger, il convient toujours de rendre des comptes en France ! Emigrer ne vous oblige pas à vendre votre résidence principale. Vous pouvez tout à fait la garder comme pied-à-terre. Et si, par la suite, vous décidez de la vendre, vous serez même exonéré d'impôt sur les plus-values. En revanche, pour votre épargne financière, certains placements doivent être liquidés. Adieu le plan d'épargne en actions, le livret de développement durable et le livret d'épargne populaire. Vous pourrez toutefois conserver votre Livret A, votre plan d'épargne-logement et votre contrat d'assurance vie. Impossible, en revanche, d'échapper à l'administration fiscale. Les impôts exigibles doivent être réglés avant votre départ. Si vous partez en juillet 2007, le solde d'impôt sur les revenus de 2006 doit être immédiatement versé au Trésor. Quant à vos gains réalisés depuis le début de l'année, ils devront être déclarés au centre des impôts des non-résidents l'an prochain. De la même façon, quitter l'Hexagone ne vous exemptera pas de l'impôt de solidarité sur la fortune si les biens gardés en France, hors placements financiers, ont une valeur supérieure à 760 000 euros. D'où la nécessité, parfois, de faire le ménage avant de partir.

Faire le choix de partir s'installer dans un nouveau pays est un défi majeur, laissant peu de place à l'improvisation. Le point sur ce qui vous y attend.

A Londres, un trader français de Goldman Sachs a perçu l'an dernier plus de 73 millions d'euros de bonus. Une illustration éclatante de la réussite des expatriés au Royaume-Uni ! De quoi faire rêver tous ceux qui accourent dans ce pays et en Irlande.
Ces deux destinations, où trouver un emploi ne prend pas plus d'une semaine, sont les plus prisées par les Français ces dix dernières années. Le nombre d'expatriés a ainsi doublé en Angleterre et triplé dans la verte Eire. Mais si vous avez l'esprit conquérant et ne craignez pas l'insécurité, le Brésil fait figure de nouveau Far West. On y compterait 25 000 Français, selon les estimations du ministère des Affaires étrangères. Ils vivent essentiellement dans les villes de Rio de Janeiro et de São Paulo.
Royaume-Uni
Il suffit de traverser la Manche - le Channel, disent les Anglais - pour vous installer au Royaume-Uni et y trouver du travail. Car vous êtes dans l'Union européenne et bénéficiez de ce fait de la liberté de vivre où bon vous semble. Les surdiplômés alléchés par des salaires élevés s'y précipitent. Votre logement. Son coût est prohibitif. Surtout si, comme les deux tiers des Français, vous vous installez à Londres, la ville la plus chère du monde. Les prix sont trois fois supérieurs à ceux de Paris. En location, un ministudio coûte facilement 1 500 euros par mois dans la banlieue londonienne. Dans les quartiers chics de Londres, à South Kensington, un trois pièces revient à 10 000 euros par mois. A l'achat, prévoyez un budget stratosphérique : il n'y a rien à moins de 10 000 euros le mètre carré. Pour un élégant appartement à Belgravia, le XVIe londonien, il faudra prévoir de 25 000 à 30 000 euros le mètre carré. Si ces prix ne vous effraient pas, faites attention. Les biens sont annoncés freehold ou leasehold. Dans le premier cas, vous êtes propriétaire du bien au sens français du terme. Dans le second, vous détenez un droit d'occupation pour 30, 50 ou 90 ans. Entre les deux solutions, les prix ne varient guère. Les frais d'acquisition ne dépassent pas 2% et la council tax est bien inférieure aux impôts locaux français. Vos impôts. Les revenus du travail sont taxés à trois taux : 10% jusqu'à 3 284 euros, 22% jusqu'à 50 949 euros et 40% au-delà. Pour les salariés, l'impôt est retenu par l'employeur selon le système «pay as you earn  ou Paye ! Compte tenu des nombreuses déductions à la base, un salarié percevant 73 632 euros net paiera 17 400 euros. Soit une imposition de près de 24%. Les plus-values boursières sont, elles, taxées aux mêmes taux, mais il existe de nombreux dégrèvements, un rabais général de 13 500 euros par an et divers abattements selon la durée de détention.
