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Samedi 25 novembre 2006

sixpacks0293.jpgLes revenus d'actions françaises et européennes soumis à de nouvelles modalités d'imposition 

 

Le régime d'imposition des revenus de valeurs mobilières - qui succède à l'avoir fiscal - est modifié par le nouveau barème de l'impôt sur le revenu, et en particulier par l'intégration de l'abattement de 20% dans ce barème.

 

 

 

Pour les revenus et dividendes des capitaux mobiliers, des mécanismes de correction sont prévus suite à l'intégration de l'abattement de 20 % dans les taux du barème de l'impôt.

 

 

 

Après la suppression de l'avoir fiscal un nouveau dispositif d'imposition des revenus des actions françaises ou européennes (ou d'un Etat ayant conclu avec la France une convention fiscale) avait été mis en place. 

 

 

Ce régime faisait bénéficier les titulaires de revenus de valeurs mobilières d'un abattement de 50 % sur leurs revenus et d'un abattement annuel de 1.220 ou 2 .440 euros selon la situation familiale du contribuable, sans oublier un crédit d'impôt de 115 euros (personne seule) ou 230 euros (couple).

 

 

 

L'abattement de 50 % sur les revenus est, désormais, ramené à 40% pour les revenus perçus depuis le 1er janvier 2006. Quant à l' abattement annuel de 1.220 ou 2.440  euros selon la situation familiale du contribuable, il passe, respectivement, à 1.525 ou 3.050 euros. En revanche, le crédit d'impôt de 115 ou 230 euros n'est pas modifié.

 

Une instruction fiscale référencée 5 I-11-06 n° 193 du 27 novembre 2006 commente ce nouveau dispositif applicable depuis le début 2006 aux revenus des actions.

 

 

 

Enfin, dernière conséquence du nouveau barème de l'impôt sur le revenu, pour certains revenus de capitaux mobiliers (rémunérations ou avantages occultes, revenus réputés distribués à la suite d'une rectification des résultats de l'entreprise,...), leur montant retenu pour le calcul de l'impôt sur le revenu est majoré d'un coefficient de1,25.

 

 

 

Lire la nouvelle instruction fiscale

 

 

 

Source :

 

 

par Gaypatrimoine publié dans : LE PATRIMOINE
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Samedi 25 novembre 2006

atthepool0293.jpgL'attrait pour les foncières cotées ne se dément pas

 

Depuis trois ans, les valeurs immobilières font des étincelles en Bourse. Elles ont dopé les OPCVM dans les PEA et les unités de compte d'assurance-vie misant sur ce secteur. Mais qu'en sera-t-il en 2007? Quid du non coté?

 

 

 

L'immobilier coté en Bourse continue d'attiser les convoitises des investisseurs. Sur l'ensemble de l'univers européen des foncières cotées, les performances restent alléchantes: l'indice FTSE EPRA (European Public Real Estate association) s'adjuge ainsi 20% depuis le début de l'année, après des gains respectifs plus qu'honorables de 26,10% et 41,73% en 2005 et 2004. "L'année prochaine, en revanche, il faut s'attendre à un ralentissement", relève Bart Coenraads, responsable de l'investissement immobilier chez Fortis Investments. Après les envolées précédentes, il table aujourd'hui sur une progression de l'indice en 2007 de l'ordre de 10%.

Il n'empêche que dans l'ensemble des investissements dits alternatifs, la part de l'immobilier devrait continuer d'augmenter en Europe. En 2007, selon les statistiques de la société américaine Russel, elle est estimée à 11% (contre près de 10% en 2005) tandis que les "hedge funds" s'octroient 6% et le "private equity" 7%.

L'immobilier est également une classe d'actifs plus recherchée au Japon, où sa part, à comparer encore avec ces deux autres placements alternatifs, devrait passer de 3,5% en 2005 à 6% en 2007. Aux Etats-Unis, sa part reste stable tandis qu'elle décline en Australie.

Par ailleurs, autre tendance observée depuis 2003, les fonds de pension en Europe ont changé leur exposition, passant d'un investissement dans l'immobilier en direct vers les foncières cotées et non cotées. Ainsi, la part de l'investissement en direct qui dépassait les 80% en 2003 est descendue autour de 60% l'an dernier. A l'inverse, l'investissement dans les actions augmente sur ces deux périodes respectives d'environ 5 à 18%. Aux Etats-Unis, les investisseurs réduisent également leur exposition sur les actions immobilières pour investir davantage dans le non coté.

