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Samedi 25 novembre 2006

sixpacks0387.jpgLa rente viagère au régime

 

 

 

par Frédéric Giquel

 

 

 

 

 

 

Toutes les rentes liquidées à compter du 1er janvier 2007 seront calibrées selon de nouveaux taux de conversion. Mais au final la rente sera moins élevée pour un même capital.

 

 

 

 

 

 

De nouvelles tables de mortalité utilisées pour le calcul des rentes viagères ont été publiées durant l’été. Toutes les rentes liquidées à compter du 1er janvier 2007 seront donc calibrées selon de nouveaux taux de conversion. Seuls les produits affichant des taux de rente garantis à l’origine, comme certains contrats retraite Madelin, vont échapper à ce changement peu favorable aux futurs rentiers.

Trois mois pour agir
Jusqu’ici, il existait une table de mortalité unique, publiée en 1993 et construite sur la population féminine générale. Bien que prospective, elle sous-estimait la hausse de l’espérance de vie des Françaises. Les nouvelles tables ont donc été bâties à partir de la mortalité observée dans les portefeuilles des assureurs sur la période 1996-2005, alors qu’elle est plus faible que sur l’ensemble de la population. Elles font surtout la distinction entre femmes et hommes. Au final, la rente va donc coûter plus cher : elle sera moins élevée pour un même capital. Surtout pour les femmes, qui pourraient y perdre de 10 % à 20 % de pouvoir d’achat selon les âges !
Femmes en quête d’une rente immédiate, vous avez trois mois pour agir. Les hommes, eux, vont s’en tirer sans grande différence, voire gagner quelques euros dans l’affaire. Encore faudra-t-il que l’assureur utilise une table masculine. Il n’est pas tenu de le faire. Les compagnies ont le droit de n’avoir qu’une table de mortalité, dans ce cas c’est obligatoirement celle des femmes.
La réglementation est donc sévère pour les épargnants et avantageuse pour les compagnies. Celles-ci estiment qu’elles sécurisent davantage l’opération, le tarif étant plus équitable qu’auparavant. Epargnés par ces changements de calcul, les rentiers actuels sont tout de même concernés par les nouvelles règles de provisionnement édictées dans l’arrêté.

Modeste revalorisation

Les compagnies d’assurances vont devoir mettre plus d’argent de côté. Elles ont certes quinze ans pour étaler cet effort. Mais, pour les rentiers, cette mise à niveau pourrait se traduire par une modeste revalorisation des rentes servies. A noter enfin que l’arrêté modifie le montant minimum en deçà duquel la rente est versée sous forme de capital. Il est désormais de 40 euros par mois ou 120 euros pour une rente trimestrielle.

 

 

 

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Vendredi 24 novembre 2006

sixpacks0225.jpgEn 2007, le PACS sera plus protecteur des droits des partenaires 

 

 

 

A compter du 1er janvier 2007 les couples pacsés seront soumis à des règles plus protectrices. Leur situation patrimoniale se rapproche de celles des couples mariés.

 

Le pacte civil de solidarité prend un peu des airs de contrat de mariage. Applicable au 1er janvier 2007, la loi du 23 juin 2006 conforte et précise le statut juridique du PACS.

 

Deux modifications majeures sont mises en place dès 2007 :

 

- l'indivision n'est plus la règle pour les biens appartenant aux partenaires d'un Pacs,

 

- le partenaire survivant bénéficie d'un droit gratuit d'occupation du logement commun après le décès de son compagnon (compagne).

Les biens restent propres à chacun sauf convention d'indivision

 

Jusquà maintenant les biens acquis par des couples pacsés étaient présumés être en indivision.

 

Dorénavant, cette présomption d'indivision n'existe plus. Le nouvel article 515-5 du Code civil prévoit : " Sauf dispositions contraires, chacun des partenaires conserve l'administration, la jouissance et la libre disposition de ses biens personnels."

 

Mais rien n'empêche aux couples pacsés de signer une convention d'indivision s'ils la préfère et s'ils estiment que cette convention leur apporterta une meilleure protection patrimoniale.

