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Samedi 21 octobre 2006

 Les prêts entre membre de la même famille

 

 Types de prêts

 

 Formalités

 

 Garantie supplémentaire : l'hypothèque

 

 Coût et remboursement

 

 Obligations fiscales

 

 Décès d'une des parties

 


Un enfant désire acheter un appartement, un proche connaît quelques difficultés financières ou crée son entreprise ? Autant d'occasions d'aider financièrement un proche à mener à bien un projet ou sortir d'une situation délicate en lui accordant un prêt. Ce type d'opérations est soumis à certaines règles et formalités d'usage. Faute d'acte constaté par écrit et enregistré, le particulier (prêteur ou emprunteur) ne peut justifier de la réalité du prêt auprès du fisc ou des tribunaux en cas de litige.  

 

Types de prêts  

En pratique, deux grands types de prêts familiaux coexistent : 

 

le prêt par acte sous seing privé, c'est-à-dire sans intervention du notaire et sans aucune modalité particulière de remboursement,  le prêt notarié : le notaire rédige l'acte (en cas de litige, cet acte authentifié par un officier ministériel constitue donc un élément de preuve). Cette formule engendre naturellement des frais supplémentaires.

 

Pour une personne qui prête de l'argent à un membre de sa famille, le prêt par acte sous seing privé peut se révéler suffisant, sous réserve du respect de certaines règles :

la personne qui vous emprunte de l'argent est tenue de signer le contrat de prêt (ou la simple reconnaissance de dette) et d'ajouter de sa main le montant de la somme empruntée en chiffres et en lettres,   

 

 

un contrat original doit être établi en deux exemplaires, l'un pour le prêteur, l'autre pour l'emprunteur (mais un seul original suffit pour une reconnaissance de dette),

 

l'acte doit être enregistré auprès de la recette des impôts.

 

En cas de non-respect de ces règles, l'emprunteur ne pourra pas justifier auprès des services fiscaux, en cas de contrôle fiscal, l'origine des sommes qu'il a reçues.

 

Les particuliers peuvent également opter pour le prêt notarié. Son coût est supérieur au prêt par acte sous seing privé en raison des frais de notaire.

 

Formalités  

Quelle que soit la formule choisie, la rédaction d'un contrat écrit ou au moins d'une reconnaissance de dette est nécessaire. Au-dessus d'un montant de 760 €, la rédaction d'un acte est obligatoire.

 

La formalité la plus importante reste celle de l'enregistrement. L'acte doit être enregistré dans les plus brefs délais afin d'être rapidement incontestable. Effectué indifféremment à l'initiative du prêteur ou de l'emprunteur, l'enregistrement consiste à déposer auprès de la recette des impôts les originaux de l'acte, ainsi qu'un exemplaire supplémentaire conforme aux originaux.

 

Garantie supplémentaire : l'hypothèque 

Le contrat de prêt peut être assorti d'une hypothèque. Dans ce cas, l'acte de prêt est obligatoirement rédigé par le notaire.

 

L'hypothèque se révèle une sûreté très efficace, en règle générale, mais nécessite une procédure longue et onéreuse. Pour être réellement efficace, elle doit être de premier rang. Cela signifie que dès lors que l'emprunteur doit de l'argent à plusieurs personnes, les divers créanciers sont payés les uns après les autres en fonction du rang de leur hypothèque. Le premier rang garantit ainsi au prêteur d'être payé dans les premiers, de préférence par rapport aux autres créanciers de l'emprunteur.

 

Coût et remboursement  

Le paiement d'intérêts (dans la limite des taux de l'usure) peut être exigé même entre membres d'une même famille. 

 

Inversement, le fait de ne pas exiger d'intérêts n'est pas considéré par le fisc comme une donation indirecte, sauf cas particuliers (prêt d'une somme d'argent très importante remboursable sur une période très étalée, par exemple).

 

Il est également prudent de définir dès le départ, dans le contrat de prêt, les modalités de remboursement :

 

en une seule fois à une échéance fixée à l'avance,en plusieurs fois, en déterminant la périodicité des remboursements (mensuelle, trimestrielle, annuelle).

 

Bien souvent, cependant, le prêteur laisse à l'emprunteur l'initiative du remboursement en fonction de l'état de ses revenus.

 

Obligations fiscales  

Tout prêt d'un montant supérieur à 760 € doit impérativement être déclaré aux impôts, en même temps que la déclaration annuelle des revenus, en règle générale.

 

Le prêteur est tenu d'ajouter à ses revenus les intérêts qu'il perçoit éventuellement au titre du contrat de prêt.