Marjorie Bertouille

 

 

 

La Tribune.fr

 

 

 

par Gaypatrimoine publié dans : L'IMMOBILIER
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Samedi 25 novembre 2006

Légère baisse des rentes viagères à partir de janvier 2007 

Choisir une rente viagère à l'échéance des différents produits financiers sera légèrement moins intéressant à compter de l'an prochain, particulièrement pour les femmes.

 

 

Les sorties en rente viagère des différents produits financiers seront légèrement moins intéressantes à compter de l'an prochain.

 

 

Les contrats de rente viagère immédiate et les placements qui se dénouent en rente viagère vont subir une légère baisse du niveau de leurs prestations. Deux catégories de produits sont touchées :

- les contrats à sortie facultative en rente viagère : il s'agit des contrats d'assurance vie, plans d'épargne populaire, plans d'épargne en actions, plans d'épargne entreprise, plans d'épargne retraite collectif) ;

 

 

- les contrats à sortie obligatoire en rente viagère : plans d'épargne populaire, contrats de retraite Madelin.

 

 

En effet pour les contrats qui vont se dénouer à partir du 1 er janvier 2007 les taux de rentes seront soumises à de nouveaux barèmes.

 

 

Jusqu'à présent le coefficient de transformation en rente utilisé pour les hommes et les femmes est identique. 

 

 

A compter de 2007, il y aura deux coefficients en vigueur, l'un pour les femmes, l'autre pour les hommes. Les femmes ayant une espérance de vie supérieure à celle des hommes, les rentes servies aux femmes seront donc plus faibles que celles versées aux hommes.

 

 

 

 

 

B.L.C

 

 

 

 

 

Source :

par Gaypatrimoine publié dans : LE PATRIMOINE
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Samedi 25 novembre 2006

atthepool0333.jpgL'Asie, une zone géographique d'investissement incontournable

 

 

L'Asie, hors Japon, ne cesse d'étonner, avec un dynamisme économique sans précédent. Arnaud Simon, gérant du fonds Avenir Sélection Asie, présente les attraits de cette région du monde, accessible notamment grâce à la multigestion.

 

 

 

 

 

Un géant démographique...
L'Asie est déjà un acteur majeur au regard de sa dimension géographique: 53% de la population mondiale et un marché potentiel de plus de 3 milliards de consommateurs.

Un dynamisme économique sans précédent...
La croissance structurelle de l'Asie dépasse de 4% celle de l'Europe et des Etats-Unis. Elle contribue pour 24% au PIB mondial.

Un poids économique non reflété encore dans les marchés financiers...
Le poids de l'Asie hors-Japon est passé de 4 à 7% dans l'indice mondial entre 1998 et 2006. Cet accroissement, encore modeste, illustre parfaitement la prochaine affirmation de l'Asie dans l'économie mondiale. Le potentiel demeure donc intact pour les investisseurs finaux.

Une zone riche mais complexe
Les performances des marchés asiatiques, pays par pays, peuvent être très volatiles. En effet, très souvent, l'adage 'les premiers d'aujourd'hui seront les derniers de demain' se vérifie. Ceci se comprend aisément intuitivement. En effet, de grandes disparités culturelles existent au sein de la zone. La Chine demeure très différente de l'Inde ou de l'Indonésie.

D'un point de vue économique, la Chine est plutôt tournée vers les industries lourdes ou les services manufacturiers, lorsque l'Inde se distingue par son expertise en produits technologiques ou activités de services.

La solution d'investissement optimale...
Diversifier ses investissements sur l'ensemble des pays de la zone permet ainsi sans conteste d'abaisser le risque global de son portefeuille tout en conservant un fort potentiel de performance.

Cette allocation ne doit cependant pas forcément être statique. De bonnes allocations tactiques permettent d'optimiser la performance. A titre d'exemple, en 2003, l'écart de performance, en absolu, entre le "meilleur" et le "pire" de la zone, était de l'ordre de 111% (Thaïlande 134%, Malaisie 23%).

...la multigestion
La multigestion consiste à sélectionner les meilleurs fonds auprès de différentes sociétés de gestion. Elle permet de réaliser une allocation d'actifs réactive et de bénéficier, dans chaque pays, de l'expertise de gérants spécialistes.