 

Le nouveau texte prévoit que " Les partenaires peuvent, dans la convention initiale ou dans une convention modificative, choisir de soumettre au régime de l'indivision les biens qu'ils acquièrent, ensemble ou séparément, à compter de l'enregistrement de ces conventions. Ces biens sont alors réputés indivis par moitié ".

 

Le nouveau régime s'applique à tous les partenaires qui signeront un PACS à partir du 1er janvier 2007. Les personnes bénéficiaires d'un PACS antérieur peuvent opter pour une convention d'indivision modifiant leur régime antérieur.

 

Concernant la preuve des biens, chacun des partenaires peut prouver par tous les moyens, tant à l'égard de son partenaire que des tiers, qu'il a la propriété exclusive d'un bien.

 

L'indivision n'existe plus d'office que pour les biens sur lesquels aucun des partenaires ne peut justifier d'une propriété exclusive. Dans ce cas, ces biens sont réputés leur appartenir indivisément à chacun pour moitié.

 

Une protection pour le pacsé survivant

 

La personne ayant signé un PACS bénéficie d'un droit temporaire au logement d'une durée d'un an à compter du décès de son partenaire. Elle a de plein droit, pendant une année, la jouissance gratuite de ce logement, ainsi que du mobilier compris dans la succession qui le garnit.

 

Si le logement du couple pacsé était assuré au moyen d'un bail, les loyers lui en seront remboursés par la succession pendant l'année, au fur et à mesure de leur versement.

 

S'aider mutuellement

 

Les partenaires des couples pacsés doivent s'aider financièrement. C'est une obligation posée par la nouvelle loi en ces termes : " les partenaires liés par un pacte civil de solidarité s'engagent à une vie commune, ainsi qu'à une aide matérielle et une assistance réciproques. Si les partenaires n'en disposent autrement, l'aide matérielle est proportionnelle à leurs facultés respectives ".

 

Les partenaires sont tenus solidairement à l'égard des tiers des dettes contractées par l'un d'eux pour les besoins de la vie courante. Toutefois, cette solidarité n'a pas lieu pour les dépenses manifestement excessives.

 

Informer les tiers de l'existence d'un PACS

 

Une publicité est désormais prévue.

 

Le pacte civil de solidarité ne prend effet entre les parties qu'à compter de son enregistrement, qui lui confère une date certaine. Il n'est opposable aux tiers qu'à compter du jour où les formalités de publicité sont accomplies.

 

Il est fait mention du PACS en marge de l'acte de naissance de chaque partenaire, avec indication de l'identité de l'autre partenaire. Pour les personnes de nationalité étrangère nées à l'étranger, cette information est portée sur un registre tenu au greffe du tribunal de grande instance de Paris. L'existence de conventions modificatives est soumise à la même publicité.

 

Les partenaires qui décident de mettre fin d'un commun accord au pacte civil de solidarité remettent ou adressent au greffe du tribunal d'instance du lieu de son enregistrement une déclaration conjointe à cette fin.

 

Le partenaire qui décide de mettre fin au pacte civil de solidarité le fait signifier à l'autre. Une copie de cette signification est remise ou adressée au greffe du tribunal d'instance du lieu de son enregistrement.

 

 

 

 

 

B.L.C

 

 

 

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Vendredi 24 novembre 2006

sixpacks0399.jpgCessions d'actions: mode d'emploi de l'abattement

 

 

Depuis le 1er janvier de cette année, le compteur tourne pour les plus-values engrangées sur votre portefeuille, mais aussi pour celles sur les actions de votre entreprise. Dans le premier cas, il vous faut attendre huit ans pour une exonération totale. Dans le deuxième, si vous partez à la retraite, le compteur tourne depuis 2000 pour les PME.