 

REMARQUE : les intérêts afférents aux prêts familiaux d'une durée maximale de 10 ans, et consentis entre le 01.01.2006 et le 31.12.2007 à un descendant direct pour l'achat de sa résidence principale, sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Le prêt n'est pas limité dans son montant mais l'exonération porte uniquement sur les intérêts perçus en rémunération d'un capital de 50 000 .

 

Si le prêteur est passible de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le prêt qu'il a consenti constitue une créance qui doit être comprise dans son patrimoine imposable. Inversement, si l'emprunteur est imposable à l'ISF, il peut déduire le prêt de son patrimoine imposable.

 

Décès d'une des parties 

Décès du prêteur : la déclaration de succession doit inclure le montant du prêt (capital et intérêts) non encore remboursé. Si l'emprunteur ne fait pas partie des héritiers, il est tenu de rembourser à ces derniers le montant du capital et, le cas échéant, des intérêts courus jusqu'au jour du décès. En tant qu'héritier, en revanche, il doit déduire de sa part d'héritage le montant du prêt et, le cas échéant, des intérêts courus jusqu'au jour du décès.  

Décès de l'emprunteur avant le remboursement intégral du prêt: la dette est transmise à ses héritiers et son montant est inscrit au passif de la succession. 

Source : patrimoine management & technologies

par Gaypatrimoine publié dans : LE PATRIMOINE
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Samedi 21 octobre 2006

 

Les défis de la microfinance après le prix Nobel de Yunus

 

 

Le prix Nobel de la paix de Muhammad Yunus vient récompenser une pratique qui a fait ses preuves : la microfinance. Près de 100 millions de personnes dans le monde, exclues du secteur bancaire classique, ont aujourd'hui la possibilité d'emprunter, d'épargner, d'investir. Ces services financiers de proximité sont délivrés par des organisations appelées « institutions de microfinance » (IMF). Pour augmenter encore le nombre de bénéficiaires, l'enjeu est de renforcer et faire grandir ces institutions. Et, pour cela, mobiliser des financements à la fois privés et publics.  

 

Le financement privé de la microfinance existe déjà. En effet, sur les 10.000 IMF existant dans le monde, quelques centaines sont rentables à ce jour. Pour faire face à une demande immense de microcrédits, elles font de plus en plus appel à des fonds privés (banques, marchés financiers, investisseurs en capital). 

 

Pourquoi un nombre croissant de banques, dans les pays en développement, prêtent-elles volontiers à ces IMF? Tout simplement parce que ces institutions sont pour elles de bons clients, rentables et sûrs, car leur risque est réparti sur des milliers de petits crédits. De plus, les banques commerciales voient dans la microfinance un prolongement de leur propre métier vers de nouveaux marchés. Ainsi, la « privatisation » de la microfinance, qui draine des capitaux privés vers ceux qui en ont le plus besoin, ouvre des perspectives sans précédent.  

 

On peut cependant craindre que cette privatisation n'incite les IMF commerciales à s'orienter vers une clientèle de moins en moins pauvre, supposée plus rentable : celle des petits commerçants, déjà installés, en zones urbaines. Certes, financer ces commerçants, qui n'ont pas accès aux banques, est très utile. Mais se focaliser uniquement sur eux entraîne deux risques. Le premier est de renoncer à un public beaucoup plus vaste, qui se trouverait laissé pour compte. Le second est d'instaurer une concurrence forte entre IMF sur un marché trop réduit. Les petits commerçants peuvent être tentés d'emprunter à plusieurs institutions à la fois. S'ils le font, ils deviennent surendettés et les IMF sont fragilisées. Ce scénario s'observe notamment en Bolivie, en Ouganda et au Bénin. 

 

Un autre risque lié aux fonds privés est celui de l'emballement. Si des capitaux viennent s'investir en microfinance trop rapidement, entraînant les IMF dans une course au décaissement, ils risquent d'aggraver le phénomène de concurrence exacerbée. De plus, l'expérience prouve que les IMF doivent maîtriser leur croissance et se structurer progressivement. Pour investir avec discernement, les financeurs privés doivent donc être conscients à la fois de ces risques et des opportunités réelles que la microfinance leur offre aujourd'hui. 

 

Dans le même temps, des populations entières n'ont toujours pas accès à la microfinance. On estime le nombre de bénéficiaires potentiels à au moins 500 millions, soit cinq fois le nombre actuel de clients. Pour les atteindre, il faut repousser les frontières de la microfinance et viser de nouveaux publics. On peut citer les zones rurales, souvent délaissées. Citons également les populations urbaines autres que les commerçants aujourd'hui visés. Il y a d'un côté les citadins de milieux encore plus modestes, dont les besoins sont immenses. Et de l'autre, des PME trop petites pour intéresser les banques mais dotées d'un grand potentiel. 