Avenir Finance Sélection Asie, fonds de fonds actions asiatiques géré par Avenir Finance Investment Managers, spécialiste de la multigestion, est ainsi un véhicule idéal pour profiter du développement asiatique avec un risque maîtrisé.

 

 

 

 

 

Source : LaTribune

 

 

 

 

 

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Samedi 25 novembre 2006

atthepool0422.jpgPrévisions - décembre 2006

 

De bons résultats trimestriels, et après ?

 

par Catherine Brault

 

 

Si 2006 a encore été un bon cru pour les résultats des entreprises, les analystes sont moins optimistes pour 2007 et anticipent désormais des progressions de bénéfices par action moindres l’année prochaine.

 

 

Les résultats trimestriels des sociétés françaises cotées en Bourse ont plutôt révélé de bonnes surprises et permis, dans nombre de cas, aux analystes de revoir à la hausse leurs estimations de résultats pour l’exercice 2006 (voir ci-dessous).

Sept sociétés seulement feront mieux en 2007 qu’en 2006
Au palmarès de ces changements depuis trois mois, Suez prend la tête du peloton, la croissance organique annuelle devant dépasser l’objectif fixé. La Société Générale est aussi en bonne place grâce aux performances de la banque de détail qui a pris le relais de la banque de financement et d’investissement. De son côté, la rentabilité d’Eiffage a fait un bon grâce à l’accélération de la croissance au troisième trimestre.
Mais, attention, l’exercice 2007 s’annonce moins glorieux pour nombre d’entreprises. Les progressions de bénéfices par action seront ainsi en général inférieures à celles de 2006. Au sein du CAC 40, seules quatorze sociétés devraient afficher des hausses de bénéfice net par action plus fortes en 2007 qu’en 2006. Si l’on exclut celles ayant vu leur résultats 2006 reculer par rapport à ceux de 2005, il n’en reste plus que sept : Air Liquide, Carrefour, Suez, PPR, Axa, Mittal et EDF. C’est peu. Les bénéfices seront donc un moindre soutien pour les actions en 2007.

Des croisssances moins fortes en 2007
Société Variation du BNA (1) 2006 Variation du BNA 2007
Il y a trois mois Aujourd'hui
Capgemini 78,75% 84,42% 31,52%
Eiffage 16,55% 22,19% 11,63%
Lafarge 17,99% 19,86% 9,70%
Schneider Electric 27,42% 28,03% 10,05%
Scor 34,29% 36,48% 11,48%
Société Générale 8,54% 10,57% 4,55%
Suez 6,98% 14,18% 14,53%
Vallourec 83,37% 98,79% 19,41%
Veolia Environnement 27,81% 32,18% 15,72%
(1) BNA: bénéfice net par action.

 

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Samedi 25 novembre 2006

atthepool0445.jpgCes montages dans le collimateur de la justice

 

 

 

par Frédéric Giquel

 

 

 

 

 

 

La souscription d’une assurance vie grâce à un prêt in fine est souvent un piège pour l’épargnant. Banquiers et assureurs doivent vous informer des risques encourus.

 

 

 

 

 

 

 

Deux arrêts de la cour d’appel de Paris, du 27 juin et 4 juillet, viennent de condamner Axa France Vie et Axa Banque. En cause, des montages associant une assurance vie et un prêt in fine, remboursable uniquement au terme. Rappel des faits débutés en 2000, au plus fort des marchés boursiers. L’idée des conseillers était simple : empruntez pour placer, car la rémunération de l’assurance vie sera évidemment supérieure au coût de l’emprunt ! Avec la crise boursière, ce fut tout l’inverse.
Monsieur X avait pris un crédit in fine de 3 millions de francs chez Axa Banque, puis investi cette somme sur le contrat Figures Libres, alors nanti au profit de la banque. Monsieur Y, lui, avait souscrit une assurance vie pour 20 millions de francs, financé par un prêt de 16 millions. Et il en attendait un taux de rendement de 15,90 % par an ! On en fut loin. Le client devait par conséquent rembourser 75 000 francs d’intérêts chaque mois, quand son contrat mordait la poussière.

Manque de conseil
Sur ce type de dossier, la défense est à double détente. Tout d’abord, le manque de conseil quant aux risques encourus. Seul le banquier était sûr de toucher ses intérêts d’emprunt. Ensuite, le défaut d’information, véritable bête noire des assureurs (voir encadré). Il permet de renoncer au contrat d’assurance vie. « En faisant disparaître le contrat qui était l’objet du prêt, ce dernier est annulé », explique Hélène Féron, avocate associée du cabinet Lecoq-Vallon. Ces arrêts sont les bienvenus pour les épargnants piégés par ce type de montage, également dans le collimateur du médiateur de la Fédération française des sociétés d’assurances.