Fiscalement, Londres intéresse surtout les cadres de haut niveau gagnant plus de 175 000 euros par an. Pour eux, primes et bonus peuvent être versés sur un private equity plan - le PEP local ! - ou hors du Royaume-Uni. Il n'y a alors aucune taxation. Et, en plus, l'impôt de solidarité sur la fortune n'existe pas. Votre couverture sociale. Ce n'est pas le point fort du pays. Le système public de protection sociale se traduit en effet par des prestations forfaitaires, de montant assez faible. Vous devez respecter un parcours de santé balisé et très embouteillé. Si vous allez voir le médecin de votre lieu de résidence, les soins seront gratuits. Il pourra vous orienter vers un spécialiste à l'hôpital. Les services dans les établissements publics ne sont pas facturés non plus, sauf si vous demandez des dispositions spéciales. En revanche, si vous allez voir un médecin privé, vous ne bénéficierez pas de remboursements alors que les prix sont très élevés. Les médicaments sont aussi payants.
Côté retraite, vos trimestres travaillés en Angleterre ne sont pas perdus. Quand vous liquiderez votre pension en France, ils seront pris en compte par les caisses de retraite en fonction de calculs complexes. Il est donc inutile de cotiser à la Caisse des Français de l'étranger. Votre quotidien. Le coût de la vie est très élevé. Spectacles, restaurants, transports et alimentation sont deux à trois fois plus chers qu'en France. Seul secteur où les bonnes affaires pullulent : les brocantes et les puces. Et, en plus, les soldes sont plus intéressantes, avec des ristournes de 70%. Infos pratiques
- Ambassade de France au Royaume-Uni : ambafrance-uk.org.
- La monnaie est la livre. 1 livre = 1,48 euro (ou 1 euro = 0,68 livre).
- Liste des établissements scolaires homologués par les autorités françaises sur aefe.diplomatie.fr. Irlande
Comme pour le Royaume-Uni, vous bénéficiez du principe de libre circulation communautaire. Les jeunes Européens y débarquent par centaines à la recherche d'un premier emploi. Votre logement. A Dublin, les prix de l'immobilier dépassent ceux de Paris. Pour un studio, comptez en moyenne 1 000 euros par mois à la location, ou 300 000 euros à l'achat. Pour une maison dans une banlieue sympa, tablez sur 400 000 à 500 000 euros. Dans les beaux quartiers du centre, c'est la folie : les trois pièces atteignent 700 000 à 800 000 euros et les maisons victoriennes plusieurs millions. Sans compter les stamp duties, l'équivalent des droits de timbre, à des taux de 3 à 9%. Bonne nouvelle : le premier achat immobilier en est exonéré à hauteur de 317 500 euros. Vos impôts. Les salariés sont soumis au système Paye de retenue des impôts par l'employeur. Il y a deux taux d'imposition : 20% jusqu'à 29 400 euros et 42% au-delà. Chaque personne est imposée séparément dans un couple. Sur le montant de l'impôt, de nombreuses déductions sont accordées : frais médicaux, loyers, emprunts immobiliers, etc. Les plus-values sont taxées au taux de 20% et il n'y a pas d'impôt sur la fortune. Votre couverture sociale. Côté assurance maladie, la palette des services gratuits est fonction du niveau de ressources de la personne. Si vos revenus hebdomadaires dépassent 160 euros, vous devrez financer une partie de vos soins, notamment le médecin généraliste. A l'hôpital, la consultation du spécialiste est toujours gratuite. Pour la retraite, la règle est la même que pour l'Angleterre. Votre quotidien. Il n'y a qu'un seul lycée en Irlande conventionné par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger : le lycée français d'Irlande à Dublin. Le coût de la vie est à peu près similaire à celui de la France. Infos pratiques
- Ambassade de France en Irlande : ambafrance.ie.
- La monnaie est l'euro en République d'Irlande.