 

 

Céder son portefeuille de titres ou les actions de son entreprise va se révéler fiscalement moins onéreux pour l'investisseur ou le dirigeant qui réalise à cette occasion une plus-value. Mais il faut s'armer d'un peu de patience pour apprécier les nouvelles règles d'imposition des plus-values de cession de valeurs mobilières, adoptées l'an dernier dans le train de la réforme de l'impôt sur le revenu (IR). Le bénéfice des allègements de la facture fiscale ne sont, en effet, pas immédiats.

Conserver les titres huit ans pour une exonération totale

Le principe de la taxation des gains de cessions de titres, actions, parts sociales des particuliers, lorsque le montant annuel des cessions du foyer atteint 15.000 euros, au taux de 16% (porté à 27% avec les prélèvements sociaux) reste inchangé. C'est l'assiette de l'impôt qui va se trouver diminuée, par le jeu d'un abattement d'un tiers de la plus-value par année de détention et ce, au-delà de la cinquième année. Il faut donc avoir détenu les titre cédés pendant au moins cinq années avant de les céder pour commencer à bénéficier de l'allègement, et pendant huit ans pour avoir droit à une exonération totale.

Or, les années écoulées avant le 1er janvier 2006 ne sont pas prises en compte. Les premières exonérations totales concerneront donc les titres acquis au plus tard le 31 décembre 2006 et cédés, au plus tôt, en 2014. "La charge fiscale n'est toutefois pas complètement effacée, puisque, contrairement aux plus-values immobilières, les plus-values de cessions de valeurs mobilières, même totalement exonérées d'IR, restent toujours soumises aux prélèvements sociaux", rappelle Corinne Dadi, avocat fiscaliste, associée au cabinet Stehlin & Associés.

"Les particuliers pourront bénéficier de ce régime sur les titres cotés ou non, européens, détenus dans une société soumise à l'impôt sur les sociétés, même détenus en usufruit ou en nue-propriété", précise l'avocate. Pas question, en revanche, de cumuler les dispositifs de faveur. L'abattement ne pourra donc pas s'appliquer aux plus-values issues d'acquisitions d'options sur actions, d'actions gratuites, de titres détenus sur un PEA depuis moins de cinq ans, de SCR, de SUIR, de Sicav, etc.

Chef d'entreprise: une faveur pour les candidats à la retraite

Les choses diffèrent pour le patron d'une PME, qui vend son entreprise en vue de prendre sa retraite. La loi lui donne le droit prendre en compte les années déjà écoulées avant le 1er janvier 2006. Les premières exonérations partielles profiteront donc aux titres détenus depuis le courant de l'année 2000, et cédés à partir du 1er janvier 2006, "à condition que le cédant ait conservé les titres et dirigé l'entreprise pendant cinq ans. Aussi, la rupture doit être totale: le cédant doit cesser ses fonctions de direction ou son activité de salarié et vendre tous ses titres, ou, lorsqu'il est majoritaire, au moins 50%. Mais rien ne l'empêche de rester consultant de son ancienne entreprise", précise utilement l'avocate.

Enfin, "le fisc admet que les titres cédés en bloc, par le dirigeant et les membres de sa famille, bénéficient aussi de l'abattement". Une faveur de Bercy pour encourager les transmissions, dont acte.

 

 

Annabelle Pando

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Vendredi 24 novembre 2006

sixpacks0368.jpgEscroqué par un courtier un assuré obtient réparation auprès de l'assureur 

Victime d'un détournement de capitaux par un courtier un assuré peut être indemnisé par l'assureur que représente ce courtier.

 

 

Un assuré victime d'un détournement d'argent par un courtier peut être indemnisé par l'assureur, du moins lorsque la victime a pu, en raison des circonstances, penser que cet intermédiaire agissait pour le compte de l'assureur.

 

 

Suite à une proposition transmise par un inspecteur d'une compagnie d'assurance, M. et Mme X ont souscrit, le 5 septembre 2002, un contrat d'une valeur de 46.334 euros par l'intermédiaire d'un courtier.