 

Une mobilisation de l'aide publique au développement est nécessaire pour accompagner des initiatives de microfinance destinées à ces publics, moins rentables. Des subventions permettront d'expérimenter de nouvelles méthodes et de faire face aux premières années de déficit. Certains programmes deviendront un jour rentables, et le secteur privé prendra alors le relais. D'autres resteront déficitaires ; il sera justifié de subventionner durablement ceux qui serviront efficacement une vocation très sociale. 

 

Cependant, les bailleurs de fonds publics devront éviter trois écueils. Le premier, dans les contextes où la microfinance est de nature commerciale, serait d'apporter des fonds publics à certaines IMF, créant une distorsion de concurrence. A terme, cela découragerait l'investissement privé. Le deuxième, dans l'euphorie suivant le prix Nobel de M. Yunus, serait de dégager trop rapidement des ressources massives à des acteurs trop peu préparés. Ceci entraînerait un gâchis qu'on reprocherait ensuite à la microfinance. Le troisième écueil serait à l'inverse, passé l'euphorie, de se désengager de la microfinance, au motif qu'une partie de ses activités revêt un caractère commercial. Au contraire, il faut de la part des bailleurs de fonds publics un engagement fort, éclairé et de long terme.  

 

SÉBASTIEN BOYE ET JEREMY HAJDENBERG sont auteurs, avec Christine Poursat, du « Guide de la microfinance » (Editions d'Organisation, 2006). MICHAËL CHEYLAN est responsable de CAPafrique (www.capafrique.org).

Avec le soutien de Gaypatrimoine,

 

 

Source :

 

 

 

 

 

par Gaypatrimoine publié dans : LE PATRIMOINE
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Vendredi 20 octobre 2006

Comment investir en Bourse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cinq règles à respecter pour réussir à faire fructifier un capital. 

 

Investir en Bourse consiste à acheter des valeurs (actions, obligations…) émises par des entreprises cotées en Bourse ou par des institutions. On peut souscrire à des parts de fonds collectifs (sicav et FCP) qui achètent ces valeurs. 

 

Action. 

Titre de propriété d’une part de capital d’une société. L’inscription sur votre «compte-titres» établit ce droit de propriété.

 

Bourse.

La Bourse est un système qui reçoit et gère de façon informatique les demandes d’achat et celles de vente sur les titres. Elle confronte ces ordres de façon à établir un cours de Bourse qui traduit un accord entre un acheteur et un vendeur sur la transmission des valeurs. La Bourse est gérée par une entreprise privée cotée,

Euronext. 

 

Compte-titres.Compte ouvert auprès d’un intermédiaire financier habilité à transmettre les ordres en Bourse (banque, société de Bourse, Caisse d’Épargne, La Banque Postale…). 

 

Frais de Bourse. 

Il s’agit des frais prélevés par votre intermédiaire sur vos ordres d’achat ou vente. Vous supportez aussi des frais dits de «gestion» appliqués annuellement ou par semestre sur le montant de votre portefeuille. Ces frais, variables selon les intermédiaires et le mode de passage des ordres, sont précisés par les «conditions tarifaires» mis à votre disposition.

Obligation.

Titre d’emprunt émis par une société privée ou publique ou par l’État. L’inscription sur votre «compte-titres » établit ce droit de propriété.

 

Règle n°1 : acceptez les risques

La décision d’acheter des actions vous expose aux évolutions des cotations. Celles-ci s’affichent en hausse ou en baisse selon les perspectives estimées par les investisseurs sur la société et sur la conjoncture. Par exemple, une action qui cote 100 euros voit son cours descendre à 95 (soit -5%). Cela signifie que des actionnaires ont cédé leurs titres (parce qu’ils croient moins au potentiel de la société) à des acheteurs qui, eux, à l’inverse, pensent que cet investissement est intéressant. Avec les actions, on peut voir son capital baisser jusqu’à 100% (en cas de faillite) ou progresser si l’entreprise réussit ses projets de développement. On peut gagner sur la durée bien plus de 100%. Investir en Bourse fait donc prendre un risque mais le potentiel de performance peut dépasser largement les solutions de placement sans risques.

 

Règle n°2 : investissez dans une optique de long terme

Vous devez gérer un portefeuille dans une perspective de placement sur au moins trois ans. Ne spéculez pas avec l’argent nécessaire à votre budget. Car vous devez pouvoir traverser les inévitables retournements sans vous trouver contraint de céder vos titres au pire moment. Investir «à long terme» ne signifie pas qu’on doit conserver toujours longtemps ses actions. Car il importe de savoir vendre pour prendre ses gains ou ses pertes en fonction de l’évolution du potentiel de la société. Cette optique de long terme exige d’apprécier la performance d’un portefeuille par-delà les satisfactions ou déceptions ponctuelles.