- Association des Français d'Irlande : afi.ie. Brésil
Pour y travailler, un visa permanent est délivré au cas par cas pour les secteurs prioritaires : hautes technologies, exploitation des ressources naturelles. Pour les autres, à moins d'avoir préalablement trouvé un emploi, le visa n'est pas accordé. Enfin, pour lancer une affaire, il faut au moins investir 37 500 euros. Votre logement. Location ou achat, un seul conseil : privilégiez les complexes résidentiels avec équipes de sécurité. De plus, les loyers sont peu élevés. Un 110 mètres carrés à São Paulo coûte de 600 à 800 euros. Mais avec les charges, le «condomínio», vous verserez le double. A l'achat, un appartement convenable à Rio, dans les beaux quartiers de Leblon ou d'Ipanema, coûte 230 000 euros. Et il n'est pas rare de trouver des duplex au dernier étage à plus de 1 million d'euros. Au prix, s'ajoutent 4 à 5% de frais. La taxe locale, l'IPVT, est de 0,6% de la valeur du bien. Vos impôts. L'impôt sur le revenu est retenu par l'employeur. Après un abattement sur 4 100 euros, vous supporterez un taux de 15% sur les 4 100 euros suivants puis de 27,5% sur le surplus. De nombreuses dépenses sont déductibles, notamment les versements à des fonds de pension. Dans la limite toutefois de 12% de votre salaire brut. Il n'y a pas d'impôt sur la fortune et la taxation des revenus du capital n'excède pas 15%. Votre couverture sociale. Le système public de soins est déficient. Pour accéder au privé, de bon niveau, vous devez souscrire un  plano de saúde», une assurance santé. Les droits à retraite ne sont pas pris en compte dans l'Hexagone. Mieux vaut donc cotiser à la Caisse des Français de l'étranger. En revanche, évitez les fonds de pension locaux. Votre quotidien. Il y a de bonnes écoles françaises : Molière à Rio, Pasteur à São Paulo. Mais les frais annuels dépassent 4 000 euros par enfant. Infos pratiques
- Ambassade de France au Brésil : ambafrance.org.br.
- La monnaie est le réal. 1 réal = 0,39 euro (1 euro = 2,55 réaux).

N'avez-vous jamais rêvé d'une autre vie ? Pour les grands espaces et les saisons marquées, le Canada vous tend la main. Et plus particulièrement le Québec. Grand comme trois fois la France, comptant seulement 6 habitants par kilomètre carré contre 112 en France, il y fait -10 °C en moyenne en janvier et 27 °C en juillet ! Pour une qualité de vie californienne, l'Australie a tous les avantages. Mais si high-tech et histoire millénaire vous séduisent, le royaume de Thaïlande est une destination privilégiée.
Québec
Les Français ont un faible pour ce pays. Pour autant, faire sa vie au Québec ne s'improvise pas. Vous devez obtenir un visa de résident permanent. Tout d'abord, évaluez vos chances d'être retenu sur le site immigration.quebec.fr. Une fois cette étape passée, remplissez une demande de «certificat de sélection du Québec» moyennant 273 euros pour une personne seule. Après réception du certificat, vous le transmettrez à l'ambassade du Canada. Coût : 386 euros. Si vous passez le cap, vous obtenez le visa fédéral d'immigration. Comptez une année pour l'ensemble du processus. Votre logement. On trouve sans difficultés un logement au Québec. Les prix sont moins élevés qu'en Europe à qualité égale. Pour les locations, le coût moyen d'un trois pièces est de 550 euros à Montréal ou dans la ville de Québec. Le bail, appelé ici l'entente de location, est d'un an du 1er juillet au 30 juin de l'année suivante. Autre spécificité : le loyer est dû pour toute la durée du bail. Mais en cas de départ, il est possible de sous-louer.