 

 

Le courtier ayant détourné les fonds, les époux victimes de cette escroquerie se sont alors adressés à l'assureur. Les magistrats, tant ceux de la Cour d'appel de Bordeaux (31 janvier 2005) que ceux de la Cour de cassation (1 ère Chambre civile en date du 21 novembre 2006, pourvoi n° 05-13582), ont fait droit à leur demande.

Les victimes ont pu légitimement penser que le courtier engageait l'assureur à cause :

 

 

- d'une part, du déplacement chez eux, en sa présence, d'un inspecteur de la compagnie d'assurances ayant abouti à une proposition de placement qui lui avait été adressée, " le tout pouvant s'entendre comme procédant d'un lien hiérarchique entre l'un et l'autre" précisent les juges ;

 

 

- d'autre part, de la désignation du courtier comme "conseiller", terme ambigu pouvant être compris comme conseiller en assurances de l'assureur ;

 

 

- et enfin de la possession et de la présentation par le courtier d'un contrat préimprimé à en-tête de la compagnie d'assurances.

 

 

Les magistrats ont retenu l'existence d'un mandat apparent qui laissaient croire aux assurés que le courtier était un vendeur de l'assureur. Ces circonstances autorisaient, en effet, les victimes qui n'avaient à l'évidence aucune connaissance particulière dans les domaines juridiques et des assurances, à ne pas vérifier le pouvoir du courtier.

 

 

En raison de ces circonstances les magistrats ont imposé à l'assureur de rembourser les capitaux qui avaient été détournés par le courtier.

 

 

 

 

 


Les cas de détournements de fonds par des professionnels de la finance sont excessivement rares, mais ils existent néanmoins.
Pour éviter au maximum les litiges, les assurés ne doivent jamais verser des espèces. Ils doivent toujours établir le chèque au nom de l'assureur ou de la banque et utiliser de préférence un stylo bille beaucoup plus difficile à effacer ou à surcharger qu'un stylo plume.
 

 

 

 

 

 

B.L.C

Source :

 

 

 

 

 

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Lundi 30 octobre 2006

allsports0028.jpg

Gestion de patrimoine : principaux indicateurs

 
Novembre 2006
 
Rendement de l’épargne    
Produits réglementés Taux Plafond
- Codévi 2,75 % 4 600 euros
- Livret A, Livret Bleu 2,75 % 15 300 euros
- Livret Jeunes (1) 4,00 % 1 600 euros
- Livret d’épargne populaire (2) 3,75 % 7 700 euros
(1) Taux moyen pratiqué. (2) Epargnants payant moins de 709 euros d’impôts sur les revenus 2005.
 
 
Epargne-logement Taux Taux avec prime
- Compte d’épargne-logement (plafond : 15 300 euros) 1,75 % 2,62 %
- Plan d’épargne-logement (1) (plafond : 61 200 euros)
* Ouvert depuis le 01-08-03 2,50 % 3,50 %
* du 12-12-02 au 31-07-03 3,27 % 4,50 %
* du 01-07-00 au 11-12-02 3,27 % 4,50 %
* du 26-07-99 au 30-06-00 2,61 % 3,60 %
* du 09-06-98 au 25-07-99 2,90 % 4,00 %
* du 23-01-97 au 08-06-98 3,10 % 4,25 %
* du 07-02-94 au 22-01-97 3,84 % 5,25 %
* du 16-05-86 au 06-02-94 4,62 % 6,00 %
* du 01-07-85 au 15-05-86 4,75 % 7,50 %
(1) Prime d’Etat versée uniquement en cas de prêt sur les PEL ouverts depuis le 12-12-02.
 
Assurance vie (fonds en euros)
* Taux moyen 2003 4,20 %
* Taux moyen 2004   4,00 %
 
Fiscalité    
Chiffres clés  
Seuil de cession de valeurs mobilières (plus-values boursières) 15 000 euros  
Plafond de versements sur le Plan d'épargne en actions (PEA) 132 000 euros  
Abattement assurance vie par bénéficiaire en cas de décès 152 500 euros  
Seuil d'exonération de l'ISF 750 000 euros  
 
 
 
Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006
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Lundi 30 octobre 2006

allsports0009.jpgObjectif : se constituer une cagnotte sur les marchés financiers

 

 

 

 

 

 

A quel âge s’y prendre ? 