 

Règle n°3: diversifiez votre portefeuilleLe Revenu a toujours recommandé de gérer son actif boursier avec la «méthode des cinq postes» : actions françaises et européennes (entrant dans un PEA défiscalisé), actions internationales, actions or et matières premières, obligations et sicav monétaires. Ce qui répartit les risques. L’investisseur qui ne souhaite pas assumer lui-même les choix préférera les sicav et fonds communs de placement (FCP), gérés par des professionnels. Cette gestion collective permet de plus une diversification géographique plus aisée (en raison de la difficulté de surveiller et de s’informer sur les places financières étrangères).

 

Règle n°4 : répartissez vos choix d’actions Se constituer un portefeuille impose de pouvoir investir progressivement environ 1500 euros sur au moins dix lignes, soit un investissement de 15000 euros. Cette règle permet de ne pas trop diluer les chances de gains et de diminuer les risques de pertes. Ne concentrez pas tout votre actif sur un même secteur d'activité, mais répartissez-le sur plusieurs, les plus porteurs.

 

LES TERMES CLÉS POUR COMPRENDRE NOS CONSEILS

 

Vendez/allégez votre position

Cédez tout («vendez») ou partie («allégez») des actions que vous détenez, quelle que soit l’évolution du cours depuis votre achat, même si vous réalisez une moins-value.
Ce conseil correspond à une anticipation négative. Une annonce faite par une entreprise ou par un concurrent dans son secteur d’activité peut prendre à contre-pied l’optimisme des analystes et justifier un changement de position. Nous suggérons alors de vendre ou d’alléger selon l’importance du risque de perturbation que nous expliquons dans notre analyse.

 

Renforcez

Achetez de nouveau des actions d’une société que nous avons recommandée auparavant à un cours inférieur et dont nous estimons qu’elle conserve encore du potentiel.

 

Opérez une moyenne en baisse

Achetez de nouveau une valeur déjà conseillée, mais à un cours inférieur. Ce conseil permet de diminuer votre «prix de revient», c’est-à-dire votre cours moyen d’achat de l’action (servant de référence également pour le calcul de la plusvalue imposable).
Attention : une «moyenne en baisse» ne se conçoit que si vous considérez que la baisse du cours de l’action est excessive par rapport au potentiel de l’entreprise. En outre, cette opération ne doit pas vous conduire à sur pondérer le titre, c’est-à-dire à lui accorder une part trop importante dans votre portefeuille.

 

Achetez/achetez à titre spéculatif

Investissez sur une valeur dans une perspective d’un à trois ans, ou plus. Vous devez intégrer tout achat dans une diversification de votre portefeuille selon les secteurs d’activité et la tendance de la conjoncture.
Un conseil «spéculatif» signifie qu’une éventuelle information peut doper l’action (annonce de résultats meilleurs que prévu, opération de rachat, etc.).

 

Prenez vos bénéfices

Vendez une partie (ou tout pour une ligne de moins de 3000 euros) des actions d’une société, en hausse depuis notre conseil d’achat, afin de concrétiser vos plus-values. Cela lorsque le cours s’approche de l’objectif prévu.

 

L’action… n’est pas chère/est à son prix/ est trop chèreLa cherté d’une valeur ne dépend pas de son cours. Elle s’apprécie d’après la perception des investisseurs sur les perspectives de profit de la société dans son secteur d’activité. Les analystes utilisent essentiellement à cet effet le ratio PER (price earning ratio), c’est-à-dire le rapport cours sur bénéfice net par action anticipé pour l’année par les analystes.  

 

Les informations contenues dans cette page sont données à titre indicatif, elles ne sauraient être assimilées à un quelconque conseil ou incitation à vendre ou à acheter. Nous vous recommandons de prendre connaissance de la notice AMF avant toute décision d'investissement. Il est rappelé que l'investissement en Bourse s'adresse à une clientèle autonome acceptant les aléas boursiers.

Source :

par Gaypatrimoine publié dans : LE PATRIMOINE
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Vendredi 20 octobre 2006

Comment fonctionne la Bourse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Bourse apparaît encore, souvent à tort, comme un monde à part et souvent un univers réservé à des initiés.

Certains pensent même que si l'on ne fait pas partie des avertis, on risque de faire plus de mauvaises affaires que de bonnes. Pourtant les potentialités sont attractives sur longue période.