Pour acheter, il y a de très nombreux journaux d'annonces. A Québec, on peut trouver de jolies maisons pour 140 000 euros et, dans la banlieue de Montréal, il faut compter au moins 175 000 euros. Dans les Laurentides, la région des lacs et des forêts, les prix peuvent atteindre 2 millions d'euros. Les frais d'acquisition varient entre 1 et 4% du prix. Côté impôts locaux, vous supportez des taxes municipales et scolaires. Pour une maison de 197 000 euros proche de Montréal, elles sont respectivement de 1 839 euros et de 447 euros. Enfin, n'oubliez pas le budget chauffage, proportionnel au froid hivernal. Dans notre exemple, la facture se monte à 2 175 euros par an. Vos impôts. Assez lourd, l'impôt sur le revenu est perçu au niveau fédéral et par chaque province. Pour la Fédération, les taux d'imposition varient entre 16% jusqu'à l'équivalent de 22 555 euros et 29% pour tous les revenus supérieurs à 73 343 euros. Au Québec, le taux minimal est aussi de 16%, applicable sur les 20 124 premiers euros. Le maximum, lui, se limite à 24% et touche les revenus au-delà de 40 255 euros. Pour un couple, quelle que soit sa situation familiale, l'imposition est séparée. Toutefois, les enfants à charge donnent droit à des crédits d'impôt. Vous pourrez déduire de vos revenus imposables les versements à des fonds de pension dans une limite de 9 468 euros par an. Enfin, il n'y a pas d'impôt sur la fortune. Votre couverture sociale. Vous aurez la carte Soleil au Québec. Elle prend en charge l'assurance maladie et hospitalisation. Gratuite, l'accessibilité aux soins est toutefois réduite et lente. Si vous consultez hors parcours de soins, il n'y aura pas de remboursement. Le coût des médicaments est, lui, pris en charge par l'employeur. Côté retraite, vos trimestres travaillés au Québec seront comptabilisés pour votre retraite en France. Et inversement. Votre quotidien. Le coût de la vie est quasi identique à celui de la France. Pour la scolarité des enfants, les meilleurs établissements français sont le collège Stanislas à Montréal ou à Québec, et le collège Marie de France à Montréal. Infos pratiques
- Pour tout savoir sur l'immigration : immigration-quebec.gouv.qc.ca.
- La monnaie est le dollar canadien. 1 dollar canadien = 0,70 euro (ou 1 euro = 1,44 dollar canadien). Australie
Pour s'installer en Australie, un visa est nécessaire. Si vous avez un contrat de travail lors de votre départ, un sponsorship visa de quatre ans est accordé. Dans certains domaines d'activité, vous obtiendrez un skills migrant visa avec procédure de validation de vos compétences et de vos diplômes. Votre logement. Le marché locatif est dynamique. Comme au Québec, les baux sont conclus pour un an mais différence de taille, le loyer doit être versé en une seule fois pour toute la durée du bail. Si vous déménagez avant le terme, vous êtes toute­fois autorisé à trouver un sous-locataire. On trouve un appartement ou une maison à louer pour quelques centaines d'euros. A l'achat, l'éventail des prix est large : de 130 000 à plus de 1 000 000 d'euros pour les villas pieds dans l'eau dans la baie de Sydney. Des droits de timbre de 1,50% à 4,70% sont perçus. Dans l'Etat du New South Wales, où se situe Sydney, il n'y a pas de droits pour l'acquisition d'une première résidence principale d'une valeur inférieure à 314 000 euros. Vos impôts. S'il n'y a pas d'impôt de solidarité sur la fortune, l'impôt sur le revenu est, en revanche, élevé. Les taux varient entre 15 et 45%, ce dernier s'appliquant au-delà de 94 000 euros. La taxation pour un revenu de 56 500 euros atteint 15 000 euros. Soit un taux moyen d'imposition de 26,5%. Le contribuable peut toutefois déduire de nombreuses charges pour leur montant réel. Il bénéficie aussi de réductions d'impôt pour ses enfants à charge et ses versements à des régimes privés de retraites. Pour les salariés, l'impôt est retenu à la source par l'employeur. Votre couverture sociale. L'infrastructure hospitalière est de grande qualité. Une fois résident permanent, vous aurez d'office la Medicare Card. Elle permet une large prise en charge des frais médicaux et d'hôpitaux, mais vous n'avez pas le choix du médecin. Les soins dentaires et les médicaments sont à votre charge, sauf à souscrire, en plus, une assurance privée onéreuse : comptez 3 000 dollars par an pour une famille et une bonne couverture. Pour la retraite, pas d'accord avec la France. Vous aurez droit au versement de votre pension acquise en Australie. Votre quotidien. Le coût de la vie est dans la moyenne des pays occidentaux. Attention, il n'y a qu'un établissement scolaire français à Sydney même : le lycée Condorcet (condorcet.com.au). L'autre est à Canberra (telopea.act.edu.au). Infos pratiques
- Ambassade de France en Australie : ambafrance-au.org.