 

 

 

 

 

 

 

Défaut d’information : qui transige ?

 

 

 

Quatre arrêts de la cour d’appel de Paris rendus en mai et juin condamnent une fois de plus des assureurs face à des épargnants renonçant à leur contrat. Motif : ils n’ont pas fourni l’ensemble des informations légales à la souscription. La Mondiale, Predica, Prudence Vie et Les Assurances Banques Populaires Vie ont été épinglés. Les juges suivent à la lettre les arrêts de la Cour de cassation de mars. D’après nos informations, certains assureurs, comme Axa ou Swiss Life, lâcheraient du lest, acceptant des transactions financières. Mais il faut montrer les dents : une lettre de renonciation ne suffit pas, mieux vaut assigner la compagnie.

 

 

 

 

 

 

 

Copyright © Mieux Vivre Votre Argent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 25 novembre 2006

guyb&W1324.jpgAngleterre : le marché n’est pas tout rose…

 

 

 

 

 

 

Le prix moyen du logement a presque triplé en 10 ans Outre-Manche. Bientôt la surchauffe ?

Les Anglais battent tout le monde… en immobilier. Depuis le début du redressement du marché, en 1996, les prix ont augmenté de 187% au Royaume-Uni, et jusqu’à 240% à Londres. Aujourd’hui, il faut débourser plus de 345 000 livres (500 000 euros) pour acheter en moyenne dans la capitale, et jusqu’à un million de livres (1,5 million d’euros) pour espérer emménager dans le quartier chic de Chelsea... A ce niveau, Paris ferait presque figure de parent pauvre (voir l'article "Paris pas cher, ou presque")…

Alerte à l’endettement
D’un côté une hausse des revenus de 54% en 10 ans, de l’autre une explosion de l’immobilier 3,5 fois supérieure (+187%)... Conséquence : l’endettement des ménages atteint chaque trimestre un nouveau record, même si la part des crédits immobiliers dans le revenu (19,6% en 2005) est encore loin des 34% atteints en 1989, selon le centre de recherche économique CEBR.

Le robinet de l’hypothèque est certainement resté ouvert trop longtemps. Il est fréquent pour un Britannique d'obtenir un prêt équivalent à cinq fois son revenu annuel, alors que le seuil de tolérance des banques était jadis de trois fois. Et, contrairement à la France, le débat sur le prêt sur 50 ans est de l’histoire ancienne : certaines banques proposent désormais de s’endetter sur… 57 ans !

Au dernier trimestre, les huissiers ont saisi près de 24 000 résidences dont les propriétaires étaient incapables de payer leurs dettes. C'est un sommet depuis 1993. De plus, les faillites personnelles ont atteint un record depuis les premières statistiques sur le sujet, en 1960. Désormais, le Financial Services Authority, gardien du secteur financier au Royaume-Uni, en est réduit à lancer des avertissements : avec les taux d'intérêt qui grimpent, les banques doivent prévoir des mesures pour survivre à une chute des prix immobiliers…

Ralentissement de la hausse…
Sauf que, comme en France, l’heure n'est qu'à un simple ralentissement de la hausse des prix : sur l’année 2006, Halifax estime qu’ils devraient encore grimper de 3 %, le prix moyen d'une maison standard se situant à 175 215 livres (255 813 euros). Même si « l’activité du marché reste soutenue, avec un nombre de prêts immobiliers approuvés en hausse de 24 % sur le premier semestre », la banque estime qu’« il y a des signes que la croissance des prix immobiliers continue à se modérer » et qu’un « repli substantiel » est « probable dans un proche avenir ». Pour sa part, PricewaterhouseCoopers évalue à « un sur trois » les risques d'une baisse du marché d'ici 2010.