- Dès la naissance car, par définition, les nouveau-nés ont l’assurance de ne pas avoir besoin d’argent pendant une quinzaine d’années… Plutôt que de leur ouvrir un Livret A, préférez l’achat d’une Sicav ou la souscription d’un contrat d’assurance vie multisupport.
- Lorsque vous disposez de revenus réguliers, privilégiez l’investissement programmé pour lisser les fluctuations du marché.

Le monde n’est plus ce qu’il était ! Et il est aujourd’hui dangereux de se tenir à l’écart de la financiarisation de la société. Avoir de l’immobilier est une chose, investir sur les marchés financiers, une autre. Deux stratégies plus complémentaires que contradictoires. Alors que les patrimoines des Français sont riches de terres et d’immeubles, ils comportent une faible part d’actions et de Sicav.
C’est un réflexe. A la naissance du petit dernier, l’un des grands-parents ouvre un Livret A ou un livret Bleu – régulièrement alimenté ensuite – à l’enfant. Question : à quoi est destiné ce bas de laine ? Parions que cette cagnotte sera soigneusement préservée pour assurer l’avenir du jeune : participer au financement de ses études ou l’aider à s’installer dans la vie. Dès lors, c’est une erreur de laisser dormir les fonds de longues années durant sur un livret. Puisque vous avez le temps, jouez plutôt la Bourse. Pas question d’acheter une ou deux actions en direct, même si désormais les plus-values réalisées sont exonérées au bout de huit ans. Gardez en mémoire l’histoire du projet du siècle : Eurotunnel… Préférez au contraire la souscription d’un fonds sur un compte-titres ou via un contrat d’assurance vie multisupport.

 

Epargnez régulièrement en Bourse 

La Bourse peine à séduire. Et elle a aussi souvent l’image d’un casino. Au grand dam de certains et pour le bonheur des autres. Mais, tout compte fait, beaucoup d’épargnants se complaisent avec cette illusion. Quelle valeur faut-il donc acheter ? L’heure n’est-elle pas venue de prendre ses bénéfices ?
Pour se bâtir une cagnotte et faire grossir son patrimoine, les marchés financiers sont incontournables. Ils permettent à long terme de profiter de la croissance économique mondiale. La meilleure solution consiste, ici, à transposer une pratique… immobilière. Au lieu de mettre tous les mois de l’argent de côté pour rembourser un crédit, investissez-le sur les marchés boursiers. Les yeux fermés ! De quoi profiter de l’effet boule de neige de la capitalisation. Avec cette épargne forcée, adaptée tout particulièrement aux salariés ou retraités disposant de rentrées d’argent régulières, vous profitez alors des phases de progression de la Bourse, mais aussi des périodes de baisse. Explication : en investissant toujours le même montant, vous acquérez un plus grand nombre de parts lorsque leur valeur diminue. Résultat : vous réalisez ce que les professionnels de la finance appellent une «moyenne à la baisse». En d’autres termes, vous abaissez le prix de revient de votre investissement et augmentez de facto sa performance dès que les marchés reprennent le chemin de la hausse. Imparable. Et totalement à l’opposé du réflexe naturel des épargnants consistant à acheter après une phase de hausse et à vendre au plus bas…

 