Mais s'il est vrai que la Bourse est un investissement risqué, elle ne l'est pas plus que d'autres comme la création et le développement d'entreprises ou même l'immobilier acquis dans de mauvaises conditions financières, juridiques et fiscales.
Pour éviter trop de déconvenues, un conseil : prenez le temps d'apprendre et de comprendre. Dialoguez aussi avec des professionnels, autrement dit avec des prestataires spécialisés dans la Bourse et les placements, comme les banques et autres établissements spécialisés (sociétés de Bourse, notamment, ou e-brokers sur Internet, filiales d'institutions bancaires. Tous peuvent vous aider à débuter, stimuler et à gérer efficacement un portefeuille boursier. Cela, dans des conditions financières à discuter pour bénéficier des frais de plus en plus faibles et d'un vrai service. Le Revenu qui paraît chaque semaine constitue une "bonne école" pour comprendre et agir.

 

 

 

 

À quoi sert la Bourse ?

 

 

 

 

C'est un grand marché où se rencontrent des vendeurs, à la recherche de capitaux ou de prises de plus-values, et des acheteurs à la recherche de profits lorsque les titres choisis voient leurs cours augmenter. Les vendeurs d'un jour étant peut-être les acheteurs de demain et inversement. Car c'est justement la confrontation d'opérateurs ayant des croyances différentes sur les perspectives de hausse ou de baisse des marchés qui participe à l'animation des Bourses.
Sur ces marchés organisés et contrôlés, des acteurs négocient des titres à des prix officiels appelés " le cours ". Celui-ci peut varier à chaque seconde sur des marchés informatiques qui arbitrent les ordres des différents opérateurs.

 

 

 

 

Les acteurs du marché boursier

 

 

 

 

Les particuliers sont directement peu actifs. Ce sont surtout les grandes institutions financières mondiales. Elles gèrent à la fois les fonds de pensions, les sicav, les FCP appartenant à des particuliers ainsi que les capitaux d'institutions. Elles sont les premiers acteurs des marchés boursiers. Vous pouvez donc vous mêler à ceux qui achètent ou vendent. Cela, à travers des banques ou des intermédiaires agréés permettant de gérer des actions, des obligations et toute une série de produits boursiers plus ou moins sophistiqués.
Entreprises, institutions et collectivités locales viennent en effet sur les marchés boursiers pour chercher des capitaux qui leur permettront de financer, entre autres, des investissements pour assurer leur développement.

 

 

 

 

Les différents marchés

 

 

 

 

Les Bourses respectent des conventions précises d'organisation. Une entreprise qui cherche des capitaux par le biais des marchés boursiers doit se plier à certaines exigences de règles et de transparence financière. Exigences qui varient selon les marchés concernés. Ainsi, la Bourse de Paris, qui est une entreprise privée elle-même, s'appelle "Euronext" ; elle s'est associé avec les Bourses belge, portugaise et hollandaise. Elle fonctionne tous les jours ouvrables. On y distingue plusieurs marchés boursiers, placés sous la surveillance de l'autorité des marchés financiers (AMF)
Nouvelle organisation de la cote. Il n'existe désormais qu'un seul marché appelé Eurolist et divisés en compartiments :
A - Capitalisation boursière supérieure à 1 milliard d'euros
B - Capitalisation boursière comprise entre 150 millions et 1 milliard d'euros
C - Capitalisation boursière inférieure à 150 millions d'euros
Spécial - Sociétés en règlement judiciaire Valeurs étrangères.
Les valeurs du marché libre sont classées séparément

La mise en place de la cote Eurolist et de ses compartiments est effective depuis le lundi 21 février 2005. Cette organisation se substitue à celle en place jusqu'à présent qui comportait :
Le Premier Marché : il rassemblait les plus importantes sociétés cotées.
Le Second Marché : il avait été créé début 1983 pour accueillir des entreprises de taille moyenne. Celles-ci peuvent ainsi obtenir les financements nécessaires à leur développement.
Le Nouveau Marché : Créé début 1996, il avait été mis en place pour soutenir le développement d'entreprises de haute technologie, à fort potentiel de croissance et leur permettre d'accéder au marché boursier.

Les transactions se font « au comptant », c'est-à-dire avec paiement immédiat, par des négociateurs de la Bourse de Paris
Le volume des transactions –ce qu'on appelle la « liquidité » est très variable selon l'importance des entreprises. On court donc de plus grands risques en investissant sur des titres sur lesquels les échanges quotidiens sont très faibles.
Les indices permettent de suivre l'évolution de la Bourse. Les plus connus à Paris :
Le CAC 40 regroupe les 40 titres les plus actifs de la Bourse de Paris. Il est calculé toutes les 30 secondes de 9 heures à 17heures 30, avec un tour de clôture à 17heures 35.
L'indice SBF 120 comprend les valeurs du CAC 40 ainsi que 80 valeurs de première importance en termes de capitalisation et de volume d'échanges.