Pas de bulle comme dans « The Prisoner »
Selon le CEBR, le manque de logements en réserve reste criant Outre-Manche : 245.000 sont nécessaires chaque année, contre seulement 193 000 réalisés, soit, dans des proportions comparables, la moitié du besoin du marché français. Autrement dit, « tant que les fondamentaux ne changement pas, une bulle immobilière est très certainement exclue ». Le centre de recherche envisage ainsi un ralentissement de la hausse des prix de 8,2% cette année à 4,6% en 2007 et 1,3% en 2008, avant une remontée. Pour les fans de la série culte, le message est clair, pas de «rôdeurs» en vue sur les prix de l’immobilier…

Channel sociologique
Le Crédit Foncier dans son analyse sociologique du logement français (voir l'article "Le logement en plein choc sociologique") mesurait les conséquences du déficit de logements en Angleterre sur notre marché domestique : « on touche déjà aux limites de l’occupation du territoire ; on voit ainsi dont certains natifs refluer sur le continent pour trouver l’espace qui fait défaut outre Manche » Illustration à Paris où près de 11% des acheteurs étrangers dans la capitale sont des Britanniques… 

 

 

Source : Capital.fr

 

 

 

par Gaypatrimoine publié dans : L'IMMOBILIER
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Samedi 25 novembre 2006

collegeboys0092.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Testing : notaires au banc d'essai

 

 

 


Journaliste à "Illico", Julien Picquart est allé voir plusieurs notaires pour un testing inédit sur des questions qui concernent nombre d’homos.

Je les attendais de pied ferme, les notaires. Je m’étais préparé aux remarques douteuses, aux silences désapprobateurs, aux questions déplacées. J’avais prévu d’appeler pour "mon copain et moi ", de poser des questions sur l’homoparentalité. Mon téléphone à la main, j’étais prêt à bondir à la moindre critique. Je m’étais engagé à ne laisser passer aucune marque d’homophobie. J’étais d’humeur combative. Et rien ! Rien du tout ! Pas le plus petit début de réflexion désagréable ! Pas une once de gêne ou de dégoût !

Chez Me Martin, à Lille, "On va me renseigner avec plaisir ". A Caen, chez Me Desfoux, je me vois expliquer les avantages du PaCS en cas de décès de mon partenaire : l’abattement sur la succession ! Et chez Paul Heinrich, à Strasbourg, on m’explique que c’est un acte important, pas une simple formalité : je dois réfléchir.

Souvent, on me propose un rendez-vous, mais que je ne m’inquiète pas : ce sera gratuit, seul l’acte notarié est payant. Et si je ne veux pas dépenser d’argent, plusieurs notaires me conseillent d’aller au tribunal d’instance : ce sera tout autant valable et gratuit !

Me voilà bien perplexe. Tant d’amabilité me surprend. Je suis un client certes, mais quand même. Toute cette bienveillance me déboussole et je m’oriente vers les villages de la France profonde. Là, je vais les trouver ces notaires homophobes, c’est sûr. La tolérance dans les grandes villes soit, mais dans les bourgades, certainement pas.

Me voilà donc en ligne avec Talmont-Saint-Hilaire, en Vendée. La secrétaire de l’unique notaire du village semble surprise, un peu paniquée peut-être, et me renvoie vers le tribunal d’instance. Sa consœur d’Hirson dans l’Aisne ne semble pas très au courant non plus. Elle part se renseigner quand je lui demande combien coûte un PaCS. "Chez nous, c’est 315 euros !" A ce prix-là, je comprends que le notaire de Sainte-Croix-Volvestre, dans les Pyrénées, m’ait conseillé de le faire chez lui. Mais devant mon peu d’enthousiasme, il me conseille d’aller à la mairie. En voilà un, qui devra réviser son Code civil.

Pas comme ce charmant clerc de Molsheim, en Alsace, qui m’a patiemment expliqué la procédure à suivre. Pourtant, il n’en fait pas souvent des PaCS : "Peut-être un ou deux, en cinq ou six ans de métier". Mais il connaît la question. S’il y a des incohérences juridiques, c’est que "ce contrat a été voté de manière un peu rapide". Une pointe de critique, mais rien de bien méchant.

J’ai fait chou blanc, et c’est tant mieux ! Sur la vingtaine de cabinets de notaires que j’ai eus au téléphone, pas un ne s’est montré homophobe. Certains poussent un peu à la dépense, mais il faut bien faire son mois. D’autres ne maîtrisent pas très bien le sujet. Mais on n’est pas obligé de s’endormir chaque soir avec son code. Très peu, deux ou trois sur les vingt, se montrent gênés, pressés de raccrocher. Tout juste conclura-t-on à une différence entre les grandes villes et les petits villages, où le PaCs semble quelque chose d’assez lointain. Ça semble assez logique. Me voilà donc partagé : frustré de ne pas avoir pu sortir mes arguments face à des notaires que je présupposais homophobes. Satisfait de voir que ce n’est peut-être plus nécessaire aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source :

 

 

par Gaypatrimoine publié dans : LE PATRIMOINE
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Samedi 25 novembre 2006

sixpacks0329.jpgComprendre...
Le crédit immobilier « in fine »

 

 

 

 

Avantages et limites de ce prêt, qui permet de ne rembourser le capital qu'à la fin.