- La monnaie est le dollar australien. 1 dollar australien = 0,63 euro (ou 1 euro = 1,59 dollar australien) Thaïlande
Si vous voulez vous installer en Thaïlande, un visa de travail est nécessaire. Si vous le demandez sur place, il vous en coûtera du temps et de l'argent. Pour les retraités, un visa de catégorie O est délivré à condition de disposer de ressources suffisantes. Votre logement. A Bangkok, vous trouverez surtout des appartements dans des condominiums à l'américaine et, dans les stations balnéaires, des maisons de style local. Pour la location, un bel appartement vous reviendra à 1 000 euros par mois. A Pattaya, Phuket, Koh Samui ou Hua Hin, comptez de 1 300 à 1 500 euros pour une maison. A noter : ces villes sont les seules où les étrangers ont le droit d'acheter. En outre, la loi stipule qu'il ne peut y avoir plus de 49% d'étrangers dans un immeuble. Ce n'est pas un problème pour une tour résidentielle à Bangkok. Mais pour une maison, il faut créer une société avec des actionnaires locaux. La gamme des prix est large : entre 800 et 2 700 euros le mètre carré à Bangkok et, pour une résidence balnéaire, entre 200 000 et 700 000 euros. Vos impôts. Le royaume du Siam ne connaît pas l'impôt de solidarité sur la fortune, les impôts locaux ainsi que les droits de succession ou de mutation. Seul un impôt sur le revenu, prélevé à la source pour les salariés, est exigible. Les taux varient entre 5% sur les 2 300 premiers euros et 37% au-delà de 92 000 euros. Il existe de nombreuses déductions pour charges de famille, prêts immobiliers ou à la consommation, sans oublier pour les versements à des fonds de pension. Votre couverture sociale. Vous êtes soumis à la protection locale. Il est recommandé de cotiser à une assurance privée, par la Caisse des Français de l'étranger ou via un assureur spécialisé. Côté retraite, la France ne retient pas vos trimestres thaïlandais. Vous serez donc soumis aux règles locales. Votre quotidien. Le coût de la vie est modéré. Un seul lycée français à Bangkok : lfib.ac.th. Comptez 7 000 euros de frais pour une année en primaire. Infos pratiques
- Ambassade de France en Thaïlande : ambafrance-th.org.
- Pour l'intégration : alliance-francaise.or.th.
- La monnaie est le baht. 1 baht = 0,02 euro (ou 1 euro = 44,42 bahts).

1,184 million de retraités percevant leur pension à l'étranger à fin 2005, près de la moitié vit dans l'Union européenne, Espagne et Portugal en tête. Et près d'une autre moitié en Afrique, avec une grande majorité en Algérie. Aujourd'hui, certains pays attirent, proposant le soleil et des conditions de vie agréables, doublées d'une fiscalité attractive et de systèmes de soins de qualité. En tête du palmarès, le Maroc et les Etats-Unis, et plus particulièrement la Floride. Mais il n'est pas nécessaire d'aller à l'étranger : vous trouverez les mêmes conditions en Polynésie française !