 

 

 

 

Opérations au comptant ou à crédit (SRD)

 

 

 

 

L'ensemble des transactions doit être réalisé par un versement comptant sauf pour les titres éligibles au Service à règlement différé (SRD). Seulement environ 165 valeurs sur près de 1000 valeurs cotées à Paris permettent de spéculer à crédit. Elles doivent répondre à des critères stricts pour y paraître. En particulier leur capitalisation boursière doit être supérieure à 50 millions d'euros et la valeur d'échanges quotidiens supérieure à 1 million d'euros.

 

 

 

 

Quels sont les produits boursiers ?

 

 

 

 

On parle désormais d'instruments financiers pour désigner les produits boursiers. Il y a d'abord les actions bien sûr, c'est-à-dire des parts du capital d'une société.
On trouve aussi d'autres produits comme les obligations qui sont des reconnaissances de dettes à votre égard de la part d'entreprises, de l'état ou d'institutions et de collectivités locales.
Il existe également les titres d'OPCVM (organismes de placements collectifs de valeurs mobilières) comme les SICAV ou FCP, notamment.
Les SICAV sont des Sociétés d'investissement à capital variable qui détiennent des actions en fonction des souscriptions. La cotation est quotidienne. On en compte en France plus d'un millier. Les Fonds communs de placements (FCP) vous permettent de souscrire des valeurs mobilières en copropriété. La cotation est à des dates variables. On en compte en France plus de 5.000. L'or, longtemps valeur-refuge des Français, est devenu un produit assez délaissé depuis trente ans ; Euronext a pris la décision en 2004 de ne plus coter l'or en Bourse.
Les matières premières comme l'argent, le cuivre... constituent généralement des placements sujets à forte spéculation, donc à haut risque. Mais les bourses des matières premières sont différentes des Bourses de valeurs mobilières. On y court de très hauts risques. Attention.

 

 

 

 

Comment constituer et gérer un portefeuille ?

 

 

 

 

La constitution d'un portefeuille exige un intermédiaire professionnel financier habilité à réaliser des achats et des ventes de titres. Ce peut être votre banquier ou un agent de société de Bourse (désormais appelée entreprise d'investissement), un e-broker par Internet ou une société d'assurance. L'intermédiaire en question va vous ouvrir un compte titres sur lequel s'effectueront les opérations suivant diverses conditions techniques et financières précisées dans un contrat que vous devez examiner avec attention.
Quel que soit votre choix, plusieurs possibilités s'offrent à vous :
La gestion personnelle : vous l'assurez vous-même et donnez des ordres d'achat et de vente à votre intermédiaire boursier qui ne sera dans ce cas qu'un simple exécutant.
La gestion assistée : c'est une solution intermédiaire parfois sujette à des malentendus. En effet, l'intermédiaire vous donne ses conseils, payants ou pas, mais c'est vous qui prenez les décisions. Pas de problème si la réussite est au rendez-vous, mais cela se complique en cas d'échec car chacun se renverra la faute...
La gestion déléguée : vous définissez les objectifs et les risques acceptés (percevoir des revenus ou mener des opérations à crédit ou pas, répartir des actifs...) et l'intermédiaire s'occupe de les atteindre. Des frais de gestion vous seront alors facturés. Attention dans tous les cas à bien comparer les frais qui varient énormément d'un intermédiaire à l'autre. Tout se discute. Ne l'oubliez pas.
La gestion collective : vous placez en Sicav ou FCP gérés par des professionnels qui prennent les décisions d'orientation et de choix de valeurs. Les comparatifs de performances en fin d'année vous permettent de savoir si le gérant de votre Sicav s'est montré à la hauteur.
Des frais de courtage sont perçus à chaque vente ou achat d'actions, ainsi que des droits de garde pour la conservation et la gestion administrative des titres dans votre déclaration de revenus relatifs à la Bourse. Prenez donc bien soin de faire préciser par écrit toutes ces conditions.

 

 

 

 

Que choisir ?

 

 

 

 

Premier principe à respecter : ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Diversification ne veut pas dire pour autant atomisation de vos placements boursiers. C'est tout simplement le gage d'une bonne gestion dans un domaine où les facteurs irrationnels ne manquent pas. Il convient en ce domaine de suivre une méthode. Le Revenu vous en proposera une efficace. Celle de " La Méthode des quatre postes "
. Si vous disposez de temps et si vous avez envie de suivre régulièrement vos placements, lancez-vous. Mais commencez à petite échelle. Achetez des valeurs mobilières après avoir pris le temps de commencer à vous informer grâce à la presse, au minitel et à Internet. Pas besoin d'être millionnaire pour cela, quelques milliers d'euros suffisent pour débuter à constituer un petit portefeuille. Vous pourrez mieux débuter en ayant simplement un portefeuille virtuel que vous pourrez enregistrer pour en suivre l'évolution sur minitel et Internet. Si le temps vous est compté, orientez vous aussi vers des actions de SICAV ou parts de FCP. Des gestionnaires, dont c'est le métier, prendront dans ce cas en charge la gestion de votre portefeuille de titres.