 

 

 

La flambée des prix de l'immobilier (+ 11,7 % de hausse entre juin 2003 et juin 2004) et la faiblesse des taux d'intérêt (4 % pour un prêt à taux fixe sur quinze ans) poussent les banques à proposer à leurs clients des montages financiers jusque-là réservés aux professionnels. C'est le cas avec le crédit in fine. Dans ce type d'emprunt, le remboursement de la totalité du capital s'effectue à la dernière échéance, à la fin du prêt (in fine, en latin). Les autres mensualités ne servant qu'à payer les intérêts. Contrairement aux prêts amortissables classiques : chaque mois, l'emprunteur rembourse une part du capital et les intérêts.

 

Principal avantage du prêt in fine : les remboursements mensuels sont moins élevés. Ainsi, pour 100 000 euros empruntés sur quinze ans au taux de 4 %, vous rembourserez 330 euros, contre 740 euros avec un prêt amortissable.

 

Et c'est pour cette raison que le crédit in fine est utilisé principalement pour le financement d'un investissement locatif. Car le fisc permet à l'emprunteur investisseur de déduire de ses revenus locatifs les intérêts de son emprunt immobilier. L'idéal étant que les intérêts soient supérieurs aux loyers, afin de créer un « déficit foncier », directement imputable sur les revenus du contribuable. Avec un prêt amortissable classique, le montant des intérêts diminue à chaque échéance, puisqu'il est calculé sur le capital restant dû et que celui-ci se réduit également à chaque échéance du prêt. Dans le prêt in fine, le capital reste identique car non amorti jusqu'au terme du crédit : le montant total des intérêts payés est constant et beaucoup plus important.

 

Pour solder le capital à l'échéance du prêt, l'emprunteur peut revendre son bien immobilier. Mais la solution la plus simple est de se constituer une épargne en versant chaque mois pendant toute la durée du crédit une mensualité sur un produit de placement associé et prévu à cet effet. En langage technique, on appelle cela adosser un prêt in fine à un contrat d'assurance-vie. Cette épargne est nantie, c'est-à-dire affectée à la garantie du prêt, en faveur de la banque qui propose plusieurs supports, généralement un contrat d'assurance-vie.

 

Mais attention, le montant de l'épargne constituée est tributaire du rendement des placements financiers, et donc très aléatoire. Les contrats en euros, plus sûrs, rapportent aujourd'hui autour de 4 % par an. Les meilleurs produits en unités de compte, placés en actions, atteignent 7 %. Mais rien ne peut en laisser prévoir les performances futures. Par ailleurs, en cas de retournement du marché immobilier, les acheteurs pourraient avoir à revendre le logement à perte. Ce type de crédit s'adresse donc en priorité aux contribuables situés dans les tranches d'imposition les plus élevées.

 

 

L'Expansion 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 25 novembre 2006

sixpacks0329.jpgComprendre...
Le crédit immobilier « in fine »

 

 

 

 

Avantages et limites de ce prêt, qui permet de ne rembourser le capital qu'à la fin.

 

 

 

La flambée des prix de l'immobilier (+ 11,7 % de hausse entre juin 2003 et juin 2004) et la faiblesse des taux d'intérêt (4 % pour un prêt à taux fixe sur quinze ans) poussent les banques à proposer à leurs clients des montages financiers jusque-là réservés aux professionnels. C'est le cas avec le crédit in fine. Dans ce type d'emprunt, le remboursement de la totalité du capital s'effectue à la dernière échéance, à la fin du prêt (in fine, en latin). Les autres mensualités ne servant qu'à payer les intérêts. Contrairement aux prêts amortissables classiques : chaque mois, l'emprunteur rembourse une part du capital et les intérêts.

 

Principal avantage du prêt in fine : les remboursements mensuels sont moins élevés. Ainsi, pour 100 000 euros empruntés sur quinze ans au taux de 4 %, vous rembourserez 330 euros, contre 740 euros avec un prêt amortissable.