Maroc
Aucun problème pour vous installer au Maroc. Il suffit de démontrer aux autorités locales votre capacité à subvenir à vos besoins. Vous obtiendrez alors l'autorisation de résider de façon permanente. Votre logement. Pour les premiers mois, vous trouverez aisément une location meublée. Les prix sont élevés car il s'agit de locations à la semaine, comme pour des vacances. Sachez-le, il n'est pas dans les habitudes locales de louer aux étrangers sur le long terme. Tout vous encourage donc à devenir propriétaire. Le Maroc a lancé un large programme de constructions destinées à la clientèle étrangère, avec notamment la création de six stations balnéaires. Dans le neuf, la gamme de prix est très large. On trouve des appartements d'environ 100 mètres carrés en bord de mer à 150 000 euros, des villas de 250 mètres carrés avec piscine dans la nouvelle station de Saïdia à 300 000 euros, et à Marrakech de superbes demeures de 450mètres carrés avec 5 000 mètres carrés de terrain et vue sur l'Atlas pour 500 000 euros. Comptez en plus 3% à l'achat. Dans l'ancien, le produit phare reste le riad, la maison typique organisée autour d'un patio. Là encore, il y en a pour toutes les bourses : du somptueux riad de Marrakech à 1 million d'euros au petit riad de Fès à rénover à 100 000 euros. Achetez toujours un bien titré, enregistré à la conservation foncière. Sinon, vous vous trouverez dans l'ancien régime de la melkia, très risqué car on ne connaît pas les origines de propriété. Enfin, les frais d'acquisition sont de 5,5% pour un bien titré et de 10% pour un melkia. Vos impôts. Vous devez impérativement ouvrir un compte en dirhams pour recevoir votre pension. Un abattement de 40% est effectué sur le montant annuel perçu, puis l'impôt à payer est diminué de 80%. Le taux moyen d'imposition de la retraite atteint 3 à 4% ! De plus, il n'y a pas d'impôt de solidarité sur la fortune, pas de droits de succession et des impôts locaux indolores. Quant aux revenus locatifs de biens neufs ou rénovés, ils sont totalement exonérés pendant trois ans avec prorogation possible. Deux bémols toutefois à cet eldorado pour retraités : le risque de change sur le dirham et. les incertitudes politiques. Votre couverture sociale. La convention de Sécurité sociale signée entre la France et le Maroc prévoit le remboursement des soins de santé et de maladie. selon les taux marocains. Si la mise en place d'une assurance maladie obligatoire est actuellement en cours, il est toutefois recommandé de cotiser à la Caisse des Français de l'étranger, moyennant un prélèvement de 3,5% sur votre pension. Ou de souscrire une assurance santé au premier euro. Vous pouvez aussi cotiser à une complémentaire santé souscrite en France. Attention, des conditions d'âge de 65 ou 70 ans sont souvent posées à l'adhésion. Votre quotidien. En vivant au Maroc, vous décuplez votre pouvoir d'achat. La restauration complète d'un riad coûte en moyenne 50 000 euros. Infos pratiques
- Ambassade de France au Maroc : ambafrance-ma.org.
- La monnaie est le dirham. 1 dirham = 0,09 euro (ou 1 euro = 11,16 dirhams).
- Trouver une complémentaire santé : aprilmobilite.com, equance.com, asfe-expat.com, aprex.org. Floride
Ne s'installe pas aux Etats-Unis qui veut. Pour y vivre votre retraite, il vous faudra un visa de résident. Pour l'obtenir, des revenus réguliers et «suffisants» sont nécessaires. A prouver aux services consulaires américains en France ! Vous devez aussi détenir aux Etats-Unis un titre de propriété. Autrement dit, il faut acheter avant d'émigrer. Votre logement. La Floride est moins chère que la Côte d'Azur. Les prix démarrent à 900 euros le mètre carré, mais peuvent atteindre 15 000 euros pour le grand luxe à Fort Lauderdale ou Palm Beach. Ainsi, sur la ­commune de Miami Sunny Isles, face à l'océan Atlantique, les Trump Towers, programme de grand luxe, avec sept ­piscines, conciergerie, domotique sophistiquée sont proposées à des prix oscillant entre 4 700 euros le mètre carré et 7 200 euros pour le plus bel appartement au dernier étage. Les charges sont de 5 euros par mètre carré et par mois. Plus modestement, si vous décidez de vivre sur la côte ouest de la Floride à Tampa ou Sarasota, comptez environ 150 000 euros pour un appartement de 100 mètres carrés. Vos impôts. Aux Etats-Unis, il y a deux niveaux d'imposition. Première strate, l'impôt fédéral sur les revenus. Son taux varie entre 10%, applicable jusqu'à l'équivalent de 5 419 euros, et 35% au-delà de 242 343 euros. Deuxième strate, l'impôt d'Etat calculé sur les mêmes revenus. Bonne nouvelle, la Floride vous en dispense. Et, de plus, il n'y a pas d'impôt de solidarité sur la fortune. En revanche, vous devez supporter tous les ans la property tax au taux de 2% de la valeur réelle de votre bien. Chers, les impôts locaux ! Mais la Floride envisage de supprimer cette taxe. Votre couverture soc