 

 

 

 

Prenez votre temps

 

 

 

 

Sachez en tout cas que l'on n'achète pas un titre uniquement au regard de ses performances passées. Il faut examiner ses potentialités propres et celles de ses marchés, comme ses prévisions de résultat. Il convient donc de prendre le temps de faire des essais et de lire pour juger le fonctionnement de la Bourse. Vous constaterez ainsi qu'il faut éviter d'acheter un titre lorsque son cours est au plus haut ou de le vendre lorsqu'il est à la baisse. Tout cela est donc une question d'appréciation assez complexe. Nous allons y revenir pour vous aider simplement à comprendre le plus vite possible. Si ces quelques règles de base vous apparaissent aisées à mettre en oeuvre, la réalité est souvent plus difficile. Ne l'oubliez surtout pas.

 

 

 

 

Soyez informé

 

 

 

 

L'important aussi est d'éviter de réagir de façon émotionnelle. Pour cela ne négligez aucune information : rythme de l'inflation, niveau et tendance des taux d'intérêt, évolution de la situation économique en France et à l'étranger... Vous trouverez toutes ces informations dans des revues économiques et sur des serveurs télématiques grand public ou spécialisés. Ceux-ci publient également les cours journaliers des principales valeurs des différents marchés. Car non seulement il faut lire pour suivre l'actualité économique et boursière, mais il convient de savoir analyser la cote des valeurs qui contient plein d'informations intéressantes qui évoluent sans cesse.
N'hésitez pas non plus à prendre conseil auprès d'un professionnel chez qui sera déposé votre compte titres. Vous pouvez aussi chercher secours auprès d'autres particuliers en rejoignant, ou en créant avec quelques amis, un club d'investissement.

 

 

 

 

Identifiez votre profil financier

 

 

 

 

En fonction de votre profil, la répartition des différents titres de votre portefeuille sera plus ou moins orientée vers tel ou tel type de produits.
Les professionnels définissent en général trois profils financiers types que vous pouvez adopter :
Profil " sécurité ", privilégiez un portefeuille constitué en majorité d'obligations, de SICAV ou FCP obligataires, de placements à court terme en SICAV monétaires.
Profil " équilibré ", préférez un portefeuille majoritairement obligataire ou monétaire, avec une proportion d'actions ou de SICAV actions plus importante.
Profil " dynamique ", faites une place plus importante dans votre portefeuille aux actions, aux SICAV actions et, éventuellement, aux valeurs de matières premières.
Quels titres privilégier, et selon quels critères ? Le meilleur conseil, dans un marché sans cesse en mouvement, est de suivre grâce aux différents médias les mouvements et tendances. Ensuite, faites-vous votre opinion.

 

 

 

 

Une règle d'or

 

 

 

 

Enfin retenez cette règle d'or : la Bourse est avant tout un marché d'anticipation à la hausse ou à la baisse. C'est bien le point clef que nous allons nous efforcer de vous faire comprendre facilement pour avoir bien vite la perception d'une sorte de vrai professionnel amateur !

Source :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Gaypatrimoine publié dans : LE PATRIMOINE
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Vendredi 20 octobre 2006

Le service de règlement différé (SRD)

 

 

Le SRD a remplacé le règlement mensuel (RM) depuis le 25 septembre 2000. Seules les valeurs les plus liquides de la cote sont concernées et peuvent ainsi être achetées ou vendues à découvert sur ce marché à terme. Il s'agit d'un service payant.

 

 

Comment fonctionne le SRD

Il s'agit d'un service réservé aux valeurs françaises et étrangères cotées à la Bourse de Paris, valeurs les plus liquides, que le client pourra acheter ou vendre à terme (un mois ou plus) à condition de disposer d'une couverture garantissant qu'il pourra bien payer ses titres (cas de l'acheteur à découvert) ou les apporter (cas du vendeur à découvert). L'intérêt pour le client est d'effectuer une opération de spéculation à court terme. Le but est rarement en effet de lever des titres (cas de l'acheteur) ou d'en vendre, mais de réaliser une opération d'aller et retour dans le même mois pour profiter de ce que l'on appelle l'effet de levier. Exemple : avec une mise de 20 euros, le SRD vous permet d'acheter pour 100 euros de titres le 5 janvier. Le 15, si l'action a monté, votre placement vaudra, par exemple, 110 euros. Vous revendez et empochez 10 euros de gain (hors frais), soit une plus-value de 50 % (10 euros pour une mise limitée à 20 euros) et non de 10 % comme sur un marché au comptant (10 euros de gain pour une mise de 100 euros).  