Privilégiez l’enveloppe fiscale la plus adaptée 

L’investissement programmé est possible sur presque toutes les enveloppes : compte-titres, plan d’épargne en actions (PEA), plan d’épargne entreprise (PEE) ou assurance vie. Des outils aux caractéristiques légèrement différentes. Sur les comptes-titres, tous les investissements sont possibles, mais les plus-values sont taxables au taux de 27% dès lors que les cessions réalisées par le foyer fiscal dépassent 15 000 euros dans l’année. Le PEA est plus avantageux. Au bout de cinq ans au minimum de détention, les gains réalisés au sein d’un plan sont exonérés. N’hésitez pas à en souscrire un le plus tôt possible de façon à prendre date fiscalement. Après huit ans, vous pourrez même utiliser votre pactole pour effectuer des retraits sans entraîner la rupture du plan. En revanche, de nouveaux versements ne seront plus possibles. Autre contrainte : impossible d’avoir plus d’un PEA par contribuable et d’y investir plus de 132 000 euros.
Eventuellement proposé par votre employeur, le PEE est encore plus attractif, en particulier lorsqu’il ne se limite pas aux titres de l’entreprise. Il offre alors plus de possibilités de diversification que le PEA. Autre atout : vos versements volontaires peuvent être gonflés par un apport de l’employeur, appelé l’abondement. Ce dernier peut atteindre jusqu’à 300% du versement de l’employé, avec un plafond annuel de 2 300 euros sur le PEE et de 4 600 euros sur un plan d’épargne retraite collectif (Perco). Si votre entreprise vous permet de disposer des deux plans, vous pourrez donc doper votre cagnotte de 6 900 euros par an à bon compte. Qui plus est, l’employeur peut prendre en charge les frais de tenue de compte, voire aussi les frais sur versement ou d’arbitrage. Attention : la réserve constituée avec le Perco est disponible seulement au départ à la retraite. Le PEE est plus souple : après cinq ans, et même avant dans une dizaine de cas de déblocage anticipé – comme le départ de l’entreprise, le mariage ou l’acquisition de la résidence principale –, l’épargnant peut récupérer son épargne, exonérée d’impôts, hors charges sociales. Un délai décompté à partir de chaque versement, et non lors de l’ouverture du plan comme pour le PEA.

 

Ne boursicotez qu’une fois vos arrières assurés 

Enfin, il y a l’incontournable assurance vie. Pas de plafond pour les versements, une quasi-exonération des gains réalisés après huit ans, une fiscalité successorale hors pair et aucune limitation du nombre de contrats détenus… Quel que soit votre âge, vous avez donc intérêt à détenir un ou plusieurs contrats d’assurance vie dès lors que vous commencez à détenir des capitaux conséquents. D’autant que ces produits acceptent une très large palette d’actifs. De quoi faire de vos contrats un placement totalement sûr, via la souscription d’un fonds en euros, ou très dynamiques, via des supports actions investis sur l’ensemble des places internationales.


Et la Bourse en direct ?

Elle a évidemment sa place sur un compte-titres ou un PEA. Mais il n’est pas opportun de commencer en s’aventurant en direct, seul, sur les marchés. Cette étape doit venir une fois le patrimoine largement constitué. D’une part, pour disposer de suffisamment d’argent pour investir sur une dizaine de lignes environ. D’autre part, pour être sûr de ne pas avoir besoin de l’argent placé du jour au lendemain.

 

L’art de faire croître son patrimoine 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : placez cent euros par mois et vous obtiendrez un véritable trésor de guerre au bout de quelques années ! Problème : il est bien délicat de trouver aujourd’hui un placement à taux fixe avantageux. A long terme, seule la Bourse devrait pouvoir dégager une rentabilité supérieure à 6%. Or, avec 100 euros épargnés par mois, l’écart entre un rendement de 2 ou de 6% est supérieur à 3 000 euros après dix ans. Toujours sur une décennie et si vous ne souhaitez prendre aucun risque, un taux de 3% suffit à générer un capital de près de 14 000 euros. Vous avez dit cagnotte ?

Quel capital pour 100 euros par mois ?
Année Taux
- 2% 3% 4% 5% 6% 8% 10%
1 1 213 1 219 1 226 1 232 1 239 1 251 1 264
2 2 450 2 475 2 501 2 526 2 552 2 603 2 655
3 3 712 3 769 3 827 3 885 3 943 4 063 4 184
4 4 999 5 102 5 206 5 311 5 419 5 639 5 866
5 6 312 6 474 6 640 6 809 6 982 7 341 7 717
8 10 411