 

Du point de vue du client, le mécanisme est calqué sur celui de l'ex-marché à règlement mensuel (possibilité de report d'un mois à l'autre, couverture d'au moins 20 %). Les ordres doivent être libellés « avec service de règlement différé ». Au niveau des intermédiaires, le négociateur avance les fonds pour acheter les titres au comptant, avec paiement sous trois jours. En cas de vente, il avance les titres (empruntés sur un marché centralisé) pour les livrer dans ce même délai au négociateur de l'acheteur. La sécurité s'en trouve renforcée, car les intermédiaires n'ont plus de risque de contrepartie vis-à-vis des clients. Les simples courtiers ne peuvent pas directement faire crédit car ils n'ont pas, contrairement aux négociateurs, le statut de société d'investissement (qui suppose des fonds propres suffisants). 

 

Des opérations à quel prix ?

Pour les achats et les ventes au comptant portant sur des valeurs issues de l'ex-RM, la commission de règlement immédiat (fixée à 1 %) est supprimée. En revanche, pour les ordres SRD, l'avance de fonds ou de titres est facturée. 

 

Comme pour les frais de courtage, la tarification est libre et doit être affichée par chaque intermédiaire, y compris les courtiers par Internet. Le coût est calculé pro rata temporis, en fonction de la durée de l'emprunt. Normalement, les courtiers ne prennent pas de marge au passage mais répercutent les tarifs du négociateur auquel ils sont affiliés –  

 

À SAVOIR

- La liste des actions éligibles au SRD est révisable annuellement pour y faire figurer les nouvelles valeurs répondant aux critères de sélection. La liste actualisée est disponible dans la cote de La VF et consultable sur Internet (Euronext.com). 

 

- Pour bénéficier du dividende distribué par une société, il est nécessaire de posséder ses actions en compte le jour du détachement. Aussi, l'investisseur qui achète des titres en SRD n'a pas droit au dividende si ce dernier est détaché par la société entre le jour de l'acquisition en SRD et le jour où les actions lui sont effectivement livrées. L'investisseur recevra alors une indemnité compensatrice équivalente au montant du dividende net. La nuance était importante jusqu'en 2004, car cette indemnité ne donnait pas droit à l'avoir fiscal, lui-même équivalent à 50 % du dividende net (lire la réforme de l'imposition des dividendes)  

 

Source : Site de conseils boursiers   

 

par Gaypatrimoine publié dans : LE PATRIMOINE
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Vendredi 20 octobre 2006

L’indice CAC 40

 

 

 

 

 

À quoi sert-il ? Comment est-il calculé ?  

L’indice CAC 40 est un indicateur censé représenter l’évolution globale des quarante plus importantes sociétés cotées à la Bourse de Paris. Cela en fonction de leur valeur boursière et du volume moyen des transactions. 

 

Indice

Référence qui traduit l'évolution des cours d'un ensemble de sociétés (40 pour le CAC, 120 ou 250 pour le SBF, etc.). La base de l'indice CAC 40 est 1000 au 31/12/1987. Les indices tiennent compte d'une pondération des variations de cours selon la capitalisation boursière des sociétés. Le CAC 40 est limité au «flottant», c'est-à-dire seulement aux capitaux circulant dans le public. 

 

CAC

Ces trois lettres signifient «cotation assistée en continu». C'est-à-dire que le système informatique d'Euronext gère de façon continue les cotations.

 

Capitalisation boursière

La capitalisation boursière d'une société est la valeur que lui attribue la Bourse. En pratique, elle se calcule en multipliant le nombre d'actions de la société par son cours de Bourse. Parfois, elle survalorise (ou inversement) la valeur de la société d'après son actif net comptable.

 

Sicav indicielle

Il s'agit d'une sicav (ou d'un fonds commun de placement) dont la composition comme la pondération sont calquées sur celle de l'indice qui lui sert de référence.

 

Le CAC 40 est l’indice représentatif de l’évolution des cours de la Bourse de Paris 

Il représente environ 70% de la capitalisation de la Place de Paris, c’est-à-dire de la valeur de l’ensemble des sociétés cotées. À ce titre, il sert de référence pour mesurer la qualité des performances réalisées par les gestionnaires d’actions françaises. Cependant, les div